Mike McNamee évolue aujourd’hui au Danemark après avoir tenté l’expérience de la DEL en Allemagne.

Mike McNamee : de Sherbrooke jusqu’au Danemark

La vie après le Phoenix... Que sont devenus les premiers membres du Phœnix de Sherbrooke? Quels chemins ont empruntés les acteurs des toutes premières saisons de l’organisation? Et surtout, que retiennent-ils vraiment de leur passage au Palais des sports? Après Alex Comtois, Jacob Gervais-Chouinard, Judes Vallée, Patrick Charbonneau et Francis Desrosiers, voici Mike McNamee.

Les souliers de Mike McNamee ont beaucoup voyagé depuis son départ de Sherbrooke en 2013. L’un des meilleurs attaquants de la première édition du Phœnix a multiplié les expériences internationales et habite aujourd’hui le Danemark après avoir frôlé son rêve : jouer dans la Ligue nationale de hockey.

Le chemin emprunté par Mike McNamee depuis son adolescence est peu commun. L’Ontarien a quitté sa province natale en 2011 après avoir disputé quelques saisons dans la Ligue centrale. Sa fructueuse campagne avec les Remparts de Québec à 19 ans aura fait de lui une prise intéressante pour le directeur général Patrick Charbonneau peu après le repêchage d’expansion.

« Quand j’ai été échangé par les Remparts, je ne savais pas trop comment me sentir. Évidemment, j’étais un peu déçu parce que Québec était un endroit génial pour jouer : c’est l’un des plus beaux marchés de hockey junior. Je ne savais même pas où était Sherbrooke et je ne connaissais rien de cette nouvelle équipe d’expansion. Après quelque temps, je pense que j’étais excité à l’idée de devenir un joueur de 20 ans dans une nouvelle équipe de la LHJMQ. »

En produisant 59 points en 64 matchs, McNamee est rapidement devenu l’un des favoris de la foule et des entraîneurs.

« Il y avait beaucoup de défis à Sherbrooke. Les équipes d’expansion prennent du temps avant de décoller. Nous étions jeunes et tout le monde devait apprendre ensemble dans cette situation peu habituelle. Personnellement, j’ai eu la chance d’avoir la confiance de l’équipe et je pense qu’au final, nous avons fait un excellent travail. Notre participation aux séries éliminatoires a été bénéfique pour la ville et pour la franchise. »

Même s’il a goûté davantage à la défaite qu’à la victoire, McNamee dit garder de bon souvenirs de son passage au Phœnix.

« J’étais entouré de gens formidables. Je suis devenu très proche de ma famille de pension et elle a joué un rôle déterminant dans ma réussite tout au long de cette année. Marc Cardinal et Vicky Pomerleau m’ont traité comme l’un des leurs. En ce qui concerne l’équipe, nous avions un groupe de gars formidables, ce qui a rendu notre saison inoubliable malgré notre fiche ordinaire. »

Un diplôme avant les pros

Mike McNamee ne se voyait jamais décrocher un diplôme universitaire. Il visait plutôt la carrière professionnelle à sa sortie de la LHJMQ.  

« Je n’ai jamais eu l’intention d’aller à l’université. Quand j’ai eu mon diplôme d’études secondaires, je pensais avoir fini mes études pour toujours. J’étais déçu de voir que la poursuite de ma carrière passait par le réseau universitaire, mais je réalise aujourd’hui que mes années à l’Université de Carleton sont parmi mes plus belles. L’université nous oblige à devenir une personne responsable. L’école n’est peut-être pas toujours une option populaire chez les hockeyeurs, mais j’encourage ceux qui ont la possibilité d’étudier et de pratiquer un sport de haut niveau de foncer. »

Mike McNamee n’a aucune idée de ce qu’il fera grâce à ses études en psychologie : après avoir représenté son pays aux Universiades, il a tenté sa chance dans la Ligue américaine avec le club-école du Lightning de Tampa Bay.

« Représenter le Canada était une occasion unique. Chaque enfant rêve de jouer pour son pays. J’ai voyagé au Kazakhstan et on a gagné la médaille de bronze. Ensuite, je ne savais pas trop à quoi m’attendre dans la Ligue américaine, mais j’ai tenté de profiter le plus possible de cette chance que l’on m’accordait à Syracuse. Ça ne s’est pas aussi bien passé que je l’aurais souhaité. Mais le sentiment d’être à un coup de fil de la LNH est assez fou. »

Après Carleton et Syracuse, Mike McNamee a accepté l’invitation d’une équipe allemande de la ligue DEL2 l’an dernier.

« Je joue encore en Europe, mais au Danemark. La barrière de la langue a été difficile à traverser, mais au Danemark, c’est beaucoup mieux. J’adore ça ici. Quand je ne joue pas au hockey, j’écris de la musique et je joue beaucoup de guitare. J’aimerais jouer le plus longtemps possible au hockey, donc je m’attends à voyager encore un peu si j’espère évoluer dans les plus hauts niveaux. J’ai 26 ans et dans cette situation, je n’ai pas de projet de famille. Ça devra attendre, parce que le hockey est encore aujourd’hui ma priorité. »