Michel Mercier

Michel Mercier au Temple de la renommée de la moto

Le Thetfordois Michel Mercier a fait son entrée samedi au Temple de la renommée de la moto du Canada en compagnie de neuf autres personnes. Seul Québécois du groupe, c'est avec un enthousiasme modéré qu'il a accepté cet honneur. "Je suis content parce qu'on reconnaît ce que j'ai fait pour la moto, mais ce n'est pas comparable à une victoire", laisse-t-il tomber.
Et des victoires, il en a remportées au cours de sa carrière de 18 ans; autant en motocross, sur terre battue, sur glace que sur route. Son bilan est assez éloquent avec 25 championnats canadiens dans différentes catégories. Pourtant rien ne le laissait croire qu'un jour, il enfourcherait une moto pour faire de la course. " J'étais plutôt destiné à la course automobile parce que j'accompagnais régulièrement mon père qui était un adepte des courses de stock car. J'avais 19 ans quand j'ai vu ma première course de motocross à Lennoxville. Ç'a cliqué immédiatement et je me suis acheté une moto. "
À ses débuts en 1973, la passion de Michel Mercier était pour le motocross l'été et les courses sur glace l'hiver. "C'est là que j'ai développé le goût pour la vitesse", affirme-t-il. De là, il s'est exilé en Ontario pour prendre part à des courses sur terre battue. Après une année sabbatique en 1980, il a été invité l'année suivante à conduire la moto d'un ami sur un circuit routier et c'est là que la grande aventure a débuté pour le pilote d'engin sur deux roues.
Même s'il était doué, Michel Mercier n'a jamais pu vivre uniquement de la compétition, mais à deux reprises l'occasion s'est présentée. "Quand j'aurais pu avoir une chance, le timing n'y était pas. En 1987, j'ai dû refuser une offre de courir une saison complète au Japon parce que je venais d'accepter un poste d'instructeur dans une école de conduite pour moto et en 1990, j'aurais pu être de la série du Championnat du monde mais je venais à peine de prendre la décision d'arrêter pour m'occuper de cette même école que j'avais achetée."
De cette carrière, le triple champion canadien en Superbike retient un moment particulier. "C'est d'avoir roulé parmi les quatre premiers à Mosport, dont quelques tours en première place, dans une course comptant pour le Championnat du monde." Mais en même temps, ce moment est devenu sa plus grande déception. "J'aurais pu terminer troisième mais je me suis contenté de la quatrième position et j'ai ainsi raté ma seule chance de monter sur un podium en championnat du monde", de conclure l'ancien pilote qui est à la tête de l'école FAST Racing à Shannonville en Ontario.