Attendez-vous à des nouvelles de Hockey Québec au début juin, pas avant. Le plan de relance de Hockey Québec devrait connaître sa forme finale  d’ici la fin mai après quoi la Santé publique se prononcera sur celui-ci.
Attendez-vous à des nouvelles de Hockey Québec au début juin, pas avant. Le plan de relance de Hockey Québec devrait connaître sa forme finale  d’ici la fin mai après quoi la Santé publique se prononcera sur celui-ci.

Méli-mélo sportif

CHRONIQUE  / Ça s’active dans les bureaux de la Santé publique et au sein du gouvernement du Québec avec les différentes annonces qui sont faites depuis quelques jours et qui permettent à certains sportifs de sortir de leur hibernation qui s’est prolongée jusqu’au beau milieu du printemps. 

Personnellement, ce qui me désole, c’est de lire les parents qui ne prêchent que pour leur paroisse. J’ai lu des commentaires dans lesquels les gens reprochaient au gouvernement d’avoir permis l’ouverture des terrains de golf et de tennis sous prétexte que ces deux disciplines n’attirent pas les adolescents. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Franchement! Ce n’est pas un concours de popularité ici. Il est question de sécurité et de santé. Ce serait tellement irresponsable de redonner tous les droits aux sportifs en commençant par les sports les plus populaires sans se soucier de la propagation de la COVID-19. Un peu de jugeote s’il vous plaît.

Je l’ai déjà écrit. Lorsque les jeunes auront recommencé à fouler les terrains de soccer, baseball, football et éventuellement les surfaces glacées des arénas, je plains les bénévoles qui voudront remettre à leur place les adultes qui oublieront les consignes de sécurité. 

Malheureusement, en apercevant monsieur Legault en compagnie de Marc Bergevin et Jonathan Drouin distribuer des couvre-visages hier à Montréal devant une foule excitée qui ne respectait pas la distanciation de deux mètres,  je crains que les indisciplinés s’en servent et en profitent pour n’en faire qu’à leur tête à la reprise des activités. Un pas en avant, deux en arrière.

Hockey et crosse

Attendez-vous à des nouvelles de Hockey Québec au début juin, pas avant. Le plan de relance de Hockey Québec devrait connaître sa forme finale  d’ici la fin mai après quoi la Santé publique se prononcera sur celui-ci.

J’ai vu circuler une pétition pour exiger le retour du hockey conventionnel, que la nature du jeu soit inchangée. Peine perdue, du moins pour l’automne. On aura l’occasion de s’en reparler.

S’il y a de l’espoir pour une reprise des sports d’équipe à court ou moyen terme, il y a au moins un sport qui reste dans l’ombre et qui ne fait jamais les manchettes: la crosse. Ça démontre jusqu’à quel point ce sport est sur le déclin depuis plusieurs années. En Estrie, les seuls joueurs de crosse mineure logent à Sherbrooke et Windsor.

Le plus gros désavantage et malheur de cette discipline est de se pratiquer à l’intérieur par des températures de 25 degrés Celsius. Qui plus est, à l’ère de pandémie, les portes des arénas sont closes et lorsqu’elles rouvriront de nouveau, ce sera pour accueillir les hockeyeurs et les adeptes de patinage artistique et de vitesse.

Dommage quand même pour la crosse, un sport complet qui a toujours souffert de préjugés.

Justin Robidas

Une erreur de recrue! La semaine dernière je vous dévoilais mon équipe de rêve à vie des Cantonniers de Magog de la Ligue midget AAA du Québec. Ce fut pour ma part un long travail de recherche et de retour dans le temps, jusqu’en 1979. L’excellent Justin Robidas, le joueur par excellence de la Coupe Telus en 2019, faisait partie de ma sélection. Mais quand est venu le temps de coucher mon équipe de rêve sur papier, j’ai bêtement oublié le nom du fils de Stéphane Robidas. Je l’avais même mis sur le deuxième trio.

J’ai eu l’air de l’entraîneur qui prépare son alignement de départ pour sa partie et qui envoie les mauvais joueurs sur la glace. Je tenais quand même à rectifier le tir, car dans mon livre, Justin Robidas est l’un des plus beaux joyaux à avoir endossé l’uniforme des Cantonniers.

Sébastien Roulier

Comme à peu près tout le monde, il est impossible de ne pas s’émerveiller devant la ténacité du coureur Sébastien Roulier qui vient de se taper 300 kilomètres en deux jours à travers nos routes de l’Estrie pour une cause noble comme il le fait toujours.

J’ignore si vous vous en rappelez, mais le pédiatre de Sherbrooke avait été tout aussi impressionnant en 2015 et 2016 au mont Orford. Roulier s’était donné comme mission de gravir le mont Orford sans arrêt pendant 24 heures. Cela s’était traduit par 25 ascensions en 2015 et 27 l’année suivante. En termes de chiffres, cela représentait approximativement en 2016 presque 13 000 mètres de dénivelé positif (le  sommet du mont Everest se situe à 8 848 mètres) et quelque 175 kilomètres. 

Je ne sais pas pour vous, mais dompter le mont Orford comme il l’a fait devait être encore plus douloureux et exigeant, surtout la nuit, seul au monde dans la noirceur. C’est l’opinion d’un ancien coureur qui a expérimenté les deux:   courir sur route et en montagne. Mais je n’ai jamais été Sébastien Roulier. Aucune comparaison possible, sachez-le!

Joan Lavoie

En terminant, si vous ne l’avez pas fait, je vous invite à lire mon papier sur le coureur Joan Lavoie et son exploit au Marathon de Miami au début des années 1980. Courir 42,2 km en 2h 22m 33s tout en puissance demeure un exploit à la portée de très peu d’athlètes et cela à travers le monde. Lavoie, qui a couru d’autres marathons s’approchant de son meilleur temps à vie, n’a jamais été reconnu à sa juste valeur. Encore en 2020 il serait difficile de trouver coureur en Estrie capable de franchir la distance d’un marathon en 2h 22m 33s.