La gardienne sherbrookoise Tricia Deguire a été solide devant la cage des siennes, dans un gain de 5-1 des Martlets de McGill face aux Carabins de l’Université de Montréal.

McGill domine les Carabins et l’emporte 5-1

Il y avait foule dimanche après-midi pour assister à la 1ère édition de la Classique Martlets-Carabins, disputée au Complexe Thibault GM, entre les équipes de hockey féminine des universités McGill et de Montréal.

Quelques centaines de spectateurs se sont déplacés pour cet événement qui proposait un affrontement de saison régulière entre ces deux équipes RSEQ.

L’objectif était de présenter aux nombreuses jeunes filles présentes un échantillon du calibre offert au hockey universitaire féminin québécois; l’exode des talents vers les États-Unis, et les tactiques, disons, douteuses des universités américaines dans le recrutement des joueuses d’ici, ont motivé cette réaction du milieu.

Après la rencontre, plusieurs jeunes filles, majoritairement du programme des Harfangs de l’école secondaire du Triolet, ont assisté à une rencontre d’information prodiguée par les entraîneurs de McGill et de Montréal.

Sur la glace, par contre, la rencontre fut à sens unique au profit des Martlets qui l’ont emporté par 5-1.

La victoire est allée au dossier de la gardienne sherbrookoise Tricia Deguire, qui a bloqué 18 des 19 lancers dirigés vers elle.

« On voulait revenir en force après avoir connu un début de saison plutôt difficile. On a besoin de ces points-là. Il fallait jouer notre meilleur hockey et ça a été bon pour nous. On a bien travaillé en équipe, on a amené beaucoup d’énergie et un échec-avant solide », a dit la jeune fille.

« C’était super le fun, le match, se faire accueillir chaleureusement par les gens de Sherbrooke, qui te serrent la main avant la rencontre. C’est une expérience indescriptible! Le fait d’avoir autant de monde dans les estrades, aussi. On n’a pas autant de monde que ça à nos matchs à McGill. »

Une fois la rencontre terminée, les jeunes joueuses de hockey présentes au match et leurs parents ont pu écouter Isabelle Leclaire et Peter Smith.

Manque de respect

« Le recrutement est plus difficile. Décevant et difficile. Des universités américaines ont commencé le verbal agreement; elles approchent des jeunes filles de plus en plus tôt. Ce n’est pas normal éthiquement, c’est un manque de respect du processus de développement d’un étudiant athlète d’essayer de les recruter, de leur mettre autant de pression pour qu’elles se commettent verbalement aussi longtemps à l’avance », a dit l’entraîneuse-chef des Carabins, Isabelle Leclaire.

« Je crois que les gens vont se rendre compte que ça n’a pas beaucoup de bon sens. On était ici pour parler de ça. De notre côté, on approche les filles plus tard, à leur première année de Cégep. On souhaite être respectueux du processus académique à suivre. On ne veut pas approcher les filles à 14 ans, quand elles n’ont aucune idée de ce qu’elles veulent faire dans la vie. On trouve que ça déloyal. »

« En même temps, on n’a rien à envier à ce qui se fait là-bas. Notre calibre, l’encadrement qu’on offre, avec le personnel et les services, on n’a rien à envier à personne au Canada. C’est une réputation surfaite des Américains. C’est notre neuvième année à l’Université de Montréal et la progression est énorme. »

Isabelle Leclaire aimerait aussi un coup de pouce de Hockey Canada. Une sanction d’approbation envers le système canadien serait le bienvenue, dit-elle.