Le botteur Mathieu Hébert a terminé deuxième chez les botteurs au Québec, et quatrième au Canada, avec une moyenne de 43,6 verges sur ses bottés de dégagement.

Mathieu Hébert réalise un rêve

Mathieu Hébert est sur un nuage depuis quelques semaines. Son rêve d’évoluer un jour chez les professionnels au football est à portée de main. Avec en poche un contrat d’une année assortie d’une année d’option avec le Rouge et Noir d’Ottawa (LCF), le botteur du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke n’est plus qu’à quelques semaines de réaliser ce rêve.

« Jouer chez les pros est devenu un rêve plus concret après mon passage avec les Volontaires du Cégep de Sherbrooke, où j’étais botteur et receveur de passes. Je comparais mes moyennes de botté de dégagement avec celles des botteurs chez les pros et je n’étais déjà pas très loin. Je suis très content d’avoir cette chance! »

« Je pensais avoir des invitations à certains camps d’entraînements, le printemps prochain. Mais trois semaines après la fin de notre saison, mon agent m’a contacté pour me dire qu’Ottawa avait déposé une offre. »

« J’étais content, et pas tout à fait surpris. Ottawa avait été le seul club à me contacter, en prévision du dernier repêchage de la LCF. Ils m’ont dit que si tout allait bien, que j’étais une option pour eux, au repêchage. Mais ça ne s’est pas matérialisé. »

« Je savais donc que je devais connaître une très solide dernière année avec le Vert & Or pour améliorer mes chances. »

Mathieu Hébert a complété la saison 2017 avec une moyenne de 43,6 verges sur ses bottés de dégagement. Il a terminé deuxième à ce chapitre au Québec et quatrième au Canada.

Les dépisteurs des neuf clubs de la LCF l’ont eu à l’œil toute l’année.

Hébert a partagé le boulot avec Pierre-Antoine d’Astous l’automne dernier, alors que ce dernier se consacrait aux bottés de précision.

Chez le Rouge et Noir, c’est l’Américain Brett Maher qui cumulait les deux boulots la saison passée.

Outre Hébert, Ottawa a aussi mis sous contrat le botteur de l’Université d’Ottawa Lewis Ward. Ce dernier a réussi 88 placements lors de son séjour universitaire, un record du football universitaire ontarien.

« C’est vraiment une belle tape dans le dos de la part du Rouge et Noir. C’était aussi ma destination souhaitée; c’est une très belle ville, une équipe gagnante et il y a beaucoup de Québécois parmi les entraîneurs. J’irais aussi y rejoindre un très bon ami en Anthony Gosselin. Ce sera rassurant d’avoir quelqu’un que je connais sur place lorsque le camp d’entraînement s’amorcera », dit Hébert, qui aura joué cinq ans avec le Vert & Or.

Coéquipier de Hébert chez le Vert & Or, Gosselin a été repêché en deuxième ronde par Ottawa en 2017. Il a joué huit matchs avec le Rouge et Noir.

Joueur de soccer, joueur de football

Joueur de soccer d’abord, joueur de football ensuite, Mathieu Hébert a toujours eu confiance en sa bonne étoile.

« J’ai toujours su que je pourrais probablement gagner ma vie grâce à une aptitude sportive. J’ai commencé à jouer au soccer assez tôt, avec les équipes sherbrookoises comme les Vikings, les Verts et le Dynamik. J’étais gardien, et je faisais aussi les coups francs. J’ai toujours eu une bonne jambe. »

« J’ai commencé à botter au secondaire, avec les Harfangs, en plus d’être receveur de passes. Au cégep, avec les Volontaires, j’ai fait la même chose. Ce n’est qu’à ma dernière année que je me suis consacré à mon poste de botteur. »
« Que ce soit comme gardien au soccer au botteur au football, les situations sont similaires. Tu embarques dans une situation sous pression. C’est difficile, mais tu peux accomplir de grandes choses. J’aime me retrouver dans ce genre de situation. »

En plus de son programme d’entraînement spécifique conçu par le préparateur physique du Vert & Or Xavier Roy, Hébert suivra aussi les précieux conseils de l’entraîneur des botteurs Daniel Paquette.

Ce dernier a travaillé avec l’ancien des Alouettes Sean White, maintenant avec les Eskimos d’Edmonton, en plus de son association avec plusieurs formations universitaires et collégiales au Québec. Il a participé au camp des Eskimos lors des deux dernières années.

S’il devait se tailler une place chez les pros cette année, Mathieu Hébert serait le premier joueur de football issu du programme des Harfangs de l’école secondaire à réussir l’exploit.

« Il y a un mur des célébrités à l’école pour honorer les accomplissements des anciens gars de foot. J’aimerais bien que mon nom y soit inscrit comme étant le premier de l’école à avoir joué chez les pros », a-t-il dit avec un sourire.