Mario Durocher n’est toujours pas derrière le banc d’une équipe du circuit Courteau alors que la 50e saison de la LHJMQ est déjà amorcée.

Mario Durocher toujours en attente

Mario Durocher est toujours en attente.

Le Sherbrookois a quitté les Foreurs de Val-d’Or en janvier dernier à cause d’une incompatibilité avec le directeur général Pascal Daoust, mais il a terminé l’année dernière le banc du Drakkar de Baie-Comeau, à titre d’adjoint de son bon ami Martin Bernard.

Mais alors que la 50e saison de la LHJMQ est déjà amorcée, Mario Durocher n’est toujours pas derrière le banc d’une équipe du circuit Courteau.

C’est au tournoi de golf des anciens Castors de Sherbrooke que La Tribune l’a rencontré, jeudi.

« J’ai eu des offres, pendant l’été, mais ce n’était pas le bon "fit". Je n’ai pas vraiment de préférence, j’aimerais continuer, c’est certain. Par contre, j’ai pris une grosse décision en quittant Val-d’Or, car je savais que c’était peut-être la fin pour moi. Mais je suis prêt à vivre avec cette décision, si rien ne se présente. »

Le c.v. de Durocher est impressionnant ; avec quelque 500 victoires en carrière, et environ 200 à titre d’entraîneur adjoint. Seuls Richard Martel, Guy Chouinard et Réal Paiment ont récolté autant de victoires à titre d’entraîneur-chef dans l’histoire de la LHJMQ.

Il a occupé différents postes au sein de neuf équipes du circuit Courteau, avec lesquelles il a dirigé un grand total de 950 matchs en saison régulière, et 140 en séries éliminatoires.

Ingénieur forestier de formation, Durocher est passablement occupé avec sa compagnie en foresterie.

« Le temps passe vite, j’ai plusieurs contrats avec ma compagnie. J’ai aussi dirigé des écoles de hockey au Vermont ; ça fait quelques années que je fais ça et j’apprécie. »

« J’ai passé deux mois complets à la maison, ça faisait 20 ans que je n’avais pas fait ça. Et j’ai apprécié. J’ai 55 ans, je veux être heureux ; si je dois revenir, je veux un entourage avec qui je vais avoir du plaisir à diriger les jeunes », a-t-il précisé.

Durocher est conscient que les fenêtres d’opportunités étaient davantage ouvertes avant le dernier repêchage de la LHJMQ, en juin dernier.

Il y a moins de postes disponibles une fois que la saison est amorcée.

« Je tends toujours l’oreille, mais je n’attends pas après ça. Quitter Val-d’Or fut une décision vraiment difficile, mais je suis serein. Si j’ai à m’impliquer à nouveau, ça ne sera pas à moitié. »

Mario Durocher a apprécié son temps passé avec son bon ami Martin Bernard, le printemps passé. Engagé en février dernier, il a vécu l’effervescence des séries avec le Drakkar.

« C’était vraiment plaisant, vivre les séries là-bas avec Martin. Je continue à regarder les clubs, je prévois aussi assister à plusieurs matchs en compagnie de dépisteurs professionnels que je connais. Je reste dans le bain. »

Avec son arrêt à Baie-Comeau, Mario Durocher a aussi dirigé à Sherbrooke, Victoriaville, Lewiston, Bathurst, Gatineau, Cap-Breton, Chicoutimi et Val-d’Or.

Il a remporté la Coupe des présidents en 2001-2002 avec Victoriaville et en 2014 avec les Foreurs de Val-d’Or.

En 2004, il a été l’entraîneur-chef d’Équipe Canada junior, qui a remporté la médaille d’argent.