Mario Caron a reçu le prix administrateur de l’année Jean R. Dupré lors du gala annuel de Patinage de vitesse Canada.

Mario Caron et Kim Boutin honorés

Après avoir brillé lors du gala annuel de la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ) tout récemment, le CPVS (Club de patinage de vitesse de Sherbrooke) a fait de même lors du gala annuel de Patinage de vitesse Canada en récoltant deux distinctions importantes.

Kim Boutin a reçu le prestigieux prix d’Athlète féminine de l’année, alors que Mario Caron fut le récipiendaire du non moins prestigieux Prix administrateur de l’année Jean R. Dupré.

Ce prix est donné à un administrateur qui a contribué d’une façon exemplaire au sport de patinage de vitesse.

Après avoir reçu le prix du bénévole de l’année au Gala Méritas FPVQ, Mario Caron s’est vu décerner le prix de l’administrateur de l’année à PVC. Depuis 1994, Mario Caron a été impliqué dans l’organisation de 125 compétitions, dont plus de 50 à titre de coordonnateur responsable de l’événement.

Membre du comité organisateur d’événements de patinage de Sherbrooke (CODEPS) depuis 2006, Mario Caron en est le président depuis 2013. Il est également membre du conseil d’administration du CPVS depuis plus de 10 ans.

C’est avec beaucoup d’humilité que M. Caron a accepté son prix.

« Comme parent, je suis au CPVS depuis 1994. Mon fils Mathieu a commencé à six ans, à l’école de base, et il a patiné jusqu’à 24 ans, jusqu’au niveau national. En 2012, après le départ de Denis Paradis, j’ai pris le relais pour la présidence », a-t-il expliqué

« Et depuis 2010, je m’implique au sein du conseil d’administration du club. Ça fait donc 24 ans au total que je suis avec le CPVS, ça va vite! »

« Comme bénévole, on ne s’attend pas à recevoir ce genre de prix. On reçoit avec un certain plaisir. J’étais content d’aller à Calgary et de rencontrer, dans un contexte différent, des gens que je côtoie toute l’année », a-t-il dit.

« C’est un plaisir de recevoir une reconnaissance semblable, ça fait longtemps que je suis dans le sport. Et à Sherbrooke, au CODEPS, on tente de faire du "wow" chaque fois que l’on organise une compétition, quelle soit locale, nationale ou internationale, et on réussit toujours. C’est surtout ça, ma reconnaissance. Après tout, c’est un travail d’équipe et je ne me gêne pas pour souligner le fait qu’on a une équipe extraordinaire à Sherbrooke. »

Salt Lake City préféré à Sherbrooke

Sherbrooke doit faire son deuil de la présentation du Championnat du monde junior de patinage de vitesse courte piste de 2021. C’est finalement Salt Lake City qui a été choisi par l’International skating union (ISU).

« On n’a pas eu vraiment d’explications à savoir pourquoi on n’a pas été retenus. On essaie d’en avoir, mais ce n’est pas facile; le comité de sélection formé des gens d’ISU est plutôt discret en ce sens là », a indiqué Mario Caron, président du CODEPS.

« Nathalie Lambert (en juin 2016, elle est devenue la première femme élue présidente du comité technique de courte piste à l’ISU, NDLR) va essayer d’avoir des réponses. Elle nous a dit que lorsqu’elle a comparé les deux candidatures, elle trouvait ça équivalent. On va se reprendre ».

Sherbrooke, par l’entremise du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS), a déjà accueilli cet événement international en 2009.

Sherbrooke doit par contre se résoudre à concentrer ses énergies à organiser le Championnat du monde junior, puisque sa capacité d’accueil ne rencontre pas les standards pour le Championnat du monde senior.

En ce sens, le CPVS progresse dans son projet d’acquisition de mesures de sécurité amovibles qui seraient installées tout le tour de la surface glacée à l’aréna Eugène-Lalonde.

« Pour l’instant, on penche davantage vers un système hybride, qui permettrait de réduire les coûts. Le dossier est assez avancé, les gens du service technique de la ville ont travaillé fort là-dessus pour chiffrer les besoins exacts. Tout ça sera présenté au conseil municipal très bientôt pour approbation », a dit Mario Caron.

Un budget de quelques centaines de milliers de dollars serait nécessaire à la réalisation de ce projet, fort important si Sherbrooke veut maintenir sa place sur l’échiquier de l’organisation des compétitions d’importance.

« Ce genre de système est devenu obligatoire depuis l’an dernier pour accueillir des compétitions nationales et internationales. Pour rester dans la course, on n’a pas le choix de faire ces investissements. »