Même s’il poursuit à Las Vegas une carrière entamée à Pittsburgh en 2003, Marc-André Fleury mentionne que les racines, c’est précieux : «Je serai toujours fier de dire que je viens de Sorel-Tracy».

Marc-André Fleury: celui qui doutait

À 32 ans, il a gardé les buts dans près de 700 matchs, lui qui compte neuf saisons de plus de 50 rencontres à son actif. Puis, il a remporté la Coupe Stanley trois fois. Non, Marc-André Fleury, fils de Sorel-Tracy, n’a pas volé sa place en tant que meilleur joueur de l’histoire de la Ligue nationale originaire de la Montérégie.

«Honnêtement, quand je regarde mon curriculum vitæ, j’ai de la misère à y croire, lance Fleury, qui poursuit à Las Vegas une carrière entamée à Pittsburgh en 2003. Car pour moi, la Ligue nationale, c’était un rêve inaccessible. Ça a été long, très long à part ça, avant que je prenne conscience que j’avais fait ma place...»

En fait, ce n’est que lorsqu’il a commencé à prendre place régulièrement devant le filet des Penguins qu’il s’est mis à véritablement croire en lui.

«Il y a des gars qui sont repêchés et qui se disent : “Moi, c’est réglé, je vais jouer dans la Ligue nationale!” Pour moi, ce n’était pas clair comme ça. Je sentais que je me rapprochais de quelque chose, mais je ne prenais vraiment rien pour acquis. Même à cette époque, j’étais loin d’être convaincu que j’allais réaliser mon rêve...»

Pour la petite histoire, rappelons que Fleury a été rien de moins que le tout premier joueur sélectionné lors du repêchage de 2003.

«Pourquoi est-ce que j’ai tant douté? Je ne sais pas. Mais ça a fait en sorte que j’ai travaillé très fort afin de me rendre où est-ce que je me suis rendu. Moi, je n’avais pas cette confiance qui en transporte plusieurs.»

Rester

Marc-André Fleury a réalisé son rêve en atteignant la Ligue nationale. Mais ce qui le rend plus fier encore, c’est d’être encore là toutes ces années plus tard.

«Y accéder, c’est une chose; rester, c’en est une autre, dit-il. En plus, j’ai gagné des Coupes Stanley. C’est difficile de demander mieux.»

Il est aussi fier quand il constate que trois des cinq meilleurs joueurs de la Ligue nationale originaire de la Montérégie viennent de Sorel-Tracy.

«C’est une excellente ville de hockey. Au niveau mineur, il y a plein de bons entraîneurs. Le hockey, c’est important chez nous.»

Fleury vit maintenant à Varennes, aussi sur la rive sud de Montréal, à une trentaine de minutes de Sorel-Tracy. Mais il y revient toujours. Il y a quelques années, il avait même tenté de ramener le hockey de la LHJMQ dans sa ville.

«Les gens de ma famille y sont encore tous et j’y ai encore un paquet d’amis. Nos racines, c’est précieux. Moi, je serai toujours fier de dire que je viens de Sorel-Tracy.»