Stade Saputo.

Manque de professionnalisme

Quelle farce que cette volte-face dans l’histoire entre Jimmy Briand et l’Impact de Montréal. Le joueur français ne viendra finalement pas dans la métropole québécoise puisque des demandes supplémentaires importantes du clan Briand à la dernière minute auraient fait avorter la signature selon l’équipe.

Peu importe à qui revient la faute, la réputation de l’Impact est entachée. Entachée envers les partisans qui attendaient avec une certaine impatience l’arrivée du joueur. L’Impact avait pourtant tweeté le 23 juillet que ce n’était qu’une question de temps avant que Briand ne revêtisse le maillot de l’équipe. Mais pourquoi diable l’organisation s’est-elle avancée en annonçant la venue du joueur alors que le contrat n’était même pas signé?

Que la nouvelle sorte avant la signature dans les médias, c’est correct. C’est même le rôle des journalistes de faire des suivis sur les rumeurs et de confirmer leur véracité. Mais c’est un grand manque de respect envers les partisans que de promettre un joueur qui au final n’enfilera jamais l’uniforme. Imaginez si le Canadien annonçait la venue prochaine d’un joueur automne d’importance pour finalement dire que les négociations ont avorté... Est-ce que des chandails ou des produits à l’effigie de Briand avaient été vendus? Est-ce que des billets pour les prochains matchs de l’Impact avaient trouvé preneurs à des gens qui pensaient voir le joueur en action?

Les Tiger-Cats d’Hamilton dans la Ligue canadienne de football se sont attiré des éloges en promettant un système de crédit dans la boutique officielle pour ceux qui avaient acheté un chandail de Johnny Manziel après que celui-ci a été échangé aux Alouettes. L’Impact devrait faire de même si le besoin se fait sentir.

La réputation du club est entachée également envers les autres joueurs étrangers qui entameront des négociations avec l’Impact. Est-ce que certains préféreront se tenir loin de la formation montréalaise? Peut-être.