Les Fearless Pats de l’école internationale du Phare

Malgré des blessés, du Phare fait belle impression aux provinciaux de cheerleading

Après avoir vu plusieurs de ses athlètes tomber au combat, l’entraîneuse des Fearless Pats de l’école internationale du Phare, Yomaïra Lapointe-Boudreau, a redoublé d’ardeur et a changé une bonne partie de sa chorégraphie... une semaine avant les championnats provinciaux.

« Ça a super bien été, malgré les changements qu’on a faits à cause des blessés, assure l’entraîneuse. Je suis vraiment fière de leur performance. On a eu des athlètes qui se sont blessés, pas nécessairement au cheerleading, mais on n’a pas eu le choix de s’ajuster avant la compétition. Pas mal toute la chorégraphie a changé, dont les stunts, mes formations de sauts, etc. Ils se sont super bien débrouillés. »

« Je voulais qu’ils donnent le maximum de ce qu’ils étaient capables de faire, qu’ils aient une bonne attitude et ça a été réussi, poursuit-elle, visiblement réjouie. Les stunts ont encore mieux été que ce que je pensais. »

Kendra Sanchez-Mbouya, une membre de l’équipe, estime que six de ses coéquipiers n’ont pas pu participer au championnat. « Toutes les fois, on a dû changer nos chorégraphies, trouver des remplaçantes. Il y avait beaucoup de pression. On avait une seule performance et c’était notre dernière compétition. Il y avait beaucoup de stress dans l’équipe, mais nous sommes contents de notre performance », mentionne-t-elle. 

Massimo D’Emilio, le seul jeune homme ayant participé aux championnats provinciaux avec les Fearless Pats, n’a pas eu trop de difficulté à s’adapter. « Ce ne sont pas tant les mouvements qui changent, mais les personnes avec qui tu les fais. Il faut juste s’habituer à la personne et après, ça revient. On a revu notre compétition en reprise après et il n’y avait pas beaucoup de chutes. Ça n’a pas paru qu’on a dû effectuer des changements de dernière minute », assure-t-il. 

Les Fearless Pats de l’école internationale du Phare

Popularité

Pour Yomaïra Lapointe-Boudreau, la popularité du cheerleading accroit avec les années à l’école internationale du Phare. « La popularité de notre sport va en montant, car on offre une vocation cheerleading. Dans les autres écoles, ça baisse. Je sais qu’il y a des équipes qui sont disparues à Sherbrooke, mais nous, on n’a pas de problème. Le nombre d’athlètes augmente chaque année », explique l’entraîneuse.

Quant à lui, le nombre de garçons est stable. « Normalement, j’ai deux gars, mais l’un d’entre eux était blessé. Là où on va trouver plus de garçons, c’est au cégep, à l’université et dans les équipes civiles. On en remarque moins du côté scolaire », décrit-elle.

Même si son sport est loin d’être paritaire, Massimo D’Emilio a beaucoup de plaisir à le pratiquer. « C’est correct ! Il n’y en a pas beaucoup, car c’est un sport où le stéréotype est féminin. Mais c’est vraiment le fun. Je pense qu’il y a de plus en plus de gars qui vont faire du cheer. » 

« Il y a aussi le stéréotype que le cheerleading, c’est plus pom pom girls, que c’est juste pour les filles, renchérit sa coéquipière. C’est pour ça que ça attire moins les garçons. Ce n’est pas un sport pour les filles, tout le monde est bienvenu. »

Massimo D’Emilio invite les garçons à essayer son sport. « Il n’y a aucune discrimination. Je me suis dit que ça semblait le fun, je l’ai essayé et je ne suis jamais parti. Je ne me suis jamais senti discriminé. Il n’y a rien là ! » résume-t-il. 

Une première

La région accueille les championnats provinciaux de cheerleading Cantons-de-l’Est pour la toute première fois et il s’agit d’un beau succès pour la directrice générale du RSEQ Cantons-de-l’Est, Aurore Vincent. « C’est un événement majeur, exprime-t-elle, rappelant que 93 équipes de partout au Québec et 2500 athlètes ont pris le chemin de l’Université de Sherbrooke pour participer à la compétition. On a transformé le stade en salle de spectacle ! »

Les athlètes de l’Estrie ont rarement la chance de livrer bataille chez elles lors d’aussi gros événements. « C’est une chance extraordinaire, avoue Mme Vincent. Ça permet aussi aux équipes qui n’ont pas été sélectionnées de venir voir une compétition avec un calibre de jeu intéressant », dit-elle, ajoutant que 6000 spectateurs étaient attendus.