Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La Ville de Magog veut bâtir un nouvel aréna au parc de l’Est, tout près de l’aréna actuel.
La Ville de Magog veut bâtir un nouvel aréna au parc de l’Est, tout près de l’aréna actuel.

Magog veut construire un nouvel aréna au parc de l’Est

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
La Ville de Magog change son fusil d’épaule. Maintenant que le projet d’un complexe de deux glaces jouxté à l’école La Ruche n’a pas obtenu le financement gouvernemental demandé, Magog s’oriente maintenant vers la construction d’un nouvel aréna, au parc de l’Est. Tout juste à côté de l’aréna actuel.

« Nos équipes travaillent sur cette option. La décision finale n’est pas encore prise, mais si on fait la réfection de l’aréna actuel, on perturberait pendant au moins 18 mois l’offre de services, soit les programmes sport-études, les Cantonniers, le hockey mineur. Et ça fait déjà un an que tous sont pénalisés à cause de la COVID, ça n’a pas de bon sens, on ne les enverra pas en autobus ailleurs », a dit la mairesse Vicky-May Hamm.

« On veut savoir combien ça coûterait bâtir une nouvelle infrastructure tout juste à côté de l’aréna actuel, pour qu’éventuellement on puisse les connecter ensemble afin d’avoir un complexe de deux glaces. On veut procéder par phases, afin qu’il n’y ait pas d’interruption de services. »

Le projet à La Ruche était estimé à 25 millions de dollars, et une aide financière de 18 millions de dollars était demandée aux deux paliers de gouvernement.

Le projet n’a pas été accepté.

Gérer l’espace

Tout juste à côté de l’aréna actuel, dans le parc de l’Est, on retrouve entre autres deux terrains de baseball, dont l’un a été rénové pour la présentation du baseball lors des Jeux du Canada de 2013.

« On va avoir des décisions à prendre. On peut penser que les terrains de tennis, qui de toute façon, sont désuets, pourraient être enlevés de là. On va être à l’étroit, c’est sûr. Voilà pourquoi on voulait s’installer à La Ruche. Je ne crois pas qu’on va toucher aux terrains de baseball, on va réfléchir à bien gérer ça pour que ça fonctionne. De toute façon, une des deux glaces n’aurait pas d’estrades. Donc ça réduirait l’espace disponible. On pourrait convertir l’aréna actuel en centre multifonctionnel, avec une glace. Il y a plein d’options. Mais on veut une construction neuve située à côté de l’aréna actuel. On va être un peu à l’étroit, pour le stationnement, l’accueil des autobus, mais on a des idées », a poursuivi la mairesse de Magog.

Chiffrer le projet

Si la volonté de la mairesse et du conseil municipal de Magog est forte pour concrétiser rapidement ce projet de construction, il est trop tôt pour en évaluer les coûts, dit-elle.

« On a déjà regardé mille et un scénarios. On a déjà en tête une grandeur budgétaire, que je ne partagerai pas tout de suite, je ne veux pas que personne ne parte en peur. Les coûts de construction explosent en ce moment. On souhaite que la décision soit prise cette année, on a prévu le coup et on a des montants prévus au budget, pour la mise aux normes. Donc on peut aller en appel d’offres assez rapidement si notre plan tient la route. Mais pour les autres échéanciers, il faudra voir selon ce que nos équipes vont nous suggérer », a précisé Vicky-May Hamm.

Même si Magog a essuyé un refus dans sa demande de subventions gouvernementales dans le cadre du programme PAFIRS (Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives) pour son complexe de deux glaces à La Ruche, elle fera à nouveau une demande, moindre cette fois, au même programme pour la construction du nouvel aréna.

« La subvention demandée ne sera pas conditionnelle par exemple. Il y a une autre phase du PAFIRS qui a été annoncée dans le dernier budget, donc il y aura un autre appel de projets d’infrastructures sportives. On s’est fait dire que si on avait un plus petit projet, avec un plus petit montant, on aurait plus de chances. Alors on va le faire, quitte à faire le projet en différentes phases ».

Est-ce que les utilisateurs potentiels de cette infrastructure, comme la Commission scolaire des Sommets ou les autres municipalités de la MRC de Memphrémagog, pourraient être appelés à participer au financement de cet aréna?

« C’est à réfléchir. Dans notre scénario à La Ruche, c’était clair que tout le monde participait et était partenaires dans ce projet qui devait être géré par un OBNL. Ce n’était donc plus une infrastructure municipale. Ça appartenait à la région. J’avais dit à mes collèges de la MRC, plutôt que de vous charger une surtaxe, on allait transformer le projet en infrastructure régionale. Mais là, c’est sur notre terrain, dans des conditions différentes. On n’a pas écarté ce scénario. C’est de la gymnastique, gérer une surtaxe, gérer des inscriptions qui proviennent de l’extérieur. Mais on n’en est pas là. On va voir les coûts, et ensuite, on verra les possibilités de financement », a analysé la mairesse.

Le système de réfrigération de l’aréna de Magog arrive à sa fin de vie utile et plusieurs rénovations ou modifications sont nécessaires, dit-elle.

« Et dès qu’on touche le bâtiment, on doit le mettre aux normes. Les gens qui nous disent que ça coûterait moins cher de rénover, c’est faux. À terme, ça coûterait plus cher qu’une construction neuve. »

Ce projet d’une deuxième glace à Magog fait jaser à Magog depuis plusieurs années déjà. Et pour cause, dit Vicky-May Hamm, les besoins sont réels.

« On a fait réaliser une étude, il y a quelques années, qui démontraient que les heures de location les plus populaires (prime time) étaient occupées à 128 %. Les autres plages, un peu moins. Et là, on est en explosion démographique. Les gens choisissent la région de plus en plus, on va être attractif, d’après moi, pour encore une dizaine d’années. Il y a l’effet de la pandémie, les gens choisissent la région. Le secteur Omerville va se développer. On en a pour 10 ans, alors pour moi c’est clair qu’on a besoin d’une deuxième glace. Encore plus si on peut en faire une infrastructure régionale. »

Vicky-May Hamm

Une décision prise avant les élections?

Vicky-May Hamm a déjà indiqué qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections municipales, prévues en novembre prochain.

Voilà pourquoi elle aimerait que le dossier soit réglé avant qu’elle ne parte, après 12 ans à la tête de la ville.

« Avant que je ne devienne mairesse, il y a des gens qui rêvaient d’une deuxième glace à Magog. Ce qui est décevant, c’est que le gouvernement nous a fait languir, de six mois en six mois, pour finalement nous dire : “ Vous avez un beau projet, il est A1, mais on n’a pas assez d’argent! ” Le gouvernement a fait le choix de favoriser des petits projets, plutôt que des petits chantiers. Je peux comprendre, tu fais plus d’heureux, dans plusieurs régions. Mais dans une perspective de relance économique, des grands chantiers peuvent être très structurants pour une communauté. »