Attendu depuis des années par de nombreux utilisateurs de l'aréna, le projet de seconde patinoire à Magog devrait enfin pouvoir voir le jour.

Magog aura son aréna à deux glaces à la Ruche

Attendu depuis des années par de nombreux utilisateurs de l'aréna, le projet de seconde patinoire à Magog devrait enfin pouvoir voir le jour. La Ville de Magog a en effet annoncé son intention de créer, avec la collaboration de la Commission scolaire des Sommets (CSS), un organisme à but non lucratif (OBNL) qui se chargera de la construction d'un complexe de deux glaces évalué à 21 millions $.
La Ville de Magog et la Commission scolaire des Sommets (CSS) ont annoncé mardi la construction d'un complexe sportif qui comprendra deux patinoires sur des terrains adjacents à l'école de la Ruche. On aperçoit sur la photo le président de la CSS, Jean-Philippe Bachand, la directrice générale de cette organisation, Édith Pelletier, la chef de la division sport, activités physiques et plein air de la Ville, Judith Gagnon, ainsi que le conseiller municipal Jean-Guy Gingras.
« Je suis doublement heureux de ce projet à l'école de la Ruche, déclare le conseiller municipal Jean-Guy Gingras, responsable du dossier de la seconde glace à Magog. J'entrevois une lumière au bout du tunnel. »
M. Gingras a consacré de très nombreuses heures au projet de seconde patinoire intérieure à Magog ces dernières années. Dès son retour en politique municipale, en 2013, il a commencé à défendre l'idée qu'il était grand temps pour la municipalité d'ajouter une deuxième glace intérieure sur son territoire.
Après avoir analysé différentes options, la Ville de Magog en est arrivée à la conclusion que le meilleur choix qui s'offrait à elle était celui de la création d'un OBNL. Un partenariat public-privé (PPP) ainsi qu'un projet entièrement municipal sont deux avenues qui ont été scrutées également.
La possibilité d'un recours à un PPP a été évoquée à maintes reprises, au fil des ans, par les intervenants impliqués dans le dossier, dont la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm. L'idée d'un PPP paraissait séduisante puisqu'elle aurait, elle aussi, permis la concrétisation du projet sans une injection de fonds importante de la part de la municipalité au moment de la construction.
« Le fait que la commission scolaire fournisse le terrain nous a amenés à rejeter l'idée d'un PPP parce que la présence d'une entreprise privée à la Ruche aurait été problématique », indique Jean-Guy Gingras.
Tout en effectuant cette précision, M. Gingras se montre ravi du modèle retenu pour la concrétisation du projet. « Beaucoup de villes mettent sur pied des OBNL pour construire de nouveaux arénas. Dans la population, c'est une solution qui passe mieux parce que l'argent qui est généré ne va pas dans les poches du privé. »
Selon les informations dévoilées par la Ville et la CSS, le futur OBNL serait en mesure de demander et de recevoir des subventions pour ériger le complexe sportif, qui serait relié par une passerelle aux installations gérés par le Centre sportif régional Memphrémagog.
Pour que le projet devienne réalité, les partenaires qui l'ont élaboré souhaitent que 50 pour cent de la facture soit épongée par les gouvernements du Canada et du Québec. La Ville s'engage par ailleurs à acheter des centaines d'heures de glace tous les ans au futur organisme gestionnaire.
Les premières évaluations permettent de croire que la Ville devrait dépenser environ 700 000 $ pour obtenir suffisamment d'heures de glace pour les organisations sportives avec lesquelles elle est partenaire, dont Hockey Magog.
Si tout fonctionne tel que désiré, la construction s'amorcera dans un an et l'ouverture aura lieu en septembre 2019. L'aréna actuel de la municipalité verrait quant à lui sa vocation changer.
Président de la CSS, Jean-Philippe Bachand témoigne de son enthousiasme à l'égard de ce qui est projeté. « C'est un projet important pour nos élèves. On tient à jouer notre rôle alors travailler avec la Ville de Magog est tout à fait normal », fait-il valoir, notant dans la foulée que l'école de la Ruche est située au centre du territoire magogois.
Avant de confirmer sa participation hors de tout doute, la commission scolaire sera forcée d'obtenir le feu vert du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec. Elle ne pourrait autoriser la construction du complexe sur un terrain lui appartenant sans avoir au préalable reçu l'accord du Ministère.
Bien accueilli
Impossible à ce stade de savoir si tous les élus de Magog endossent la proposition, mais une majorité claire est favorable. Certains conseillers avouent d'ailleurs avoir révisé leur position en cours de route.
« Le projet a été retravaillé beaucoup et il me convient aujourd'hui, reconnaît Yvon Lamontagne, un conseiller réticent à l'origine. Je trouve qu'il est plus rassembleur qu'avant et plus intéressant au plan financier. En plus, on a choisi un endroit idéal pour le réaliser. »
Son collègue Jacques Laurendeau avait également des appréhensions et a finalement décidé d'accorder son appui à la proposition sur la table. « Je voulais d'abord voir le financement et, personnellement, je serais capable de vivre avec une hausse de budget de 170 000 $ pour l'aréna », déclare-t-il.
Président de Hockey Magog, Robert Butler accueille aussi « très positivement » le projet. « On sait que c'est conditionnel à l'obtention de subvention, mais on n'a jamais été si près d'un résultat concret », dit-il.
Enfin, le président des Cantonniers midget AAA, Renaud Légaré, soutient que son équipe retirerait des bénéfices évidents de la construction d'un complexe de deux patinoires à la Ruche. « Nos joueurs sont déjà à cette école alors on sauverait des déplacements », note-t-il en outre.