La cycliste Magdeleine Vallières-Mill a déjà participé à trois championnats du monde, dans trois disciplines du cyclisme. Cette fin de semaine, elle participera au Championnat québécois de cyclo-cross, qui sera disputée sur les terres de la mine de Capelton.

Magdeleine Vallières-Mill, la super-woman du vélo

Magdeleine Vallières-Mill est unique en son genre. Celle qui revient tout juste du Championnat du monde junior de cyclisme sur route, où elle a terminé au 10e rang, participait ainsi à un quatrième championnat du monde dans la dernière année.

Outre sa récente présence en Grande-Bretagne, la Sherbrookoise a aussi participé aux Championnats du monde UCI de vélo de montagne, en août dernier au Mont-Sainte-Anne, où elle a terminé 24e. 

Ajoutez à cela une 28e position lors des Championnats du monde de cyclo-cross catégorie U23 (elle n’avait que 17 ans à l’époque), en février dernier, et vous avez devant vous une athlète fort occupée.

De fait, Magdeleine est membre de l’équipe nationale de cyclo-cross, en plus d’être membre de l’équipe nationale de développement en cyclisme sur route et de vélo de montagne.

En parallèle à tout ça, la jeune femme de 18 ans poursuit des études en sciences de la nature, au Cégep de Sherbrooke. Une formation qu’elle suit essentiellement à distance, en raison de son horaire chargé.

Cette fin de semaine, dans le Canton d’Hatley, Magdeleine participera au Championnat québécois de cyclo-cross. Elle est d’ailleurs la championne en titre.

Une super-woman du vélo, vous dites?

« Superwoman? Je ne dirais pas ça! Cumuler les trois disciplines, c’est juste beaucoup d’entraînement et de focus, mais surtout, de passion. J’ai commencé le vélo à huit ans, avec mon père, on faisait des voyages de touring. Quand j’avais neuf ans, on s’est rendu en Gaspésie à vélo, à partir de Sherbrooke. C’est à ce moment, vraiment, que j’ai eu la piqure. »

Elle s’est par la suite inscrite en sport-études en sports cyclistes à l’école secondaire du Triolet.

« C’est là que la passion s’est réellement confirmée », a dit la jeune femme.

Magdeleine Vallières-Mill a connu une fantastique saison 2019, dans les trois disciplines.

En cyclo-cross, elle a terminé 23e chez les seniors au Grand Prix Sven Nys, en Belgique, en janvier, avant de terminer 28e chez les moins de 23 ans, lors des Championnats du monde de cyclo-cross au Danemark.

Elle a également réalisé le triplé en cyclisme sur route lors du championnat canadien, en plus de ses résultats en vélo de montagne, au Mont Sainte-Anne.

« En Grande-Bretagne, fin septembre, j’ai fait le contre-la-montre et la course sur route. J’ai fait 22e au contre-la-montre, une boucle de 14 kilomètres. Ça m’a mis en jambes pour la course sur route, où j’ai fini 10e. Mon objectif était d’être bien positionnée, car le parcours était plate, et moi, ma force ce sont les côtes. J’ai bien géré mon positionnement, et je suis contente du résultat », a-t-elle expliqué.

Que ce soit sur route, en vélo de montagne ou en cyclo-cross, Magdeleine ne se fixe jamais d’objectifs précis.

Alors pour les compétitions de cette fin de semaine, il n’y a qu’un mot d’ordre. Avoir du plaisir.

« Je n’ai jamais d’attentes de résultats. Je veux surtout avoir du plaisir et donner mon maximum. J’aime vraiment la compétition. Cette fin de semaine, ça va faire mal, c’est sûr, pour les jambes lors de la montée en portage, alors qu’on devra gérer efficacement la descente. »

Fin octobre, elle quittera en direction de la Suisse, afin de participer à un camp d’entraînement de l’UCI (Union cycliste internationale).

« C’est en vue de la formation d’une équipe UCI, une équipe de développement U23. Ensuite, je vais tenter de me qualifier pour les Pan-Panaméricains (qui se dérouleront à Midland, au Canada, avec l’ajout d’une catégorie junior [19 ans et moins] chez les femmes. Après ça, je vais prendre une pause de la compétition jusqu’à l’an prochain », a-t-elle précisé.

Les Jeux olympiques dans sa mire

« C’est le rêve de tous les athlètes amateurs, le but ultime, et c’est le mien aussi. Mais je suis encore jeune, j’essaie de ne pas trop penser à ça. Il y a beaucoup de filles fortes au Canada et c’est plus difficile de percer pour les femmes, car il n’y a pas de catégorie U23, alors tu passes de junior à élite. Ce n’est pas évident. Généralement, les équipes travaillent avec les coureuses plus âgées. »

Avec cinq vélos à la maison, Magdeleine va plutôt, tranquillement, privilégier la route et le cyclo-cross et ce, dès l’an prochain.