Lyne-Marie Bilodeau

Lyne-Marie Bilodeau opte pour la luge

MAGOG - À en juger par ses premières performances à la Coupe du monde de ski para-nordique qui se déroule à Vuokatti en Finlande, Lyne-Marie Bilodeau a fait le bon choix en optant pour la luge pour la suite de sa carrière en ski de fond.

Le virage de la jeune Sherbrookoise s'est amorcé il y a un peu plus d'un an lors de la présentation de la Coupe du monde en Alberta. « L'entraîneur de l'équipe canadienne m'a aperçue lors de mon épreuve de 16 km. Je skiais encore debout et j'étais loin de penser à adopter la luge même si ma cheville gauche arrivait difficilement à supporter les longues distances. Cet entraîneur m'a fait remarquer que je maîtrisais bien la double poussée et il m'a suggéré d'essayer la luge. Il avait l'air persuadé que le changement me serait profitable », raconte la fondeuse du Club de ski de fond du parc national du mont Orford.

Suivant le conseil qui lui avait été soufflé à l'oreille, Lyne-Marie Bilodeau a certainement été une bonne élève car lors de deux courses présentées il y a quelque temps, qui servaient de qualification pour la Coupe du monde, celle-ci a passé le test haut la main et a obtenu son billet pour la Finlande où elle est installée depuis le 9 décembre.

Bon départ

La fondeuse de 17 ans était fière de ses deux premières compétitions en luge à la Coupe du monde avec une septième position sur 5 km et une sixième place sur la distance de 2,5 km. « J'étais curieuse de voir comment ça se passerait pour ma première grosse compétition avec une luge. J'estime avoir bien géré ma course sur toute la distance de 5 km. C'est la manière qui importait, pas le classement à la fin de l'épreuve », a-t-elle souligné.

Satisfaite de sa course sur 5 km, Lyne-Marie Bilodeau s'élançait sur 2,5 km pour la suivante. « Je me suis réveillée le matin en me disant que c'était ma journée et que je voulais une course parfaite. J'étais stressée sur la ligne de départ, mais également confiante. J'ai fait en sorte de transformer mon stress en bonne énergie et cela a donné ma meilleure course jamais réalisée. Il y avait beaucoup de montées et j'adore ce genre de parcours. J'étais vraiment heureuse de ma performance », a indiqué celle qui est paralysée du côté gauche.

D'ici la prochaine compétition, Lyne-Marie Bilodeau continuera d'emmagasiner tout ce qui se passe autour d'elle. « Notre horaire est quand même chargé, mais je prends le temps de m'entretenir avec les autres membres de l'équipe canadienne qui sont fantastiques avec moi. J'apprends beaucoup aussi avec Kate Boyd, mentor de l'équipe canadienne. Si je continue de progresser, je le dois aussi beaucoup à mon entraîneur au Québec, Patrick Laliberté. Passer à la luge fut réellement une sage décision. »