Zachary Émond a eu le meilleur sur son rival Brendan Cregan en fusillade.

Longue fusillade à l’avantage des Huskies

SHERBROOKE — Les 2321 amateurs présents au Palais des sports ont assisté au match le plus spectaculaire de la saison vendredi soir. En fait, il ne manquait qu’une victoire du Phœnix en fusillade pour leur permettre de savourer pleinement le moment. Mais les Huskies tenaient à remettre les pendules à l’heure et ont réussi leur mission en l’emportant au compte de 5 à 4 au terme d’une soirée remplie de rebondissements.

Après avoir pris les devants 2-0, le Phœnix a échappé cette avance en laissant marquer les Huskies à trois reprises en seulement deux minutes de jeu. Les deux équipes ont été ramenées à la case départ en fin de partie et la formation de Rouyn-Noranda a quitté avec les deux points grâce au but de Tyler Hinam lors de la septième ronde de la fusillade. 

« On peut sortir de l’aréna en ayant la tête haute, admet Alex-Olivier Voyer, qui a terminé sa journée de travail avec deux buts. On a obtenu un précieux point contre une très bonne équipe. C’est dommage de ne pas avoir gagné cette partie, mais d’un autre côté, on a commis des erreurs et on mérite notre sort. Pendant six minutes, on a accordé quatre buts en ralentissant notre rythme. On s’est fait surprendre par l’un des meilleurs clubs de la ligue. »

Sept buts ont été marqués en deuxième période. Nathael Roy et Félix Robert ont ouvert la marque et Ryan MacLellan, Jakub Lauko et Mathieu Gagnon ont donné la réplique.

Alex-Olivier Voyer a amené le pointage à 3 à 3, mais Peter Abbandonato a déjoué Brendan Cregan en avantage numérique. 

Personne ne doutait des capacités du Phœnix à revenir dans la partie au troisième vingt et avec raison : Voyer a forcé la tenue d’une prolongation, qui n’a cependant pas fait de maître. 

« On avait la victoire sur le bout de la palette durant les tirs de barrage, fait remarquer l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. On n’a pas pu marquer le but de la victoire. L’effort était là, mais l’indiscipline nous a fait mal. On vient de mettre fin à une séquence de deux matchs contre les Voltigeurs et deux autres contre les Huskies. On a fait face à beaucoup d’adversité dernièrement contre deux des meilleurs clubs du circuit. On peut tout de même être fiers du résultat. »

« La qualité de la glace était mauvaise à la fin, plusieurs ont échappé la rondelle en fusillade, précise Édouard St-Laurent. Il aurait fallu tirer davantage plutôt que de tenter de déjouer, ce que les Huskies ont fait. »

Les Huskies ont obtenu six avantages numériques et en ont profité à une occasion. Le Phœnix a pour sa part marqué deux fois avec l’avantage d’un homme. 

Rouyn-Noranda a dirigé 36 tirs en direction de Cregan contre 31 pour le Phoenix vers Zachary Émond. 

Sherbrooke se mesurera dimanche après-midi aux Islanders de Charlottetown au Palais des sports. 

« On affrontera une équipe qui dispute trois matchs en trois soirs, soutient Stéphane Julien. Ils sont des rivaux directs au classement. On devra se préparer en conséquence. »

En bref

« On est capables de rivaliser contre les grosses équipes comme Halifax, Drummondville, Baie-Comeau et les Huskies. On leur montre qu’elles ne doivent pas prendre le Phœnix à la légère. Les Huskies sont plus expérimentés que nous. On le ressent quand il reste cinq minutes au match. Ils jouent la game. On ne doit toutefois pas les mettre sur un piédestal et on a vu ce soir pourquoi. »

— Alex-Olivier Voyer, auteur de deux buts


« Il y avait de l’émotion sur le banc, admet le joueur des Huskies. On a eu droit à plusieurs revirements de situation. L’allure d’une partie peut changer vite. On est restés calmes sans trop s’exciter et on a continué de se battre pour les deux points. Le Phœnix a réussi à nous battre à domicile la semaine dernière. On voulait prendre notre revanche dans leur amphithéâtre. C’est de bonne guerre. »  

— Justin Bergeron, qui avait promis de « remettre les pendules à l’heure » 


« Quand on affronte une puissance, tout le monde contribue. Les résultats ne sont pas toujours là, mais on tient notre bout. On affrontera prochainement des équipes qui nous ressemblent un peu plus et on tentera de bâtir sur les quatre derniers matchs. »

— Stéphane Julien, entraîneur du Phœnix 


« C’est motivant de voir notre équipe sortir des grosses prestations contre de bonnes équipes. On utilise notre vitesse et grâce à cette rapidité, on n’a rien à envier aux autres clubs. »

— Édouard St-Laurent, attaquant du Phœnix