Thomas Sigouin a fait face à 34 tirs.

L’offensive du Phœnix explose encore

L’attaque du Phœnix ne dérougit pas. Après avoir marqué 22 buts lors des trois dernières parties, les Sherbrookois ont une fois de plus déployé leur offensive, mais cette fois à Baie-Comeau contre le Drakkar dans une victoire de 7 à 4 vendredi soir.

Dès le début de la première période, Raivis Kristians Ansons a fait bouger les cordages en déjouant Thomas Sigouin lors d’un avantage numérique. Cette seule fois où les locaux ont pris l’avance n’aura duré que trois minutes puisque la réplique est venue rapidement et de façon virulente : cinq buts ont été marqués coup sur coup par le Phœnix. 

Grâce à Samuel Poulin, Alex-Olivier Voyer, Bailey Peach, Anthony Munroe-Boucher et Patrick Guay, le Phœnix menait soudainement 5 à 1. Samuel Poulin n’a donc pas perdu de temps pour continuer sa poussée offensive. Le capitaine sherbrookois a contribué aux trois premiers buts d’une façon ou d’une autre.

« Notre attaque à cinq a été dangereuse ce soir, fait remarquer Stéphane Julien. Le trio à Félix Robert génère beaucoup d’offensive, avec Bailey Peach qui s’ajoute à eux lors des avantages numériques comme quatrième attaquant. Peach maraude en centre, redistribue les rondelles, attire l’attention des défenseurs et dérange le gardien. Pendant ce temps, ses coéquipiers ont plus d’espace et de temps pour manœuvrer. »

Un relâchement en fin de match

Brandon Frattaroli a bien tenté de réveiller l’attaque des siens en marquant le deuxième but du Drakkar, mais Taro Jentzsch et Félix Robert ont aussitôt amené le pointage à 7 à 2 après 40 minutes de jeu. 

« On a pourtant pris la peine de parler aux gars au deuxième entracte pour s’assurer qu’ils sortent encore fort en troisième période, note Stéphane Julien. Le message a semblé avoir été saisi, mais quand la troisième période a commencé, on était tout croches! On aurait pu jouer une petite partie facile de 60 minutes, mais on s’est compliqué la vie. Notre club n’a toutefois jamais été en danger. »

Au dernier tiers, le Drakkar a lancé à 16 reprises contre seulement cinq tirs pour le Phœnix. 

« Lors des 40 premières minutes de jeu, c’était une domination totale. C’est à nos leaders de rappeler aux autres qu’il ne faut pas s’asseoir là-dessus. Qu’il faut continuer de jouer la pédale au fond pour ne pas se faire piéger. On a remarqué environ la même chose au dernier match contre les Voltigeurs, mardi à Sherbrooke. Il faudra remédier à ça », estime Stéphane Julien.

Étienne Arsernault et Jordan Brière ont ainsi profité du relâchement du Phœnix pour déjouer Sigouin en fin de match. Le gardien du Phoenix a fait face à 34 tirs contre 36 pour Lucas Fitzpatrick. 

Notons que deux combats ont éclaté durant cette rencontre. Nathan Légaré du Drakkar s’en est pris à Nathael Roy sans aucune raison apparente et Jaxon Bellamy du Phœnix a corrigé par la suite Charles-Antoine Giguère. 

Pendant un instant dans le match, le Phœnix a dû se passer du défenseur Xavier Bernard. Ce dernier souffrait de spasmes au dos. « Rien d’inquiétant », précise son entraîneur.

Les Sags espèrent une revanche

Le prochain adversaire du Phœnix samedi, les Saguenéens de Chicoutimi, a quant à lui subi la défaite en tirs de barrage contre les Sea Dogs de Saint John. 

Le Phœnix possède maintenant 80 points contre 71 pour les Sags, deuxièmes au classement général. Chicoutimi a toutefois deux matchs en main. 

« Ce n’est jamais facile de jouer à Chicoutimi sur une glace olympique. On a souvent connu des difficultés contre les Saguenéens sur la route. On sera attendus de pied ferme après notre victoire cette semaine contre eux à Sherbrooke. Ils voudront prendre leur revanche et on ne pourra pas se permettre de jouer une bonne partie pendant seulement 40 minutes, comme ce soir, pour espérer gagner à Chicoutimi », termine Stéphane Julien.