Le gardien Samuel Hlavaj n’a pas connu son meilleur match, selon l’entraîneur-chef Stéphane Julien.

L'Océanic se paie encore le Phœnix

Le Phœnix ne parvient pas à gagner à Rimouski. Contrairement à leur dernière visite en début de saison, les Sherbrookois ont cependant dominé l’Océanic jeudi soir. Ce qui n’a pas empêché les locaux de l’emporter malgré tout par la marque de 3 à 2.

Deux des six défaites du Phœnix ont été encaissées au Colisée Financière Sun Life. L’Océanic se trouve maintenant à cinq points du Phœnix, encore seul au sommet du classement de la LHJMQ. 

« On n’a pourtant rien donné à l’adversaire, assure l’entraîneur Stéphane Julien. L’Océanic a seulement tiré 22 fois. Mais notre gardien a commis une erreur sur une passe derrière son filet en avantage numérique, ce qui a provoqué un but, et il aurait pu arrêter le deuxième but. On n’a pas joué un mauvais match, mais en même temps, on a également de la difficulté à marquer des buts depuis quelque temps. »

Alexis Lafrenière a profité de la sortie hasardeuse de Samuel Hlavaj en première période pour remettre la rondelle à Zachary Bolduc, donnant ainsi l’avance 1 à 0 à l’Océanic. Jeffrey Durocher a par la suite marqué deux buts au second tiers. 

Malgré la remontée amorcée par Benjamin Tardif et Julien Anctil au troisième vingt, le Phœnix a manqué de temps au tableau pour niveler la marque. 

« Les équipes s’ajustent à nous et savent qu’ils ne doivent pas laisser Samuel manipuler la rondelle près de son filet pour relancer l’attaque. C’est à lui de s’ajuster à son tour en étant encore plus rapide à faire circuler la rondelle », précise le pilote du Phœnix. De l’autre côté de la patinoire, Raphaël Audet espérait réaliser le blanchissage jusqu’à ce que le Phœnix déploie son offensive au milieu de la troisième période. Le gardien de l’Océanic a bloqué 32 des 34 tirs reçus. 

Neutralisé à ses cinq derniers matchs, Samuel Poulin tentera de revenir à ses bonnes habitudes en noircissant la feuille de pointage lors de la visite des Remparts de Québec samedi au Palais des sports à l’occasion du traditionnel match des toutous.

« Il joue bien, mais Sam est capable de faire mieux. Mes leaders en général doivent en donner encore plus. L’effort est là, c’est la bonne nouvelle », estime Stéphane Julien. 

Quand l'amitié mène au succès

 D’un côté, il y a le tireur, l’attaquant robuste. De l’autre, le fabricant de jeu rempli de talents. La combinaison est parfaite chez l’Océanic de Rimouski.

« Pas totalement parfaite, parce qu’il y a encore place à l’amélioration », rectifie Cédric Paré, qui profite de chaque moment sur la patinoire avec son coéquipier Alexis Lafrenière. 

Partager un trio avec un potentiel premier choix de première ronde au prochain repêchage demeure un luxe. Paré, un joueur de 20 ans sélectionné en 7e ronde par les Bruins de Boston en 2017, en est bien conscient :

« Il m’aide à devenir meilleur ! »

En 27 rencontres, Lafrenière a déjà obtenu 41 mentions d’aide. Paré a marqué 27 fois en autant de matchs. Les deux trônent au sommet du classement des meilleurs pointeurs de la LHJMQ avec 58 points pour Lafrenière et 52 pour Paré. 

Leur coéquipier Dmitry Zavgorodniy se trouvait tout juste derrière en troisième position avec 43 points jusqu’à ce qu’il se blesse il y a quatre matchs. Le petit attaquant russe en a encore pour une dizaine de semaines à ronger sur frein. 

« On ne s’attarde pas à la blessure de Dmitry. Qu’il soit là où non, on va essayer de continuer à produire de l’offensive. Alexis a tellement une bonne vision, c’est si facile de jouer avec lui. Dmitry est un excellent fabricant de jeu lui aussi et moi, j’ai un bon tir. Je suis un gros bonhomme, j’essaie de m’en servir pour récupérer les rondelles dans les coins. »

La complémentarité de leurs atouts n’explique pas tous les succès des deux meilleurs pointeurs de la LHJMQ. 

« Notre complicité hors glace fait toute la différence », explique Cédric Paré, devenu bon ami avec Alexis Lafrenière. 

Malgré la blessure de leur partenaire de trio, Lafrenière et Paré miseront toujours sur un bon partenaire pour compléter la ligne grâce à la profondeur de l’alignement de l’Océanic, une équipe à surveiller pour la conquête de la coupe du Président.

« On mise sur beaucoup de bons jeunes joueurs », admet le joueur de 20 ans. 

Et aussi beaucoup de vétérans, puisque le retour de D’Artagnan Joly force l’Océanic à jongler avec la présence de quatre joueurs de 20 ans, alors que la limite est de trois. 

D’ailleurs, le joueur de 20 ans Jeffrey Durocher a obtenu la deuxième étoile du match jeudi grâce à ses deux buts contre le Phœnix. La recrue Zachary Bolduc avait marqué le premier... avec l’aide de Lafrenière. Un mélange d’expérience et de jeunesse ayant offert une victoire de 3-0 aux locaux, qui ne se trouvent qu’à cinq points maintenant des meneurs, le Phœnix de Sherbrooke.