Après seulement 29 rencontres, Mathys Poulin présente des meilleures statistiques que la saison dernière, quand il avait récolté sept buts et sept passes pour 14 points en 42 parties. Poulin totalise déjà 21 points, dont 11 buts, depuis le début de la présente campagne.

L’inébranlable Cantonnier Mathys Poulin

Le travail acharné récompensé. Voilà la meilleure façon de résumer en quelques mots la seconde saison de l’attaquant Mathys Poulin avec les Cantonniers de Magog.

Après seulement 29 rencontres, Poulin présente de meilleures statistiques que la saison dernière. En 2018-2019, il avait récolté sept buts et sept passes pour 14 points en 42 parties. Poulin totalise déjà 21 points, dont 11 buts, depuis le début de la présente campagne.

S’il a gagné en expérience et en maturité en un an, Mathys Poulin demeure d’abord et avant tout un joueur affamé qui a horreur des demi-mesures. Le joueur natif de Sherbrooke connaît aussi ses limites.

« Il y a pas mal de joueurs talentueux qui sont passé dans cet uniforme depuis une couple de saisons. Je pense aux Justin Robidas, Alexandre Doucet, Patrick Guay et combien d’autres. Je n’ai surtout pas la prétention de me comparer à eux et je n’essaie surtout pas de les imiter. Je compense donc par mon éthique de travail. Quand tu travailles sans relâche et que tu ne regardes pas le pointage pour savoir si tu dois donner un deuxième et même un troisième effort, les bonnes choses finissent par arriver. J’ose croire que c’est ce qui se produit cette saison », affirme Poulin.

« Mathys connaît une très belle progression. En jargon de hockey, c’est un late. On oublie qu’il a joué plus de la moitié de la dernière saison alors qu’il était âgé de 14 ans. C’était un des plus jeunes de la ligue. Contrairement à ce qu’on peut croire, il a de très bonnes mains. Il ne craint rien », a commenté son entraîneur Félix Potvin.

Jumelage parfait

Poulin a été jumelé à un nouveau compagnon de trio lorsque Tristan Roy est revenu avec les Cantonniers le mois dernier. « C’est vrai que ça fonctionne très bien entre nous deux. Thierry Bernier nous complétait à merveille jusqu’à ce qu’il soit blessé. Je suis aussi utilisé sur la deuxième vague de notre jeu de puissance. On me fait confiance sur une base régulière quand on joue avec un homme en moins. Je ne ressens pas de fatigue. Nos entraînements sont toujours bien dosés », fait valoir Poulin.

Pour plusieurs, la qualité première de l’édition 2019-2020 des Cantonniers est le souci du détail et la volonté de jouer en équipe. « C’est assez hallucinant de voir tous les joueurs contribuer de la sorte. Nous voulons tous nous améliorer match après match. On apprend dans chaque partie. On sait que nous devrons être encore meilleurs lors des séries. Nous n’avons rien gagné. La modestie s’impose. La parité est telle que tout le monde croit en ses chances de gagner dans la ligue. On l’a vu avec Rivière-du-Loup au Challenge CCM. Le message est clair en ce qui me concerne », indique celui qui a été réclamé par le Drakkar de Baie-Comeau lors du dernier repêchage de la LHJMQ.

La famille

Lors des joutes locales de l’équipe, Mathys Poulin est le porte-couleurs des Cantonniers qui peut compter sur le plus d’appuis dans les gradins. « J’ai déjà vu jusqu’à une cinquantaine de membres de ma famille, la parenté, des amis, à un match pour m’encourager. Il y a des Poulin partout dans l’aréna quand on joue, s’esclaffe-t-il. Quand on a des soupers de famille, je peux vous dire que j’en entends parler. C’est toujours positif. C’est plaisant et drôlement motivant de compter un appui de la sorte. »

Et force est de reconnaître que Mathys Poulin leur donne l’occasion de célébrer.