Samedi soir face au Crew de Columbus, une équipe en complet désarroi, les hommes de Rémi Garde ne sont même pas parvenus à revenir à Montréal avec un petit point au classement, s’inclinant 2-1.

L’Impact laisse encore filer des points au classement

MONTRÉAL — Il faut l’admettre, l’Impact de Montréal a connu sa part d’embûches et de coups durs en 2019. Calendrier éprouvant en première moitié de campagne, blessures à Ignacio Piatti et maintenant, l’absence prolongée de Samuel Piette. Mais est-ce que ces obstacles suffisent à expliquer certaines de ses défaites cette saison, comme la plus récente? La question mérite d’être posée.

Samedi soir face au Crew de Columbus, une équipe en complet désarroi, les hommes de Rémi Garde ne sont même pas parvenus à revenir à Montréal avec un petit point au classement, s’inclinant 2-1.

Soit, l’Impact a dû se débrouiller à dix joueurs pendant les 40 dernières minutes de la seconde demie (incluant six minutes de temps ajouté) à la suite du carton rouge décerné à Bacary Sagna. Toutefois, la formation montréalaise comptait encore 11 joueurs sur le terrain lorsqu’elle a accordé l’éventuel filet décisif, à la 46e minute de jeu.

Pourtant, l’Impact avait créé l’égalité grâce à une tête du défenseur Zakaria Diallo, pendant les temps d’arrêt de la première demie.

En principe, ce but aurait dû couper les jambes des joueurs du Crew et énergiser l’Impact en prévision d’une deuxième moitié de match qu’il aurait facilement pu dominer, qui aurait pu lui permettre d’interrompre une séquence de trois défaites et consolider sa position au classement dans l’Association Est.

Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Les joueurs de l’Impact ont plutôt amorcé cette deuxième demie comme s’ils avaient eu la conviction, après le but opportun de Diallo, que la victoire était dans le sac.

Peut-être, d’ailleurs, est-ce ce à quoi faisait allusion Rémi Garde lorsqu’il a déploré «des attitudes, des comportements» lors d’un expéditif point de presse de 94 secondes après le match.

Un peu plus volubile que son entraîneur-chef, qui est habituellement affable, courtois et généreux avec les journalistes, le gardien Evan Bush a bien résumé la situation lorsqu’est venu le temps d’analyser ce quatrième revers consécutif et cette 11e défaite de l’Impact en 23 matchs.

«Il y avait des points de disponibles pour nous dans ce match. Nous nous sommes éteints à quelques moments clés et nous n’en avions pas assez pour revenir dans la rencontre. Nous avons donné beaucoup trop de ballons.»

Des points disponibles, l’Impact en a laissé filer plusieurs cette saison. C’a été le cas le 11 mai à Cincinnati, contre une équipe qui avait été limitée à un but à ses sept matchs précédents et qui en a inscrit deux pour l’emporter 2-1.

Ç’a également été le cas une semaine plus tard, lorsque la troupe de Rémi Garde a été limitée à un verdict nul de 0-0 contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre au stade Saputo. Puis le 1er juin, dans un revers de 3-0 contre Orlando à Montréal, à la suite duquel Rémi Garde avait dit avoir honte de ce qu’il venait de voir.

Et c’est également arrivé le 6 juillet dernier contre Minnesota, encore une fois à domicile, alors que l’Impact s’est incliné 3-2 alors qu’il menait 2-1 après 13 minutes de jeu.

Tous ces points perdus laissaient l’Impact au 6e rang dans l’Est avant les matchs de dimanche, et dans une position de plus en plus inquiétante.

Toutefois, il reste encore amplement de temps à la formation montréalaise pour redresser le navire, comme l’a laissé sous-entendre le défenseur Daniel Lovitz samedi soir.

«Toutes les équipes traversent des périodes difficiles comme celle-ci. On n’est pas satisfaits de ces résultats, mais ce n’est pas le temps de tout jeter par la fenêtre. On est toujours en contrôle et on peut tout changer. On doit simplement arrêter de faire les mêmes erreurs.»