Lassi Lappalainen a fait une entrée remarquée avec l’Impact, samedi, déjouant le gardien de but de l’Union de Philadelphie à deux reprises, mais aussi en montrant de belles qualités de jeu.

L’Impact a gagné en équipe

MONTRÉAL — Il y a une semaine, Rémi Garde a tourné les talons après un point de presse de 94 secondes, visiblement peu intéressé à parler plus longtemps d’une décevante défaite de 2-1 à Columbus. Samedi soir, l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal avait retrouvé le goût de dialoguer avec les journalistes après la plus étincelante victoire de sa troupe en 2019.

Chemin faisant vers ce gain de 4-0 contre l’Union de Philadelphie — les meneurs au classement de l’Association Est — l’Impact a fait exactement le contraire de ce qui était arrivé dans la capitale de l’Ohio.

Plutôt que de concéder des buts tôt dans le match et dès le retour du vestiaire, comme à Columbus, la formation montréalaise a secoué ses rivaux en faisant vibrer les cordages dès la 4e minute de jeu. Puis, elle les a assommés en portant la marque 3-0 à la 46e minute de jeu.

Ces deux buts importants ont été l’œuvre de Lassi Lappalainen, qui s’est fait de nombreux amis parmi les partisans de l’Impact en étalant de belles qualités athlétiques et techniques, à son premier match en MLS.

Lappalainen semble également intelligent et rusé, du moins si l’on se fie à la chance de marquer qu’il a créée en glissant habilement le ballon vers Daniel Lovitz à la huitième minute de jeu.

Mais si Lappalainen méritait pleinement que l’on fasse son éloge, cette importante victoire de l’Impact ne se limite pas à la prestation du Finlandais de 20 ans.

Orji Okwonkwo y a également contribué en ajoutant les deux autres buts des siens, Ignacio Piatti a prouvé qu’il était en parfaite santé et le gardien Evan Bush s’est imposé avec deux arrêts-clé quand l’Impact a connu son seul véritable creux de vague de la rencontre, au début de la deuxième demi-heure de l’affrontement.

Après le match, Rémi Garde a parlé de la présence de « plusieurs ingrédients » indispensables aux succès d’une équipe.

« Le plan de jeu a été respecté par tout le monde, a-t-il déclaré. Tout le monde a donné pour l’équipe. L’état d’esprit était de retour. Les gars doivent comprendre que quand on a l’état d’esprit et qu’on respecte les consignes, on peut être une équipe très dangereuse. »

Avec dix matchs à son calendrier de la MLS, l’Impact (10-11-3) a non seulement consolidé sa position dans le top-7 de l’Association Est, il s’est aussi approché à six points de l’Union et du premier rang. Surtout, il a mis fin à une vilaine série de quatre revers.

« On avait perdu quatre matchs d’affilée dans la ligue et on était tannés de perdre et tannés des excuses », a dit le gardien Evan Bush, auteur d’un 40e jeu blanc en MLS.

« On voulait amorcer ce match en montrant que ce n’est pas nous, qu’on est meilleurs que nos dernières performances. On a montré ce soir (samedi) que quand on est motivés et énergiques, on peut battre n’importe quelle équipe dans cette ligue. »

Reste à voir maintenant si la formation montréalaise pourra aligner d’autres performances aussi dynamiques, et pas seulement au stade Saputo.