En plus de s’occuper des défenseurs des Cantonniers de Magog, Olivier Picard est recruteur pour l’Armada. — Photo La Tribune, Tommy Brochu

L’homme aux deux fonctions

SUDBURY — Dans le milieu du hockey, il n’est pas rare de voir des entraîneurs occuper plusieurs fonctions au sein de différentes formations. En plus de s’occuper des défenseurs des Cantonniers de Magog, l’entraîneur adjoint Olivier Picard, est recruteur pour l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Les joueurs des Cantonniers sont suivis de près par Picard, mais ce n’est pas nécessairement un avantage pour eux. « Pour les Cantonniers, c’est quasiment un désavantage, avoue l’homme aux différents chapeaux. Parfois, tu connais trop les gars. Tu vas faire ton évaluation et tu as tellement d’informations autant positive que négative, que le joueur va reculer. Donc on peut faire reculer un joueur à cause de son caractère, alors qu’on ne connaît pas aussi bien celui qui passe devant. »

« Il faut faire attention, poursuit-il. C’est difficile. Tu vois tellement de choses dans l’année. Les joueurs des autres équipes ont beaucoup de défauts qui ne sont pas visibles des estrades. Depuis que je suis avec l’Armada, on n’a jamais repêché de Cantonniers, mais c’est un hasard. »

Les deux organisations respectent Olivier Picard dans ses différents rôles.

« Les deux formations sont très compréhensives. Au début, quand j’ai eu l’opportunité de venir coacher, Joël Bouchard m’a dit : let’s go. De l’autre côté, quand on a une réunion d’entraîneurs des Cantonniers une journée où je dois aller voir des matchs, Félix est bien correct avec ça », explique celui qui complète sa troisième saison à titre d’entraîneur adjoint.

La vie de Picard se résume au hockey midget lors de la période hivernale. « Quand on joue le vendredi et le dimanche, je vais voir une autre partie de Midget AAA le samedi aussi, indique le jeune entraîneur. Je fais des rapports avec les matchs que l’on joue, mais je vois moins quand je suis derrière le banc que lorsque je suis dans les estrades. Je vois bien leurs attaquants, mais c’est difficile d’évaluer les défenseurs adverses. »

Cependant, Picard ne pourra pas occuper toutes ces fonctions durant des décennies.

« Faire ce que je fais présentement, j’aime ça, mais je ne pourrai pas le faire trop longtemps. Je travaille de nuit en même temps. Je travaille de minuit à 8 h, je dors trois heures, je vais à la pratique de l’après-midi, je soupe, je me couche et je retourne travailler. Une chance que je suis seul, une vie familiale est impossible avec cet horaire ! »

L’expérience d’une coupe Telus

L’ancien capitaine de l’Armada de Blainville-Boisbriand en est à sa première expérience à la coupe Telus.

« C’est gros. Je n’ai jamais vécu ça comme joueur. Durant la saison régulière, je peux piger dans mes expériences personnelles, comme ça ne fait pas longtemps que j’ai arrêté de jouer. C’est le fun de vivre ça pour les années futures », analyse-t-il.

Le jeune entraîneur de 25 ans peut transmettre ses connaissances en matière de hockey, lui qui a terminé sa carrière junior en 2014. « L’important est de rester soi-même. J’ai toujours eu des bonnes connaissances en matière de hockey. Je comprends leurs situations difficiles, car je les ai aussi vécues en tant que défenseur. C’est pratiquement le même hockey que lorsque je jouais », résume Olivier Picard.