Yanick Jean

Yanick Jean: «Les objectifs ont changé»

Malgré l'élimination hâtive, Yanick Jean ne s'attendait pas du tout à être congédié par les Tigres de Victoriaville. Il savait que les attentes étaient élevées, mais il considère avoir bien fait dans les circonstances et jamais il n'a senti l'épée de Damoclès pendre au-dessus de sa tête.
« C'est sûr que quand ton club perd en série, il faut que tu t'en attendes, mais pour moi, ça a été une surprise. Il faut croire que les objectifs ont changé en cour de route. On ne me les a pas expliqués, ce n'était pas clair », a indiqué l'homme de hockey.
Jean a réitéré que les blessures ont eu un rôle important à jouer, tant en saison que durant les séries éliminatoires. Il ne pouvait utiliser son gardien numéro un Brandon Whitney, qui n'était pas parfaitement rétabli de sa blessure à la gorge. Il a également dû asseoir Tristan Pomerleau dans les estrades puisqu'il avait fait de la fièvre dans les jours précédents.
« Quand c'est un manque de travail, c'est une chose, mais dans ce cas-ci ce ne l'était pas. Toutes les raisons sont bonnes quand tu veux mettre un entraîneur dehors. Quand tu veux faire un bout de chemin en séries, il faut que tu regardes les éléments que tu peux utiliser », a ajouté Jean.
La tête haute
S'adressant une dernière fois aux médias, l'entraîneur a tenu à remercier chacune des personnes qui ont croisé son chemin pendant son séjour de six ans et demi à la barre des Félins. Il s'est d'ailleurs dit fier d'avoir pu demeurer en poste aussi longtemps, un exploit que peu d'instructeurs parviennent à réaliser.
Yanick Jean quitte les Tigres la tête haute et ne conserve pas d'amertume envers l'organisation ou ancien patron, Jérôme Mésonéro, avec qui il a entretenu une relation d'amitié.
« Je leur souhaite bonne chance et je considère que j'ai été un ambassadeur pour cette équipe au fil des ans. Je suis fier d'avoir été un Tigre. Je me suis fait de bons amis et je vais continuer de côtoyer ces gars-là », a-t-il dit, faisant, entre autres, allusion à l'entraîneur des gardiens de but, Daniel Fréchette.
Originaire du Saguenay, Jean est établi à Victoriaville avec sa femme et ses enfants depuis un bon moment et il entretient une histoire d'amour avec les gens de la région. C'est partagé entre ses ambitions d'entraîneurs et le bien-être de sa famille qu'il prendra les prochains mois pour réfléchir à son avenir.
« J'ai la chance d'avoir une année de salaire devant moi. Je vais en profiter pour prendre le temps d'analyser la situation. Ça fait 13 ans que je fais mon métier, je vais me donner un peu de répit avant de relever un nouveau défi », a-t-il indiqué.