Frédérick Gaudreau a donné la victoire aux Voltigeurs avec 7,5 secondes à faire.

Les Tigres ne sont pas maîtres chez eux

Frédérick Gaudreau a déjoué la vigilance de François Tremblay avec 7,5 secondes à faire à la rencontre afin de permettre aux Voltigeurs de Drummondville de remporter un deuxième gain en autant de soirs au Colisée Desjardins, cette fois par la marque de 3-2. Les hommes de Martin Raymond prennent ainsi les devants 3-1 dans la série.
Après avoir arraché un match au Centre Marcel Dionne, les Félins n'ont pas eu les devants plus de 90 secondes en deux affrontements devant leurs partisans. Et ces derniers se sont d'ailleurs faits particulièrement discrets. En aucun temps, on n'a pu sentir que la fièvre des séries s'était emparée des Victoriavillois.
Jean pointe les arbitres
Pour une deuxième fois en autant de matchs, l'entraîneur-chef des Tigres, Yanick Jean, s'en est pris ouvertement aux officiels. Il s'est plaint de l'obstruction et de l'accrochage de l'équipe adverse, notamment sur le filet de Gaudreau en fin de match.
« On se fait retenir, nos gars se font prendre par le gilet et il n'y a pas de punitions d'appelées. Ça fait trois parties maintenant que ces décisions douteuses jouent contre nous. J'espère qu'un moment donné que ça va changer de côté », a-t-il dit.
Il faut admettre que les Victoriavillois ont fait preuve d'inconstance tout au long de la rencontre. Ils ont connu des moments forts dans chacune des périodes, mais ont manqué de finition. Chaque fois qu'ils ont enfilé l'aiguille, ils ont connu des passages à vide.
« On ne peut pas avoir 60 minutes de temps forts. On a tout de même joué un bon match dans l'ensemble, mais on n'a pas réussi à capitaliser sur nos chances. On ne se facilite pas la tâche », a-t-il ajouté.
Les unités spéciales
Les unités spéciales ont eu un fort rôle à jouer depuis le début de la série et, encore hier, c'est l'équipe qui a le mieux fait sur cette facette qui l'a emporté. Jérôme Verrier a profité d'une deuxième pénalité de banc infligée aux Tigres pour briser la glace à mi-chemin dans la partie.
Pendant ce temps, les locaux ne faisaient rien qui vaille avec un homme en plus. Ils ont eu deux occasions de prendre les devants et une autre de créer l'égalité, mais ils n'ont jamais vraiment pu s'installer.
« On aime vraiment comment on joue en désavantage numérique. Les unités spéciales sont importantes dans ce genre de match là. Elles peuvent faire changer le match de bord », a analysé l'instructeur des Voltigeurs, Martin Raymond.