Bagarres: la protection des joueurs d'abord, croit Charbonneau

Tout comme dans la LNH, de moins en moins de bagarreurs évoluent aujourd'hui dans la LHJMQ. Et ce n'est pas seulement à cause du nouveau règlement limitant le nombre de bagarres à dix durant une saison.
Selon le directeur général Patrick Charbonneau, les joueurs robustes doivent savoir jouer également au hockey afin d'évoluer aujourd'hui dans les ligues élites.
« Je pense qu'à long terme, il n'y aura presque plus de batailles au hockey et j'estime que la protection des joueurs doit primer avant tout », souligne-t-il.
D'ailleurs, comme certaines autres équipes de la LHJMQ, le Phoenix ne compte plus de joueurs utilisés pour se battre uniquement depuis le départ de Trevor Stacey.
« Ce n'est pas à cause du règlement sur les bagarres que Trevor n'évolue plus à Sherbrooke, confie Charbonneau. Au fil du temps, la tendance concernant les batailles a changé. Nous avons toutefois décidé d'ajouter du poids sur la quatrième ligne cette année, mais nos nouveaux joueurs assurent une présence physique et possèdent surtout de très bonnes qualités de hockeyeurs. »
« Si l'on peut construire chaque année une équipe à l'image des Kings de Los Angeles, on serait satisfaits, enchaîne le DG du Phoenix. Les Kings sont difficiles à affronter, ils sont gros, robustes et représentent toute une machine de hockey. Notre marque de commerce sera toujours la vitesse et les habiletés à Sherbrooke, mais on voulait ajouter du poids à notre formation cette saison. »