Denis Bourque espère que le gouvernement donne son accord au plan proposé par la LHJMQ et aimerait que l’État se penche sur l’idée d’aider financièrement les équipes de la Ligue canadienne de hockey si la situation actuelle en lien avec la COVID-19 perdure.
Denis Bourque espère que le gouvernement donne son accord au plan proposé par la LHJMQ et aimerait que l’État se penche sur l’idée d’aider financièrement les équipes de la Ligue canadienne de hockey si la situation actuelle en lien avec la COVID-19 perdure.

LHJMQ: un train plus léger à repartir

Après avoir vu son rêve partir en fumée en raison de la pandémie, le brouillard se dissipe enfin devant le Phoenix de Sherbrooke: «Ce plan de la LHJMQ est la seule chose positive en quatre mois pour nous», admet le coactionnaire et président de l’équipe, Denis Bourque.

Le plan n’a toujours pas été accepté par la ministre Isabelle Charest selon La Presse. La Ligue de hockey junior majeur du Québec demeure aussi en discussion concernant le dossier des assistances dans les arénas. Un enjeu crucial pour la reprise des activités, croit Denis Bourque:

« On a au moins quelque chose à se mettre sous la dent. On peut enfin travailler en ayant une date de retour au jeu en tête. Les camps commencent dans cinq semaines et la saison au début du mois d’octobre. Il s’agit d’un plan optimiste puisque pour l’instant, on ne pourrait pas accueillir plus de 50 personnes dans l’aréna. La situation en ce qui concerne la COVID-19 devra s’améliorer: les règles devront changer si l’on souhaite avoir une foule. Et dans quelle mesure que l’on pourra accueillir des spectateurs? On s’adaptera aux exigences. »

Une saison écourtée passant de 68 matchs à 60, des parties disputées uniquement entre équipes de même division (trois divisions de six équipes), un maximum de 34 joueurs au camp d’entraînement débutant le 26 août. La formule des séries serait finalement choisie en décembre.

Rappelons que Sherbrooke se retrouverait avec Blainville-Boisbriand, Drummondville, Gatineau, Rouyn-Noranda et Val-d’Or.

« On a statué sur le calendrier, on a coupé dans les voyages et diminué le nombre de matchs pour réduire les dépenses. On sait vers où aller maintenant. Tout évolue tellement rapidement. Au mois de mars, la Terre arrêtait de tourner. Maintenant, on sent plus d’optimisme », estime le président de l’organisation.

Rien ne sera donc facile dans le cas d’une reprise en octobre. 

«Repartir un train qui a ralenti, c’est possible. Mais si le train est arrêté, ça devient plus difficile. Il y a encore beaucoup d’incertitudes concernant les commanditaires et la foule. Sans revenus, ce sera dur de relancer nos activités», assure Denis Bourque. 

Une aide attendue

Les employés encore en fonction chez les différentes formations de la LHJMQ reçoivent 75 % leur salaire subventionné par l’État et les propriétaires des 18 formations attendent impatiemment de connaître l’aide qui sera attribuée par le gouvernement pour la reprise de la compétition. 

« Je crois qu’il y a lieu d’examiner ce qu’il est possible de faire du côté du gouvernement. Le hockey, c’est important dans la vie des gens d’ici. Comme bien d’autres milieux qui connaissent des difficultés économiques, on aura certainement besoin d’un peu de support », revendique le président du Phoenix de Sherbrooke. 

Un nouvel actionnaire?

Les actionnaires du Phoenix ne se diraient pas tous fermés à l’idée d’accueillir un nouvel actionnaire au sein de l’organisation. La question se pose étant donné la situation actuelle. 

« La porte n’est pas fermée. Est-ce que c’est possible: oui. Mais est-ce que c’est un sujet de discussion présentement entre les actionnaires: non. »

Rappelons que le coactionnaire Ronald Thibault avait estimé en mars dernier une perte de revenus d’au moins 500 000$ en raison de la fin abrupte de la saison et de l’annulation des séries.

Alors que le Phoenix se trouvait au sommet du top 10 de la Ligue canadienne de hockey et au premier rang dans la LHJMQ, l’organisation s’attendait à pouvoir enfin renflouer les coffres de l’organisation, dont les finances se fragilisent depuis son arrivée dans le circuit Courteau en 2012.