André Dionne profite de ses midis pour s'entraîner.

L'haltérophile André Dionne vise le podium

L’haltérophile André Dionne veut faire partie du top-3 au Championnat du monde des maîtres en haltérophilie, qui aura lieu à la mi-août à Barcelone en Espagne. Le Magogois est le seul représentant du Canada de sa catégorie.

C’est le défi que l’homme d’affaires qui est copropriétaire de Val-Estrie Ford Lincoln s’est donné il y a deux ans lorsqu’il a recommencé l’entraînement d’haltérophilie. « J’ai toujours fait beaucoup de sport. Mon but est de remporter une médaille à un championnat du monde. J’ai fait de l’haltérophilie de 14 ans à 24 ans. J’ai ensuite pris une pause de 24 ans à 59 ans et, à l’aube de la soixantaine, je me suis lancé ce défi personnel. J’ai regardé ce qui se passait au niveau international et les records canadiens. Ça me paraissait relativement atteignable », raconte celui qui est aujourd’hui âgé de la soixantaine. 

Pourquoi avoir pris une si longue pause? « Je faisais de la compétition et l’on s’entraînait six fois par semaine. C’était très intense. J’ai décidé d’implanter mon propre studio de danse aérobique. J’étais en forme, mais d’une autre façon », explique l’homme qui compétitionne dans la catégorie 60 à 64 ans, 85 kilogrammes.

C’est lorsqu’il a commencé à trouver les horaires de hockey pénibles que M. Dionne a décidé de retourner à ses premières amours. « Il y a deux ans, j’ai coupé dans mon autre sport, le hockey, afin de recommencer à m’entraîner. Les parties débutaient à 21 h 30 et se terminaient à 23 h. Je ne m’endormais pas avant 1 h. Je ne me rappelle plus comment j’ai constaté que les scores étaient atteignables, mais j’ai décidé de faire le saut dans l’haltérophilie », affirme celui qui a terminé deuxième au Championnat Pan américain maître d’haltérophilie 2018 de Gaspé. 

André Dionne vise le podium au championnat mondial d'haltérophilie.

Une étape difficile pour M. Dionne a été d’accepter qu’il est impossible de lever autant de charges qu’il y a 25 ans. « Il faut oublier le passé! Je soulevais des charges très lourdes. Mon maximum d’aujourd’hui, dans ce temps-là, ce n’était rien. On voit que le poids de l’âge compte. Tu ne peux pas espérer t’approcher de ce que tu faisais. Ça prend du temps de l’accepter au début. Tu dois te mettre des objectifs réalistes. Ça peut décourager certaines personnes, mais tu dois faire un deuil », analyse l’haltérophile.

Avec une charge de travail importante au bureau, est-ce difficile de trouver du temps pour s’entraîner? « Ce sont mes heures de diner qui me servent pour m’entraîner, indique-t-il. Quatre fois par semaine, je vais au gym et je m’entraîne durant le lunch. Je prends une barre de protéine avant et une collation après, donc ça m’aide à maintenir mon poids bas. Je traine moins de gras qu’avant. J’étais tanné d’aller manger du fast food sur l’heure du diner. J’ai décidé d’aller m’entraîner à la place. »

Passion familiale

André Dionne n’est pas le seul de sa famille à être passionné d’haltérophilie. Son père a également pratiqué ce sport et a terminé deux fois deuxième en Amérique du Nord. « Il y a une question de génétique. Mon père était très fort physiquement. Ses oncles l’étaient aussi. C’était des gens qui n’étaient pas très grands, mais costeaux. Ils ont été élevés sur des terres », se rappelle M. Dionne. 

André Dionne lèvera ses poids le 19 août en après-midi, à Barcelone.