Le défenseur Yann-Félix Lapointe s’est fait une niche chez le Phœnix de Sherbrooke et connaît du succès à l’offensive.

L'explosion offensive de Yann-Félix Lapointe

La saison de la LHJMQ n’est pas encore terminée que déjà, le défenseur Yann-Félix Lapointe a autant de buts que son total de points des trois dernières campagnes mises ensemble.

Le joueur du Phœnix de Sherbrooke a explosé offensivement et son équipe en bénéficie. En 50 parties, Lapointe a déjà récolté huit buts et 18 mentions d’aide pour un total de 26 points. 

Avec les Cantonniers de Magog, l’athlète originaire de Granby avait obtenu cinq points en 44 parties en 2015-2016.

La saison suivante : cinq passes en 33 matchs avec le Phœnix et quatre points en 10 matchs lorsqu’il a été relégué chez les Cougars du Collège Champlain. 

Le joueur de 19 ans est loin de sa dernière saison de 15 points en 55 matchs en 2017-2018 avec le Phœnix. Sa progression est fulgurante. 

Un long parcours

« J’ai été le dernier défenseur à faire l’équipe chez les Cantonniers de Magog. J’ai failli ne pas jouer dans le midget AAA. À la fin, je me retrouvais en avantage numérique et sur le premier duo. L’année suivante, Jocelyn Thibault et Stéphane Julien aimaient mieux me voir prendre de l’expérience dans le circuit collégial plutôt que de ne pas jouer beaucoup avec le Phœnix. J’ai gagné en confiance. Cette saison, j’ai été chanceux quelques fois sur mes buts, mais je lance plus régulièrement et c’est payant. »

Reconnu pour son côté défensif, Yann-Félix Lapointe ajoute une corde à son arc et un argument supplémentaire pour convaincre les entraîneurs de le garder au sein de l’équipe à 20 ans, puisque seulement trois vétérans de cet âge peuvent jouer pour une équipe de la LHJMQ. Félix Robert et Alex-Olivier Voyer sont pressentis pour poursuivre leur chemin avec le Phœnix.

« J’ai travaillé beaucoup sur mon jeu depuis que je suis avec les Harfangs de l’école secondaire du Triolet. Le processus est long. J’obtiens la confiance des entraîneurs et je tente d’en profiter. J’avais autrefois un rôle limité et je sentais que je n’avais pas droit à l’erreur. C’est difficile de ne pas penser au fait qu’il n’y a que trois joueurs de 20 ans qui pourront faire partie de l’équipe l’an prochain. Je donne donc le meilleur de moi-même et la saison prochaine, on verra ce qui se passera. J’aime Sherbrooke, ma famille et l’organisation. Je veux rester ici. »

« C’est surtout une question de confiance, indique pour sa part l’assistant-entraîneur Olivier Picard. Il prend la petite fraction de seconde de plus pour effectuer les jeux ou lancer au filet. On savait qu’il était bon pour éliminer les chances de marquer de l’adversaire lors des surnombres entre autres. Mais dernièrement, il touche le fond du filet et progresse rapidement. »