Dès les deux premières minutes de jeu, tout indiquait déjà que les Voltigeurs réservaient toute une dégelée au Phœnix puisque les locaux ont marqué deux buts en l’espace de 16 secondes par l’entremise de Dawson Mercer et Maxime Comtois.

Les trois buts de Poulin ne suffisent pas

À voir les statistiques de Samuel Poulin en lever de rideau contre les Voltigeurs, on aurait pu penser que le Phœnix a quitté le Centre Marcel-Dionne avec la première victoire de cette deuxième ronde de séries vendredi, mais ce ne fut pas le cas. Vraiment pas.

Malgré un tour du chapeau du capitaine sherbrookois, la troupe de Stéphane Julien s’est inclinée par la marque de 9 à 4. Et qui d’autres que Maxime Comtois pour voler la vedette à Samuel Poulin. 

« On n’est pas surpris de leur force de frappe, admet Julien. On a parlé toute la semaine de leur bonne transition, mais on s’est fait prendre deux fois. On a parlé des revirements, mais on en a donné un peu trop. On connaît leurs forces. J’ai regardé au moins 15 de leurs parties. Pourtant, on était excités, on avait de l’énergie, mais on a manqué de focus et on a abandonné dans les dernières minutes. »

Dès les deux premières minutes de jeu, tout indiquait déjà que les Voltigeurs réservaient toute une dégelée au Phœnix puisque les locaux ont marqué deux buts en l’espace de 16 secondes par l’entremise de Dawson Mercer et Maxime Comtois.

Heureusement pour le Phœnix, la réplique est venue de Taro Jentzsch et Samuel Poulin avant de compléter le premier vingt. 

« Ce n’était pas le début de match espéré même si l’on s’est bien repris, confie le défenseur du Phœnix Yann-Félix Lapointe. Même les petites erreurs, les Voltigeurs vont en profiter. On a aussi inspiré l’adversaire avec notre mauvais avantage numérique en début de deuxième période. À la fin du match, on n’a pas abandonné, mais mentalement on était moins là et c’est à ce moment que tout le monde s’est mis à faire des erreurs. »

« Je ne sais pas si l’on pensait que ça allait être facile après les deux premiers buts, mais on a rebondi, rappelle l’entraîneur des Voltigeurs, Steve Hartley. C’est important de ne pas donner d’espoir à l’adversaire. Il faudra apprendre de ça et revenir encore meilleur demain. »

Maxime Comtois et Félix Lauzon ont offert une avance de deux buts aux Voltigeurs et Samuel Poulin a une fois de plus réduit l’écart en battant Anthony Morrone pour une deuxième fois.

Poulin sous haute surveillance

Après le but de Nicolas Guay en deuxième période, Gregor MacLeod et Rémy Anglehart ont mis la victoire hors de la portée des visiteurs au dernier tiers, mais Samuel Poulin en a tout de même profité pour réaliser son tour du chapeau. 

Marc Olivier Duquette et Anglehart ont complété la marque. 

« Le trio de Samuel Poulin était notre meilleur aujourd’hui et de loin, estime son entraîneur. Notre capitaine a montré la voie et c’est aux autres à le suivre maintenant. Mais on ne pourra pas gagner avec un seul trio contre les Voltigeurs. »

« Personne n’est satisfait, assure Poulin. Il faudra en donner plus. Contre une équipe comme les Voltigeurs, on doit donner notre cent pour cent de la première à la dernière minute. On était là durant la première moitié du match pourtant. On devra rivaliser durant toute la partie samedi. »

« Poulin traîne la baraque, confirme Comtois. Il est vraiment bon. Il faudra le contrer. Si nos joueurs travaillent toutefois aussi fort que le Phœnix, on sera difficile à battre. »

Les Sherbrookois refusent malgré tout de perdre déjà espoir à la suite d’un écart aussi important.

« C’est un peu comme la première partie contre l’Armada, estime Poulin contrairement à son entraîneur, qui précise que cette fois l’énergie était au rendez-vous. On ne s’était pas présentés lors du premier match contre Boisbriand et on devra se concentrer davantage sur les détails. Dans cette série, on risque de tirer de l’arrière encore et à ce moment, il ne faudra pas lâcher. On est sous-estimés, mais il faut continuer d’y croire. »

Les Voltigeurs se fient sur Morrone

Alors que le Phœnix tenait à rassurer Lund-Cornish en lui rappelant qu’il ne l’a pas suffisamment appuyé, ce qui explique les 43 tirs dirigés vers lui, les Voltigeurs, eux, se fient sur Morrone en attendant le retour de l’excellent Olivier Rodrigue. 

« Ce n’est pas la faute de notre gardien, précise Poulin. Il a reçu 43 tirs, dont plusieurs dangereux. C’est notre responsabilité de l’aider. C’est une défaite d’équipe. La bonne nouvelle est que l’on peut rivaliser et on a compris ça en première période. » 

« Olivier était rendu à pratiquer avec nous récemment, mais il a subi une autre élongation musculaire (NDLR: à l’aine), soutient Hartley. On a pris un pas de recul dans son cas, mais il n’est heureusement pas revenu là où il était au début de sa blessure. Les performances de Morrone nous permettent d’agir avec prudence. Olivier sera évalué au jour le jour. On croyait pouvoir compter sur lui ce week-end. Est-ce que je le retrouverai durant la série contre le Phœnix? Je n’ai pas une boule de cristal. J’ai aussi confiance en notre deuxième gardien (Xavier Dupont) même s’il est le deuxième gardien des Cantonniers dans le midget AAA. »

La seconde partie sera disputée une fois de plus à Drummondville, à 16 h.