Une scène de célébration qui se répète souvent pour l'équipe féminine des Spartans du Collège de Stanstead dirigée par Sarah Vaillancourt.

Les Spartans de Sarah Vaillancourt frôlent la perfection

Peu importe la ligue, la catégorie et la discipline, quelles sont les chances qu'une équipe parvienne à disputer une quarantaine de parties en deux ans sans subir la défaite? Plutôt minces répondrez-vous. Voilà pourtant le tour de force exceptionnel que vient de signer l'équipe féminine de hockey des Spartans du Collège de Stanstead dans la North American Prep Hockey Association (NAPHA).
Sous la gouverne de Sarah Vaillancourt, les Spartans n'ont toujours pas connu la défaite dans la NAPHA en 40 parties. La fiche de cette équipe cette année : 19 victoires et un verdict nul. Aussi bien dire que les protégées de Sarah Vaillancourt ont tout balayé deux ans de suite dans leur circuit. Si on ajoute les parties disputées à travers le Canada et les États-Unis en 2016-2017 dans des tournois et des parties hors concours, les Spartans montraient jusqu'ici cette saison 38 victoires au compteur, contre seulement cinq défaites et deux verdicts nuls. De quoi faire des envieux!
« Mon expérience dans le monde du hockey m'enjoint à dire que c'est toujours plus difficile de demeurer au sommet que d'y accéder. C'est comme si nous avons une cible dans le dos et qu'on devient l'équipe à abattre. Cette année, même avec une équipe plus jeune, les filles n'ont jamais fléchi. L'opposition les a rendues meilleures et les résultats sur la glace sont pareils à l'an dernier. Il aurait été très facile de faire moins bien, mais ce ne fut pas le cas. Les filles étaient réceptives à ce qu'on leur enseignait. Elles tenaient surtout à progresser et en demandaient toujours plus. C'est un cadeau de diriger un groupe de filles comme celui-là », a déclaré Sarah Vaillancourt.
Ce qui est inquiétant pour les équipes rivales, c'est de savoir que la majorité des joueuses de l'équipe risquent d'être de retour la saison prochaine. Seulement quatre patineuses de l'édition actuelle passeront à un échelon supérieur. Il s'agit de Katie Peddle, Stéphanie Desjardins, Ariane Julien et Shayla Coates d'Ayer's Cliff qui gradueront dans les rangs universitaires américain et canadien.
En plus de cette dernière, rappelons que plusieurs filles de la région endossent l'uniforme des Spartans. On pense à Charlie Mailhot, Audrey-Anne Veillette, Alexie Guay, Maude Poulin-Labelle et Kamille Longchamps.
Transition facile
Quant à Sarah Vaillancourt, la transition de joueuse à entraîneuse après une brillante carrière olympique avec l'équipe nationale s'est faite tout en douceur. « Je suis aussi passionnée et perfectionniste derrière un banc qu'à l'époque où je jouais. J'ai la même approche et pour moi tous les petits détails comptent. J'ai le devoir de m'améliorer comme entraîneuse pour en faire bénéficier les filles qu'on me confie. Je suis constamment en mode apprentissage, même quand je regarde une partie pour mon plaisir à la télévision », fait valoir la double médaillée d'or aux Olympiques de Turin et Vancouver.
Avec les victoires qui s'accumulent à un rythme effarant pour ses hockeyeuses, Sarah Vaillancourt doit aussi s'assurer que la motivation et l'enthousiasme de ses adolescentes demeurent à leur paroxysme. « Avec mes adjoints, on fait en sorte que les filles aient toujours le goût de se présenter à l'aréna, que ce soit pour un match ou une pratique. À vrai dire, tout l'environnement du Collège de Stanstead, autant académique que sportif, contribue au bonheur des filles. Pour être honnête, je suis dans un milieu de travail exceptionnel », résume Sarah Vaillancourt.