Charles Giroux a marqué son premier touché de la saison, samedi dernier contre les Stingers de Concordia.

Les retrouvailles de Bolduc et de Giroux

Charles Giroux et Thomas Bolduc ont joué au football ensemble pendant plusieurs années. D’abord chez les Bulldogs de Sherbrooke, et ensuite avec les Cougars du Collège Champlain. Leurs chemins se sont séparés chez les universitaires. Le premier évolue à Sherbrooke, tandis que le deuxième a choisi Québec. Les deux amis se retrouveront samedi, pour la visite du Rouge et Or.

Ils ont remporté le ballon d’argent ensemble chez les Bulldogs (football civil) en 2009, avant de remporter le Bol d’Or avec les Cougars en 2017.

Même s’ils en sont à une première année au niveau universitaire, les deux copains occupent déjà des rôles importants au sein de leurs formations respectives.

Aider le Vert & Or

Bolduc est maintenant le quart-arrière partant des champions en titre de la coupe Vanier. Giroux, lui, a inscrit son premier touché par la passe, samedi dernier face aux Stingers de Concordia.

« Ça se passe très bien pour moi, je pense! Je trouve que je me débrouille bien, je suis très content de comment les choses se passent. J’ai choisi Sherbrooke, car c’est ma ville, je suis fier de jouer ici, et je voulais aider l’équipe à passer au prochain niveau », a dit Giroux.

Giroux et Bolduc étaient de la formation de leurs équipes, lors du premier match de la saison, mais Bolduc n’avait pas vu de terrain.

Samedi, c’est comme pivot partant, avec une victoire importante face aux Carabins de l’Université de Montréal en poche, que le fils d’André Bolduc, entraîneur avec les Alouettes de Montréal, se présentera à Sherbrooke.

« Je suis vraiment content pour lui. Quand j’ai su qu’il serait partant à Laval, je l’ai texté pour le féliciter, j’étais très fier de lui. On se texte, de temps en temps, on se parle de nos matchs respectifs. On est très content du cheminement de l’autre », a dit Giroux.

« Non, je ne suis pas surpris de le voir connaître du succès. C’est un très bon quart. Il est capable de lire une défensive, et il a un bon bras. Pas de doute pour moi qu’il a le talent pour être partant, même à sa première année. »

Giroux, lui, a vu son implication offensive fluctuer, au sein de l’unité du coordonnateur Justin Chapdelaine.

Son touché face aux Stingers a démontré pourquoi il était l’un des receveurs explosifs en division 1 du football collégial. Après l’attrapé, il s’est débarrassé d’au moins deux Stingers avant de marquer le touché.

« J’étais surpris moi-même de sortir de tout ça avec le touché. Je l’ai bien mérité! Il y a de l’adaptation à faire, c’est certain. Les demis défensifs sont plus rapides et plus forts. Il faut s’ajuster, mais c’est faisable. La préparation physique est essentielle. »

Le petit receveur qui fut l’un des meilleurs à sa dernière saison au niveau collégial, estime que le Vert & Or a montré de belles choses cette saison.

Une équipe avec du potentiel

« Jusqu’à maintenant, je suis content. On s’est par contre mis, trop souvent, dans des positions difficiles, pendant la saison, pour toutes sortes de raison, dont les punitions. On a un bon personnel d’entraîneurs, et on forme une bonne équipe. On peut présenter du jeu vraiment solide quand on se contente de faire nos choses. On a du potentiel, ce n’est qu’une question de temps. C’est l’expérience qu’on va chercher qui va faire la différence. »

Ce duel contre Québec, samedi, est un match sans lendemain pour le Vert & Or. Sherbrooke doit absolument l’emporter pour espérer participer aux éliminatoires.

Sherbrooke n’a pas battu Québec depuis 2003.