Samuel Poulin répond aux attentes et attire certainement l’attention des recruteurs, ce qui devient bénéfique pour ses coéquipiers qui souhaitent aussi être repêchés cet été.

Les recruteurs évaluent Poulin... et les autres

Les coéquipiers de Samuel Poulin lui en devront une. Grâce à lui, une douzaine de recruteurs assistent à chaque match du Phœnix cette saison et de nombreux joueurs de l’équipe en bénéficient.

Il faut avouer que la surprenante saison du Phœnix attire l’attention des différents hommes de hockey, qui tiennent à voir de leurs propres yeux ce qui peut bien se passer dans le clan sherbrookois pour que l’équipe connaisse autant de succès. Un succès plutôt inattendu cette année.

« Plus les joueurs gagneront, plus ils feront ouvrir les yeux de plusieurs, prétend l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Ils ont aussi la chance de profiter de la présence des recruteurs qui viennent évaluer Samuel Poulin. Tout le monde est surpris de notre saison et veut venir nous voir jouer. C’est une chance que nos joueurs peuvent avoir présentement. Samuel n’est d’ailleurs pas la seule raison de nos succès. »

Si les éclaireurs veulent d’abord amasser plus de données sur l’attaquant de 17 ans classé parmi les espoirs de première ronde au prochain repêchage de la LNH, ils en profitent du même coup pour analyser le jeu de ses coéquipiers également admissibles à l’encan 2019, comme Taro Jentzsch, Jaxon Bellamy, Bailey Peach et Thommy Monette pour ne nommer que ceux-là. 

« Dès mon arrivée à Sherbrooke, j’ai pu profiter de cette présence importante de recruteurs aux parties et c’est motivant de savoir qu’ils ne sont pas seulement à nos matchs pour Sam, même si je sais que sa présence aide beaucoup. Je rencontre parfois les recruteurs afin de répondre à leurs questions à la fin des parties. On parle d’un peu de tout, comme de mes forces et de mes faiblesses, mais ça va jusqu’au métier de mes parents. »

L’année folle de Samuel Poulin

De son propre aveu, l’agenda de Samuel Poulin est fort chargé depuis le début de l’été et le sera encore jusqu’à l’automne prochain. Il y a d’abord eu le camp de sélection de l’équipe canadienne des moins de 18 ans, la Coupe Hlinka-Gretzky, la Super Série CIBC et ensuite le Match des espoirs Sherwin-Williams de la Ligue canadienne de hockey présenté à la fin du mois de janvier à Red Deer.

« C’est une année chargée avec de nombreux événements spéciaux, confirme Poulin. Et ce n’est pas terminé. Après nos séries, ce sera les évaluations des recrues et les tests physiques dans la LNH. Ensuite, le repêchage et peut-être même le Championnat mondial des moins de 18 ans ainsi que le camp des recrues. Je suis très occupé cette année et c’est la raison pour laquelle je dois prendre soin de moi en prenant suffisamment de repos et en m’alimentant bien. Heureusement, je m’amuse lors de ces événements. »

« À 17 ans, c’est une grosse année de hockey, rappelle Stéphane Julien. Dès la fin du mois de juillet, il est sur la glace et ensuite, il se promène partout. Oui, il doit assurer cette saison, mais ça ne fait que commencer. Ensuite, il devra répondre aux attentes lors du camp de la LNH et espérer par la suite faire le saut dans la grande ligue. Il y a un stress quotidien dans la vie d’un hockeyeur et il le gère bien, c’est la bonne nouvelle. »

« Je ne m’attarde pas à cette pression simplement pour ne pas que mon jeu soit affecté, précise Poulin. Si j’ai décidé de jouer au hockey quand j’étais plus jeune, c’est parce que j’aimais ça et c’est encore ce que j’aime faire le plus au monde. »

Après 42 parties, Samuel Poulin a déjà dépassé son sommet personnel établi la saison dernière à son année recrue grâce à ses 19 buts et ses 27 mentions d’aide.

« Je pense avoir beaucoup progressé et j’ai pris de la confiance. Cette confiance change tout. Je me sens plus en forme que l’an dernier, ce qui aide beaucoup. »

« En général, il est excellent cette saison, explique son entraîneur. Je sens vraiment depuis le mois de décembre qu’il a énormément progressé. Il lance beaucoup au filet et gère mieux la possession de rondelle. Au dernier match, il a lancé onze fois. Il génère beaucoup d’attaque et profite de sa force physique. Mais d’abord et avant tout, il est un modèle pour ses coéquipiers. Je le répète souvent aux recruteurs : je n’ai jamais vu un joueur d’âge junior aussi bien structuré dans sa vie. Il va devenir tout un joueur de hockey. »

Sam Poulin admet qu’il est aussi bien entouré.

« J’ai la chance de jouer avec deux bons joueurs avec lesquels j’entretiens une belle chimie. Patrick Guay a beaucoup de talent. Il est un bon passeur, il se démarque grâce à son coup de patin et il est capable de se créer de l’espace sur la glace. Alex-Olivier Voyer applique beaucoup de pression sur l’adversaire, il a une belle présence devant le but et fait la job sale comme on dit. De mon côté, j’adopte un style de jeu physique, je tente de bien distribuer la rondelle tout en profitant de mes chances de marquer. C’est payant au bout de la ligne. »

En vitesse

Le Phœnix entreprend une série de trois matchs en trois jours. Vendredi soir, il sera à Victoriaville pour y affronter les Tigres. Ensuite. Il accueillera les puissants Voltigeurs de Drummondville et dimanche, les Sherbrookois visiteront l’Armada de Blainville-Boisbriand.

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« Jouer contre l’Armada et jouer contre les Voltigeurs, ce n’est pas pareil, précise Samuel Poulin. Il faudra faire des choses différentes pour aller chercher la victoire, mais en même temps il n’y a pas cent façons de jouer. On a la nôtre et il faudra respecter notre plan de match. »

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« Nos matchs contre Victoriaville ont souvent été serrés pendant 40 minutes parce que les Tigres travaillent fort et adoptent un style défensif, confie Stéphane Julien. Ils sont patients et on ne doit pas tomber dans le piège de l’impatience. On a focalisé sur notre jeu cette semaine. On n’était pas du tout satisfaits de notre partie de dimanche ou même en général lors des derniers matchs.»

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Taro Jentzsch reviendra au jeu vendredi. Bobby Dow est sur la liste de blessés après avoir subi une commotion cérébrale à Rimouski. Alexandre Joncas espère effectuer un retour lors du voyage dans les Maritimes à la fin du mois de janvier. Jaxon Bellamy compte revenir dans l’alignement la semaine prochaine.

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Dakota Lund-Cornish sera devant le filet vendredi à Victoriaville. Jérôme Gaudreau