Jocelyn Thibault

Les munitions pour gagner, croit Thibault

Le Phœnix s’était dressé un plan de match à l’aube de l’ouverture de la période de transactions et a été en mesure de le respecter à la lettre. Ce qui amène le directeur général de Sherbrooke à croire qu’il possède maintenant toutes les munitions pour gagner la coupe du Président : « On n’a rien à envier aux autres équipes aspirantes », estime Jocelyn Thibault.

Les Saguenéens de Chicoutimi et les Wildcats de Moncton possèdent peut-être une formation digne d’un alignement de match des étoiles. Les Eagles du Cap-Breton seront également redoutables. Et avec l’ajout de Justin Bergeron, l’Océanic de Rimouski a mieux entouré le meilleur joueur d’âge junior de la planète, Alexis Lafrenière. Malgré tout, le Phœnix croit se trouver en bonne position pour rafler les grands honneurs.

« Je trouve que notre club n’a absolument rien à envier à ces trois ou quatre équipes, déclare Jocelyn Thibault. Je regarde la profondeur de notre club à toutes les positions et je suis extrêmement confiant que notre équipe puisse rivaliser face à ces équipes. On a une chance. On se trouve dans le mix! Aucune de ces équipes n’est convaincue de gagner. Quand j’analyse notre niveau de production offensive et notre capacité à chaque position, on a tout ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout. Par contre, tout se jouera sur la glace. »

En effectuant l’acquisition de l’attaquant Charles-Antoine Roy et des défenseurs Samuel Bolduc et Xavier Bernard, le Phœnix mise le tout pour le tout pour la première fois de sa jeune existence.

« Il y avait trois défenseurs de qualité A disponibles sur le marché selon moi : Samuel Bolduc, Jared McIsaac et Justin Bergeron. Xavier Bernard s’approche aussi de ce groupe, mais je tenais à obtenir au moins un défenseur dans ce groupe de trois. On a été capables d’aller chercher Samuel assez rapidement. Au même moment ou presque, on a acquis Xavier. Je suis content, parce que c’était ça notre plan de match. »

Un cheval en défensive

La plus grande acquisition du Phœnix selon Thibault?

« Samuel est un vrai défenseur numéro 1. Il peut jouer 30 minutes par match. J’aimais notre défensive, mais on n’avait pas encore le défenseur qui peut jouer plus de la moitié du match. Il est infatigable. Il est fort physiquement. On avait besoin d’un cheval en défensive et on l’a. Il a tous les attributs pour jouer dans la LNH, mais en plus il a la capacité de jouer au sein d’un top 4 pour une équipe de la LNH, un jour. »

Or, il se pourrait que Bolduc fasse le saut chez les professionnels l’an prochain. Et le Phœnix tenait à s’offrir une fenêtre d’opportunité de deux ans. Étant donné qu’il est né au début du mois de décembre, le défenseur âgé de 19 ans aura encore un an avant de signer son premier contrat professionnel avec les Islanders de New York, qui a fait de lui un choix de deuxième ronde en 2019.

Une chimie à conserver

Pour ce qui est de sa dernière acquisition, Thibault se réjouissait lundi d’avoir mis la main sur un bon attaquant offensif au comportement exemplaire. « Charles-Antoine Roy n’était pas nécessairement mis en valeur à Gatineau, mais il a connu une belle saison l’an dernier, allant jusqu’à être invité au camp des Golden Knights de Vegas. Il est un leader naturel. Il a marqué l’organisation durant son passage à Gatineau et il est un super rassembleur. Ça, c’est important pour moi. Oui, on veut mettre la meilleure équipe sur la patinoire et gagner des championnats. Mais je tenais à garder une bonne chimie dans le vestiaire. Ça fait trois ans que je travaille fort là-dessus et ce n’est pas vrai qu’à quatre mois du jour J, j’allais tout gâcher ça. »

Thibault compare d’ailleurs Roy à Joël Teasdale.

« Ils adoptent des styles différents, mais ils se ressemblent beaucoup en ce qui a trait au leadership. Roy est extrêmement rapide, il est fort physiquement, il possède un bon lancer, il est bon au cercle des mises en jeu même s’il joue plus souvent à l’aile et il est aussi un excellent coéquipier. Il entre parfaitement dans notre philosophie. C’est une super addition pour nous et il y avait un prix à payer. »