Marie-Ève Beauchemin et son équipe IRIS participeront aux championnats du monde d’ultimate frisbee par clubs, du 14 au 21 juillet à Cincinnati, aux États-Unis.

Les mondiaux pour Beauchemin

L’athlète sherbrookoise Marie-Ève Beauchemin s’envolera pour les championnats du monde par clubs d’ultimate frisbee. Il s’agit d’une première participation pour la capitaine et son équipe IRIS. Cette première participation représente un objectif réussi de plus pour Beauchemin, qui les accumule depuis plus de huit ans.

« Au cégep j’ai commencé l’ultimate. Je suis assez habile et j’ai vu que je pouvais atteindre rapidement un haut niveau. Je suis compétitive de nature alors c’était stimulant. Même si je commençais à 20 ans un nouveau sport, je progressais rapidement », raconte l’athlète.

Le fait d’atteindre les objectifs fixés, un à un, l’a poussé à continuer pour rejoindre le plus haut niveau, en 2015, lors de la création de l’équipe senior par la Fédération québécoise d’ultimate. L’équipe IRIS est d’ailleurs la seule équipe québécoise qui performe à l’échelle du Canada.

Ce sont les trois meilleures équipes canadiennes qui se voyaient sélectionnées pour les championnats du monde par clubs, à Cincinnati aux États-Unis du 14 au 21 juillet, dans la catégorie féminine. L’année dernière, IRIS avait terminé au troisième rang, ce qui leur a valu une place.

« Il y a un mois, on a battu les championnes canadiennes », lance fièrement Beauchemin. L’objectif de son équipe est de réussir un top huit à ces championnats, dont le podium est généralement dominé par les Américaines.

« C’est un objectif vraiment difficile à atteindre, il y a de bonnes équipes, mais je pense que c’est possible ». Les Québécoises siègent présentement au dixième rang du classement mondial par équipe.

La Trifluvienne d’origine a pour objectif final de carrière d’être sélectionnée pour les championnats du monde par pays. « J’aimerais ça réussir à faire l’équipe nationale », mentionne celle qui compte déjà une participation aux championnats du monde de plage d’ultimate frisbee. Les sélections se dérouleront l’an prochain.

Sport en constant développement

Les équipes canadiennes civiles performent les unes contre les autres. Il n’y a pas d’équipe nationale, Ultimate Canada ne chapeaute pas de ligue canadienne féminine pour le sport, seulement une ligue masculine. L’équité des genres reste un enjeu important.

« La différence est que ça ne leur coute rien. Moi, ça me coute environ 5000 $ mon été. Ils ont plus d’aide. C’est un des freins du sport, on doit tout payer nous-mêmes », commente Beauchemin, qui s’est d’ailleurs battue pour intégrer le ultimate frisbee dans les équipes du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke il y a trois ans.

« Depuis trois ans, on note des records en inscriptions, tant pour la ligue scolaire que pour la ligue civile », commente Nicolas Vanasse, entraineur du programme junior à l’Association d’ultimate de Sherbrooke. « Le défi est de s’organiser au niveau junior. Il faut attirer ça vers une pratique plus régulière ».

La Fédération québécoise d’ultimate vise une entrée parmi les disciplines des Jeux du Québec, pour que le sport prenne de l’ampleur chez les jeunes. « La fédération est en évaluation. Une demande a été faite pour l’été 2020. Plus réalistement, on pourrait s’attendre à 2022. »