Les Sélections canadiennes seniors #1 sur courte piste se déroulent en fin de semaine à Sherbrooke. Sur la photo, Mario Caron, président du comité organisateur (CODEPS), Véronique McCrae coordonnatrice du programme de patinage de vitesse canada, Pierre Tremblay, conseiller du district de Dauville, responsable du comité sport et plein air et président d’excellence sportive de Sherbrooke, Luc Fortin, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l’Estrie et Stéphane Bronsard, directeur des événements et infrastructures, fédération de patinage de vitesse du Québec.

Les meilleurs patineurs débarquent à Sherbrooke

Les 64 meilleurs patineurs au Canada en matière de patinage de vitesse sur courte piste ont envahi l’aréna Eugène-Lalonde, vendredi. Les athlètes sont présents à Sherbrooke pour les Sélections canadiennes seniors #1 sur courte piste.

Ce sont 32 hommes et 32 femmes qui bataillent pour obtenir leur place sur l’équipe nationale de patinage de vitesse sur courte piste. Sur les 64 patineurs, quatre sont natifs de Sherbrooke. Jordan Pierre-Gilles, Alex Lepage-Farrell, Nicolas Perreault et Guillaume Dion livrent bataille devant parents et amis.

Les compétitions ont lieu tout au long de la fin de semaine. Cela représente 50 % des points qui peuvent être accumulés, car une compétition de même valeur aura également lieu à Calgary en mars prochain.

La coordonnatrice du programme courte piste pour Patinage de vitesse Canada, Véronique McCrae, indique que cette compétition est très importante pour les athlètes.

« Il y a seulement deux compétitions aussi importantes cette année, affirme-t-elle. La tension est très élevée. Pour certains athlètes, c’est la compétition la plus importante de leur carrière. De plus, le Québec est une force en patinage de vitesse sur courte piste. Environ 75 % des participants sont Québécois ! »

Le député et président d’honneur de l’événement, Luc Fortin, se réjouit d’accueillir cette compétition canadienne. « C’est un événement d’envergure. Il y a des retombés pour Sherbrooke en termes de nuitées, de dépenses dans les restaurants et de visibilité. Surtout, ça démontre la capacité de Sherbrooke d’organiser de gros événements sportifs. On a des ambitions d’avoir des événements internationaux, donc c’est une étape préalable », analyse-t-il, le sourire aux lèvres.

De plus, la participation des Sherbrookois à ces épreuves est synonyme de fierté dans la région. « On voit que Sherbrooke se démarque, car on a deux Sherbrookois qui sont aux Jeux olympiques cette année. Les jeunes qui sont sur la glace en fin de semaine ne savent pas où ils peuvent aller », affirme M. Fortin.

Système sans bandes

En conférence de presse, le directeur des événements et infrastructures de patinage de vitesse du Québec, Stéphane Bronsard, a demandé à la Ville de Sherbrooke de se doter d’un système « sans bandes », qui remplace les coins de patinoires par d’énormes coussins qui absorbent le choc d’un patineur qui chute.

Ces systèmes sont même devenus obligatoires pour accueillir certaines compétitions de haut niveau. « Pour accueillir des événements internationaux, on doit avoir ce genre de système, a-t-il affirmé devant le ministre Luc Fortin et devant le conseiller municipal Pierre Tremblay. La prochaine étape, c’est d’acquérir cela. Maintenant, dans les compétitions, on doit avoir des systèmes sans bandes », a-t-il poursuivi, ajoutant que ce serait une opportunité pour Sherbrooke d’être à un autre niveau en matière de patin de vitesse. De plus, selon lui, le fait de ne plus avoir de bandes diminue le risque de blessure d’environ 80 %.

Cette année pour la compétition, le système sans bande a été emprunté à l’aréna Maurice-Richard de Montréal. Les patineurs qui sont tombés lors de dépassements dans les virages ont généralement apprécié le système d’amortissement.