Samuel Poulin est le meilleur choix de 1re ronde du Phœnix. Et le meilleur joueur de l’histoire de l’organisation.
Samuel Poulin est le meilleur choix de 1re ronde du Phœnix. Et le meilleur joueur de l’histoire de l’organisation.

Les meilleurs choix du Phœnix

On le répète souvent. Un repêchage n’est pas une science infuse. Il y a les bons choix qui font la fierté des directeurs généraux. Et aussi les mauvais, qui ont de quoi faire rougir un DG pour le restant de sa carrière. Comment évaluer le travail d’un directeur général et de son équipe de recruteurs? S’ils ont pris davantage de bonnes décisions que de mauvaises. C’est ainsi que l’idée est venue de former l’équipe étoile du Phœnix pour chaque ronde des séances de sélections, de 2012 à aujourd’hui. Si parfois la tâche se complique à cause d’un grand nombre de candidats de qualité, ce qui donne droit à une chaude lutte, d’autres fois, le contraire survient: le faible nombre de joueurs repêchés lors de ces rondes met fin rapidement au débat.

Ronde 1 : Samuel Poulin en 2017

Quel est le meilleur joueur de l’histoire du Phœnix sélectionné au premier tour? Daniel Audette? Jérémy Roy? Thomas Grégoire? Mon choix: Samuel Poulin. Sans Alexis Lafrenière, il serait devenu le premier choix de la première ronde. Depuis son arrivée à l’âge de 16 ans à Sherbrooke, Poulin n’a jamais raté les séries. À sa première année, il a aidé le Phœnix à vaincre les Huskies en première ronde. À sa deuxième, il a complètement dominé l’Armada au premier tour. Et cette fois, il a mené son équipe jusqu’au premier rang du classement général de la LHJMQ. Si Audette a obtenu 237 points en 234 matchs, Poulin s’approche de son record avec 198 points en seulement 168 parties. Un choix évident, pour ma part.

Ronde 2 : Benjamin Tardif en 2016

Choisi 25e au total il y a quatre ans, Benjamin Tardif s’est démarqué par son style de jeu combatif, son leadership et sa capacité à engranger des points: 156 en 247 parties. C’est à sa saison 2018-2019 que Tardif a commencé à sortir de sa coquille. Or, avant cette année, le Phœnix n’avait pas repêché une seule fois en deuxième ronde depuis... Benjamin Tardif en 2016. Mention spéciale à Gabriel Fontaine, qui a toutefois connu son émergence sous d’autres cieux, à Rouyn-Noranda. 

Ronde 3 : Olivier Crête-Belzile en 2016

Le Phœnix de Sherbrooke n’est pas un grand habitué des sélections de troisième tour. En 2013, 2014, 2015 et 2019, Sherbrooke a dû passer son tour. Olivier Crête-Belzile arrivait à Sherbrooke avec la réputation d’être un excellent défenseur défensif. Après n’avoir pu percer l’alignement à sa première tentative au camp du Phœnix, c’est à titre de meilleur défenseur de la Ligue midget AAA du Québec qu’il est revenu par la grande porte à Sherbrooke, devenant ainsi un défenseur fiable dans sa zone. 

Ronde 4 : Jeffrey Truchon-Viel en 2013

Repêché tout juste après Chase Harwell, qui aurait pu gagner le titre de meilleur choix de 4e ronde du Phœnix, Jeffrey Truchon-Viel n’a jamais eu la chance de se faire valoir à Sherbrooke. Échangé dans l’une des pires transactions de l’histoire du Phœnix, Truchon-Viel est devenu le leader incontesté du Titan d’Acadie-Bathurst. Truchon-Viel n’avait pas récolté un seul point en 8 matchs avec le Phœnix et s’est offert des saisons de 56, 60 et 62 points dans les Maritimes, allant jusqu’à soulever la Coupe du Président et la Coupe Memorial pour ensuite évoluer dans la Ligue américaine de hockey. Un dur à cuire capable de jouer au hockey. 

Choix de 5e ronde, Nicolas Poulin aurait pu être repêché bien plus tôt. Le Phœnix a mis fin à sa descente au classement du repêchage.

Ronde 5 : Nicolas Poulin en 2014

Si Nicolas Poulin a glissé jusqu’en 5e ronde, c’est bien parce qu’il faisait miroiter la possibilité d’évoluer dans les collèges américains. Mais Jocelyn Thibault le connaissait bien et a pu convaincre Poulin de se joindre à son équipe. Sans les blessures, Poulin aurait eu un impact encore plus important chez le Phœnix. En 214 matchs, il a récolté 130 points dont 71 buts. 

Ronde 6 : Kevin Gilbert en 2014

Blessé plus souvent qu’à son tour, Kevin Gilbert est devenu un excellent joueur pour un attaquant repêché en 6e ronde. Rapide et hargneux, Gilbert a terminé son stage junior avec 61 points en 149 parties.

Ronde 7 : Trevor Stacey en 2013

Pour le rôle qu’il a joué chez le Phœnix, Trevor Stacey remporte la palme du meilleur choix de 7e ronde. Stacey est devenu le premier matamore de l’histoire du Phœnix. Il ne craignait personne et tous ses adversaires le redoutaient. Même lorsqu’il avait 16 ans, à son année recrue. En 50 matchs à sa première saison, il a terminé l’année avec 137 minutes de punition. Le joueur de Kahnawake n’a toutefois jamais obtenu de points. C’est là que les amateurs peuvent se montrer en désaccord face à ce choix. Le gardien Thomas Sigouin pourrait alors devenir l’alternative.

Ronde 8 : Vincent Lampron en 2015

Ça commence à se corser. Mais pour un choix de 8e ronde, Vincent Lampron a tout de même connu une belle carrière chez les juniors. Il aura d’ailleurs rapporté un choix de 4e ronde lors de son échange aux Olympiques de Gatineau en 2018. Pas si mal. Peu reconnu pour ses aptitudes offensives, avec 13 points en 104 matchs, Lampron faisait le travail dans sa zone. 

Ronde 9 : Jérémy Rainville en 2017

En voilà un autre qui a fait partie d’une transaction avec les Olympiques, qui avaient offert une sélection de 5e ronde 2020 et un choix de 8e ronde 2020 en échange de Rainville et d’un choix de 7e ronde. L’ancien capitaine des Cantonniers de Magog venait de participer à la Coupe Telus et s’était incliné en finale avec sa formation midget AAA. Après avoir obtenu 7 points en 29 parties dans un rôle de joueur de soutien, Rainville a dû quitter Sherbrooke avec quelques combats à son dossier. 

Ronde 10 : Marc-Antoine Pépin en 2017

L’une des rares erreurs du directeur général Jocelyn Thibault, qui s’est montré bien peu patient dans le dossier de Marc-Antoine Pépin. Il faut avouer que le défenseur s’était fracturé le poignet au camp et tous les postes étaient pourvus par la suite en défensive, ce qui a convaincu le Phœnix de l’échanger aux Cataractes de Shawinigan. Marc-Antoine Pépin n’a disputé que deux petites parties avec le Phœnix avant d’obtenir 49 points en 83 parties à Shawinigan, forçant ainsi la Centrale de recrutement de la LNH à l’intégrer à son classement des joueurs intéressants au repêchage de la Ligue nationale.

Yann-Félix Lapointe est le meilleur choix tardif du Phœnix.

Ronde 11 : Yann Félix-Lapointe en 2016

Le meilleur choix tardif de toute l’histoire du Phœnix. Yann Félix-Lapointe a rendu d’excellents services au Phœnix de Sherbrooke en disputant 188 parties, ce qui est excellent et plutôt rare pour un choix de 11e ronde. Le défenseur est devenu une inspiration pour tous les choix tardifs aux différents repêchages. Au total, le défenseur défensif a tout de même récolté 58 points.

Ronde 12 : Ludovic Harrisson et David Provencher en 2019 et 2018

L’avenir nous dira lequel entre Ludovic Harrisson et David Provencher se distinguera le plus. Rendus en 12e ronde, les candidats à ce décompte deviennent rares. Le petit attaquant pourrait percer l’alignement cette saison après avoir eu la chance de se prouver durant quatre parties la saison dernière. David Provencher tentera pour sa part de s’emparer du poste de second violon devant le filet cette saison, à l’âge de 19 ans.

Ronde 13 : Justin Vachon en 2012

Sélectionné lors du premier repêchage de l’histoire du Phœnix, Justin Vachon a joué 26 parties avec le Phœnix avant d’être échangé à l’Océanic de Rimouski, qui se cherchait un attaquant robuste capable d’intimider l’adversaire. C’est exactement ce qu’il a tenté de faire lors de la saison 2014-2015, en prenant part entre autres à quatre parties de la Coupe Memorial. 

Ronde 14 : 

Aucun joueur de 14e ronde n’attire l’attention malheureusement. Aucun n’a percé l’alignement de façon significative. 

Meilleur joueur invité : Félix Robert en 2016

Félix Robert n’a jamais été repêché. Ce qui ne l’a pas empêché de collectionner 216 points, dont 92 la saison dernière, en 219 parties. Le joueur des Cougars du Collège Champlain arrivé chez le Phœnix en 2016 a connu une progression incroyable et sa contribution demeure inestimable.

Meilleur choix européen : Samuel Hlavaj en 2019

On aurait pu nommer Yaroslav Alexeyev, Tim Wieser ou encore Kay Schweri, qui ont tous été très bons comme petits joueurs de finesse, mais Samuel Hlavaj a permis au Phœnix de terminer au sommet du Top 10 de la LCH et au premier rang de la LHJMQ la saison dernière avec 33 victoires en 39 départs et une moyenne de 2,25 buts alloués par match.