Les Harfangs 2 de Sherbrooke ont été parfaits cette fin de semaine lors de la deuxième édition du Tournoi provincial atome de Sherbrooke. Ils ont remporté les grands honneurs en catégorie atome AA.

Les Harfangs dominent à la maison

Les Harfangs 2 de Sherbrooke ont remporté les grands honneurs de la catégorie atome AA de la deuxième édition du Tournoi provincial atome de Sherbrooke dimanche, en battant le Drakkar de Vaudreuil-Dorion par 4-2 en finale.

Les protégés de l’entraîneur-chef Steve Saint-Laurent ont été parfaits lors de ce tournoi disputé à la maison, avec une fiche de 5-0. Au passage, ils ont marqué 22 buts et en ont accordé que six.

Le match de finale fut passablement serré contre un adversaire, le Drakkar, qui était lui aussi invaincu jusque là.

Le Drakkar a ouvert la marque en première période, avant de voir les Harfangs rebondir en deuxième période, grâce à deux filets consécutifs, ceux d’Elliott Desmarais et de Noah Leduc.

C’est ce même Elliott Desmarais qui a concrétisé la victoire des Harfangs en marquant le but de la victoire, alors qu’il ne restait que 1:16 minute au match.

Mathieu Blanchard a confirmé le tout avec un but dans un filet désert quelques secondes plus tard.

Depuis le début de leur saison, les Harfangs 2 ont une fiche de 21-2-1.

« Ce fut vraiment un week-end trippant pour les jeunes. Gagner un tournoi à la maison, en plus, c’est très spécial. Parmi les trois tournois auxquels on est inscrits, c’est celui au fond de moi que j’espérais le plus que les jeunes allaient gagner. Les jeunes ont joué comme de vrais pros », a dit l’entraîneur-chef Steve Saint-Laurent.

« J’ai vraiment des joueurs ‘‘sur la coche’’. Ils sont sérieux à l’entraînement, ils sont dévoués lors des matchs, et tout ça se fait dans le plaisir. On a du talent dans l’équipe et on mise sur un système de jeu très combattif. »

S’ils ont défait une bonne équipe en finale, les Harfangs 2 ont dû d’abord, dimanche matin, affronter leurs bons amis des Harfangs 1.

Un duel qu’ils ont gagné 4-0.

« Ce fut un peu une finale avant la finale et un match émotifs pour tout le monde. Nos joueurs ont joué contre leurs amis, on connait très bien leurs entraîneurs », a dit Patrice Henrichon, adjoint à l’entraîneur.

« Parmi les trois tournois auxquels on est inscrits, c’est celui au fond de moi que j’espérais le plus que les jeunes allaient gagner. »
Steve Saint-Laurent

« On a sorti un gros match. On a réussi à les neutraliser. Je craignais une baisse d’énergie en finale, et qu’on ait de la misère à retrouver le même niveau, mais ça ne s’est pas produit. Le Drakkar est l’une des bonnes équipes au Québec », a renchéri M. Saint-Laurent.

« Notre jeu collectif est très fort. En tant que personnel d’entraîneurs, c’est ce qu’on veut inculquer aux jeunes, se faire des passes, jouer en équipe. Bien souvent, ça clique plutôt en fin d’année. Là, ça s’est fait dès le début de l’année. C’est impressionnant de voir ça », a lancé M. Henrichon.

Les Harfangs de Sherbrooke avaient aussi triomphé l’an dernier en catégorie atome AA.

En catégorie atome BB, le Phœnix de Sherbrooke a baissé pavillon 9-1 face aux Appalaches de Thetford Mines. Kaleb Poulin a inscrit le tour du chapeau pour les vainqueurs.

Une deuxième édition couronnée de succès

Cette deuxième édition du Tournoi provincial atome de Sherbrooke est un succès aux yeux de la présidente, Sylvie Rousseau, et ce, même si certains obstacles se sont dressés. Comme le manque de bénévoles.

« On est dans une période de transition pour les tournois à Hockey Sherbrooke. Plusieurs nouveaux comités organisateurs sont en place et on doit faire la transition. Je crois qu’on va se diriger lentement vers une entraide de tous les tournois. On a couru beaucoup cette fin de semaine. Mon mari Claude Rousseau s’occupait du site de Rock Forest dimanche, et ils étaient quatre seulement. Ici (Centre Julien-Ducharme), on était trois ou quatre », a-t-elle déploré.

« J’aimerais qu’on s’assoie tout le monde ensemble, qu’on se fasse une liste de bénévoles accessibles. Il faut s’entraider. On a de la misère à avoir du monde pour le médical. Je viens du monde de la santé, alors je me suis mis une croix dans le dos. À Rock Forest, on avait un ambulancier. C’est difficile d’avoir du personnel médical. Il faudrait payer, et ça coûterait environ 4000 $ pour un tournoi. C’est énorme. C’est le gros défi. »