Les Gaiters amorcent une troisième saison dans la conférence des Maritimes.

Les Gaiters en action à Wolfville en Nouvelle-Écosse

C’est sur la route, ce samedi, que les Gaiters de l’Université Bishop’s amorceront leur troisième saison au sein de la conférence des Maritimes du football universitaire canadien.

La troupe de Chérif Nicolas se présentera sur les terres des Axemen d’Acadia avec une formation qui a subi des transformations importantes, dont celle effectuée au poste de quart-arrière partant de l’équipe.

Liam Kennedy, joueur de troisième année, et la recrue Charles Aubry, devraient tous les deux voir du terrain samedi, confirme Chérif Nicolas.

Les deux ont très bien fait lors du camp d’entraînement de l’équipe et bien peu de choses séparent le rendement des deux athlètes.

« On va voir les deux gars jouer samedi afin de poursuivre notre évaluation et de laisser la pôle à un des deux gars, quand ce sera le temps, quand il va nous démontrer qu’il est prêt. Ce n’est pas négatif, au contraire, les deux ont bien fait lors du camp d’entraînement, les deux méritent de jouer et c’est ce qu’on va faire. À l’attaque, on va prendre ce que la défensive adverse va nous donner ; dans ce cas-là, les deux gars peuvent nous aider. Liam est un gars très cérébral dans ses actions, alors que Charles est un peu plus athlétique », a dit Chérif Nicolas.

Dans le champ arrière, Nicolas, qui cumulera cette année les tâches d’entraîneur-chef et de coordonnateur offensif, a déjà fait son choix.

« Louis-Philippe Grégoire (307 verges de gain en 2018) a pris la pôle chez les porteurs de ballon, et il est entouré d’un bon groupe de porteurs. Aussi, on a un solide groupe de cinq receveurs, avec plusieurs gars dont Zach Graveson, qui reviennent et quelques recrues prometteuses. Quant à notre front offensif, on a six gars qui sont dans la rotation active, et on est à trouver un cinq partant avec de la cohésion. »

Nathan Walker sera également à surveiller, lui qui bouclé 2018 avec 33 réceptions et 450 verges de gain.

Quant à l’unité défensive, dirigée par Fabrice Raymond, elle misera surtout sur sa vitesse.

« C’est une marque de commerce qu’on a commencé à exploiter en fin de saison l’an dernier, avec beaucoup de permutations. En couverture, des jeunes se sont présentés au camp prêt à nous aider rapidement. Jake Kelly s’est imposé comme demi de coin côté court, depuis le printemps, et personne n’a pu le déloger. C’est l’fun de voir des gars de deuxième année, des gars qui viennent de l’Ontario, qui réussissent à s’imposer. »

Le défi qui attend les Gaiters, à l’aube de cette troisième saison est important ; ils n’ont remporté qu’un seul match à leurs deux premières saisons dans les Maritimes.

Chez les joueurs, l’optimisme est au rendez-vous. Le changement de philosophie, proposé par Chérif Nicolas à son arrivée, se fait sentir, disent-ils.

« Chaque année, la culture qu’on bâtit s’installe. C’est vraiment un gros changement par rapport à ce que j’ai connu quand je suis arrivé ici. Cette année, les gars y croient, on voit du progrès. Il n’y a plus rien pour nous surprendre, on a vécu les voyages en avion, on connaît les autres équipes des Maritimes. C’est du positif. On s’attend à une meilleure saison. Tout le monde est vraiment excité », a dit le vétéran receveur de passes Zachary Graveson, qui en est à sa cinquième année.

« Mais ce genre de progression, ça ne se fait pas en un an ; cette année, la chimie dans l’équipe, c’est très bon. On veut juste faire notre job, on ne doit pas se compliquer la tâche. Tu fais ton tracé, tu attrapes la balle, tu fais le jeu.

On est surpris et excité par nos nouveaux quarts-arrière, ça amène une vague de changements. Ils sont différents et c’est stimulant de voir tout ce qu’on peut accomplir avec eux, » a-t-il poursuivi.

Encadrer les jeunes

Capitaine en défensive, le secondeur Rémi Desbiens sait qu’il aura un rôle de grand-frère auprès de ses jeunes coéquipiers. Les Gaiters ont une nouvelle cohorte d’une trentaine de jeunes nouveaux.

« Je vais les accompagner dans tout ce qu’on va vivre, le voyage en avion, les déplacements, les entraînements, l’école. Ce sont tous des bons joueurs de football, s’ils sont ici, c’est pour ça. Pour le reste, on va les encadrer. La culture a changé, a évolué, elle s’imprègne et on doit embarquer les jeunes là-dedans. Une fois que les coachs changent la philosophie, c’est ensuite aux joueurs de la mettre en place. »