L’entraîneur des Gaiters Rod Gilpin espère voir son équipe surfer sur la vague de confiance qui a pris forme samedi au terme de la finale contre les Citadins de l’UQAM disputée à l’Université Bishop’s.

Les Gaiters aux nationaux : confiants dans le rôle de négligés

Les Gaiters de l’Université Bishop’s se présentent à Ottawa sans complexe. Et surtout, confortables dans le rôle de négligé. C’est avec une grande confiance que les hommes de Rod Gilpin abordent le Championnat canadien de basketball universitaire en espérant ajouter un deuxième titre national à leur collection quelques jours après avoir gagné un match au scénario hollywoodien lors de la finale provinciale.

La formation de l’Université Bishop’s, qui compte environ 2500 étudiants, affrontera vendredi à 18 h une institution 24 fois plus populeuse que la sienne. Avec près de 60 000 étudiants, l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) compte sur une puissante équipe. La preuve : les Thunderbirds affichent un dossier de 16-4.

À LIRE AUSSI: Victoire de championnat hollywoodienne pour les Gaiters [PHOTOS + VIDÉO]

« On est les négligés dans ce tournoi. Mais l’ambiance est bonne. Notre dernière partie a donné de bonnes vibrations à notre club et on a gagné en confiance. On affrontera d’excellents joueurs vendredi. Il y a quelques étoiles dans leur alignement, il faut l’avouer », soutient l’entraîneur des Gaiters, Rod Gilpin. 

La fiche des Gaiters n’est pas aussi reluisante que celle de leurs prochains adversaires : 8-8. En fait, leur dossier est le pire des huit équipes présentes à la Place TD.

« On a connu une bonne semaine d’entraînement, assure l’entraîneur de Bishop’s. On s’attend à disputer des matchs serrés. On croit pouvoir battre tout de même les sept autres équipes participantes. Nos deuxièmes adversaires pourraient être Ottawa ou bien encore Dalhousie. L’important, ce sera d’être à notre meilleur. C’est tout ce que je demande à mon équipe. C’est déjà beaucoup! »

Continuons le jeu des comparaisons. L’attaque des Gaiters est la moins redoutable du tournoi avec une moyenne de 79,9 points (27e) par match. Celle de l’UBC : 93,5, le deuxième meilleur total au pays. La marge est énorme. 

En défensive, les Gaiters ont accordé en moyenne 81,5 points par match, ce qui les place au 26e rang au Canada. L’UBC : 77 points.

« Il faudra surveiller des joueurs comme Jadon Cohee. De notre côté, on compte sur des gars comme Nervens Demosthene et Joany Castor Thadal, qui a réussi le fameux lancer de trois points à la dernière seconde pour faire la différence lors de notre dernier match contre l’UQAM. » 

Le lancer d’une vie

Les images du lancer de Joany Castor Thadal ont d’ailleurs circulé largement sur les réseaux sociaux. Normal, puisqu’il s’agit du rêve de tous les athlètes, de pouvoir sceller l’issue d’un match aussi important de cette façon.

Sa récente prestation lui a valu le titre de joueur de la semaine à l’Université Bishop’s, mais aussi au Réseau du sport étudiant du Québec. 

Malgré sa petite taille, notons que l’Université Bishop’s en sera à une deuxième participation en cinq ans au Championnat canadien de basketball universitaire masculin. Les Gaiters ont raflé le titre une seule fois, en 1998.

Les Thunderbirds ont quant à eux été sacrés champions canadiens pour la dernière fois en 1972. Il s’agissait du deuxième titre dans l’histoire de cette formation. Ce qui la place toutefois encore bien loin de Carleton, qui a déjà remporté 14 fois le Championnat canadien.

D’ailleurs, Carleton prend part une fois de plus à l’édition 2020 et son équipe occupe le siège réservé aux favoris grâce à un dossier de 21-1.