Les frères Élisée, Élie et John Dondon partent à la conquête de leur rêve en se dirigeant vers l’Europe dans quelques jours.

Les frères Dondon à la conquête de leur rêve [VIDÉO]

Lorsqu’ils étaient assis sur les bancs de l’école Larocque à Sherbrooke, les frères Dondon savaient que les études étaient importantes, mais rêvaient plutôt à la NBA. Aujourd’hui, John, Elie et Elisée cognent à la porte de leur rêve en partant pour l’Europe afin de se joindre à une ligue professionnelle, tout en participant aux plus grands concours de dunks.

« Certains professeurs me disaient que ce n’était pas possible de jouer chez les professionnels. D’autres me rappelaient que le chemin n’allait pas être facile. Qu’il fallait que j’aie des buts plus réels. Mais si tu y crois, tu vas atteindre ton but. J’avais confiance en moi. »

Âgé de 19 ans, John Dondon est le plus jeune des trois frères et a suivi le chemin tracé par Elisée et Elie ainsi que par leur père.

« Mon père a joué pour l’équipe nationale de la Centrafrique, explique l’aîné, Elie Dondon, âgé de 25 ans. C’est lui qui m’a fait aimer ce sport dès que j’étais à l’école Larocque. C’est à ce moment que je me suis mis à rêver à la NBA et à ma carrière professionnelle. Le parcours n’est toutefois pas évident. Il y a tellement de bons joueurs qui visent la NBA. »

Ce dernier a mis les chances de son côté en poursuivant ses études en anglais.

« Je me suis dirigé vers une école anglophone en évoluant dans la division 1 de l’Alberta Colleges Athletic Conference (ACAC) et j’ai participé à des camps NCAA division 1. J’avais des buts et je savais que j’allais les atteindre. »

Quant à Elisée, il a hésité longtemps avant de plonger tête première dans le monde du basketball.

« J’ai commencé le basket un peu plus tard que mes deux frères, soutient le joueur de 21 ans. J’hésitais entre l’athlétisme et le basket quand j’étais à l’école primaire. Je pratiquais l’athlétisme, mais mon grand frère et mon père m’ont fait aimer encore plus le basket. J’ai fait mon choix quand je suis arrivé à l’école du Triolet. »

Elisée traversera l’océan dans les prochains jours pour évoluer dans une ligue professionnelle en Suisse avec son plus jeune frère.

« On ne peut pas confirmer l’équipe pour laquelle nous allons jouer. Le contrat devrait être signé bientôt. En Europe, on s’est surtout fait connaître grâce à une équipe de développement en Espagne destinée aux joueurs qui aspirent aux rangs professionnels », informe Elisée.

La crème des meilleurs dunkers

Elie Dondon a pour sa part goûté à l’expérience des ligues professionnelles en Espagne, dans la Liga EBA. Mais ses talents de dunkers l’amènent également dans les plus grands concours de dunks.

« J’ai un parcours un peu plus spécial que mes frères. J’ai voyagé partout dans le monde. J’ai participé à plusieurs concours de dunks et je me suis fait connaître grâce à ça. J’ai aussi pris part à des événements avec Adidas. Je suis en contact aujourd’hui avec les meilleurs dunkers du monde entier. Je fais partie de l’équipe Jump Goat composée de quatre des meilleurs dunkers au Canada et moi, je me suis classé dans les dix meilleurs au pays. De belles choses m’attendent grâce aux dunks dans la prochaine année et ensuite, je retournerai jouer dans une ligue professionnelle. »

Ses frères tenteront aussi de l’imiter un jour.

« J’adore les concours de dunks, soutient Elisée, mais j’ai mis l’accent sur le basket professionnel avec mon petit frère. »

Se créer une marque de commerce

Par le biais de leurs vidéos YouTube et leur compte Instagram, les trois membres de la famille Dondon se bâtissent peu à peu une réputation. « On veut mettre Sherbrooke sur la carte avec des vidéos et nos comptes Instagram. On veut se faire connaître par tout le monde. Ce serait bien aussi d’en faire une business et de créer une marque de commerce autour de nous. On participe au tournoi Bang On Your Chest. On s’est fait connaître dans toute l’Europe en participant également à des concours. Même si l’on vient de Sherbrooke, qui n’est pas une ville reconnue pour le basket, on veut montrer aux plus jeunes que c’est possible de percer », résume Elisée.