L’ex-joueur professionnel Éric Bélanger a célébré la première conquête de la Coupe Dodge du Séminaire Saint-François, dimanche.

Les frères Bélanger ont chacun leur Coupe Dodge

Éric et Luc Bélanger ont connu un week-end de rêve derrière le banc de leur équipe de hockey respective. Les deux frères originaires de Sherbrooke ont soulevé tour à tour la Coupe Dodge dans deux catégories différentes.

Connu pour sa longue carrière dans la LNH, Éric Bélanger a dû traverser une courte tempête en fin de saison avec ses Typhons du Séminaire Saint-François pour finalement rafler les grands honneurs de la classe midget espoir.

« C’est vraiment spécial de voir mon frère et moi gagner une Coupe Dodge en même temps, souligne celui qui a évolué pour sept équipes de la LNH, dont les Kings de Los Angeles. Nos parents étaient présents et faisaient la navette entre les deux arénas. De notre côté, il a fallu que je sorte un lapin de mon chapeau pour ramener les gars dans la bonne voie. On a seulement perdu quatre parties en 32 matchs, mais on a subi deux défaites difficiles à expliquer en fin de saison. J’ai dû leur rappeler qu’ils formaient encore la meilleure équipe au Québec et qu’il était possible de gagner le championnat provincial. »

Cette victoire constitue la première conquête du Séminaire Saint-François à la Coupe Dodge.

« Les Harfangs du Triolet ont bien rivalisé en demi-finale lors de notre victoire de 2 à 1. Ils avaient battu Gatineau, une excellente équipe. En étant la première équipe du Séminaire à soulever la Coupe Dodge, cette victoire de 4 à 2 contre Saguenay/Lac-Saint-Jean est encore plus gratifiante. »

L’ancien portier du Saint-François et des Faucons de Sherbrooke Luc Bélanger a soulevé la Coupe Dodge avec l’équipe de son garçon Louka, les Sieurs bantam BB de Nicolet.

Comme dans les films

Au même moment dimanche, l’ancien portier du Saint-François de Sherbrooke et des Patriotes de l’UQTR savourait sa plus grande victoire en tant qu’entraîneur en pilotant la formation de son fils Louka.

Les Sieurs bantam BB de Nicolet n’ont pas goûté à la défaite à la Coupe Dodge, avec cinq victoires, dont une en prolongation par la marque de 3-2 contre les Îles-de-la-Madeleine.

« Cette équipe des Îles est formée de joueurs étoiles repêchés dans différentes équipes et a battu tous les autres clubs avec un écart de pointage impressionnant en ronde préliminaire. On les avait affrontés à Saint-Eustache et c’était serré. On avait perdu 3 à 2. Tout le monde croyait qu’ils étaient trop forts et que c’était impossible de les battre. On a connu une excellente saison avec seulement quatre défaites en 48 parties. On croyait en nos chances et on a finalement pu prendre notre revanche contre les Îles en gagnant le trophée le plus important », raconte celui qui a également gardé les buts pour les Faucons de Sherbrooke de 1993 à 1995.

« Nos petits gars sont incroyables, poursuit-il. Sérieusement, on veut toujours gagner pour eux et j’ai vécu des moments aussi tripants que ceux vécus lorsque je gagnais des championnats en tant que joueur. Louka et moi, on a gagné quelques tournois ensemble depuis que je suis entraîneur, mais gagner la Coupe Dodge, c’est encore plus spécial. »

Piloter à un autre niveau

Les frères Bélanger ne se le cachent pas. Ils ont tous les deux de l’intérêt pour piloter un jour une équipe d’un niveau supérieur.

« Mon téléphone est toujours ouvert, confie Éric Bélanger. Je ne suis pas prêt à m’exiler très loin par contre. L’idéal serait de rester dans la région de Québec. Le midget AAA m’intéresse, la LHJMQ aussi. »

« J’adore être entraîneur, soutient de son côté l’aîné de la famille, Luc Bélanger, toujours enseignant au secondaire. J’ai déjà été derrière le banc de l’équipe de l’UQTR et j’aimerais m’impliquer dans la structure intégrée de notre région, mais je ne travaille pas pour la bonne commission scolaire. Je suis avec l’équipe de mon garçon depuis cinq ans et je suis de très près ma fille Romane aussi côté hockey. Mais si l’occasion se présente, je vais probablement la considérer. »

LNH : des séries qui changeront le modèle à suivre, estime Éric Bélanger

La première ronde des séries de la Ligue nationale de hockey prouve une chose, selon Éric Bélanger : la parité est bel et bien présente dans la LNH. 

« La première ronde a été excellente à suivre. Le fait de voir les formations de Tampa Bay, Calgary, Toronto, Pittsburgh, Nashville et peut-être même Washington ce soir (mercredi) perdre au premier tour va probablement changer le modèle à suivre. Ça va faire bouger les choses, c’est certain. Plusieurs équipes n’hésiteront pas à ajouter un élément supplémentaire ou deux à la date limite des transactions pour se donner une meilleure chance de faire partie des éliminatoires ou de gagner la Coupe Stanley. »

Celui qui a terminé sa longue carrière avec les Oilers d’Edmonton fait partie de ceux qui ont dû se coucher tard mardi soir afin d’assister à la victoire des Sharks de San Jose et l’élimination des Golden Knights de Vegas en prolongation lors du match numéro 7. 

« C’était tout simplement débile comme partie. Après ma longue fin de semaine à la Coupe Dodge, j’avais hâte d’aller me coucher, mais j’étais incapable de le faire. Les amateurs sont servis lors de cette première ronde », confirme l’analyste et collaborateur chez RDS.

Éric Bélanger admet bien aimer la formation des Islanders de New-York. 

« Ils sont surprenants! »

Et concernant le Canadien de Montréal, il estime qu’il est difficile de blâmer le directeur général Marc Bergevin pour ne pas avoir ajouté l’élément manquant qui aurait pu permettre au CH d’accéder aux séries. 

« Le Canadien a été lui-même surpris par sa progression et ses résultats cette saison. Il se retrouve en avance sur son plan. Il pourrait ajouter un joueur d’impact cet été, mais il faut savoir que c’est toujours plus difficile d’attirer un agent libre à Montréal », résume l’ancien de la LNH.