Taro Jentzsch et Oliver Okuliar sont arrivés au pays en provenance de l’Europe vendredi pour joindre les rangs du Phœnix.

Les Euros débarquent en ville

Les deux nouveaux joueurs européens du Phœnix de Sherbrooke, Taro Jentzsch et Oliver Okuliar, sont arrivés en ville et ont hâte de sauter sur la glace du Palais des sports. L’Allemand et le Tchèque, qui ont tous les deux 18 ans, avaient les yeux grands et brillants en entrant dans l’amphithéâtre sherbrookois. « Wow, c’est vraiment grand », a même constaté Jentzsch, le sourire aux lèvres.

Pour Jentzsch, l’Amérique n’est pas inconnue, lui qui a été à Montréal il y a quelques années. « Je connais le Phœnix. Je sais qu’ils ont bien fait l’an dernier en séries éliminatoires. Ça a été un beau sentiment quand le Phœnix m’a repêché. Je suis excité de jouer pour eux », a affirmé le jeune joueur, quelques secondes après avoir mis les pieds dans l’aréna.

Jentzsch, un joueur de centre ayant amassé 18 buts et 36 passes (54 points) en 40 matchs, assure qu’il est un bon passeur. « Je suis un fabricant de jeux. Je peux autant jouer sur l’avantage numérique qu’en infériorité. J’espère avoir un bon temps de glace », confirme-t-il, comparant son style de jeu à celui de Leon Draisaitl des Oilers d’Edmonton.

Pour Okuliar, il s’agit de sa première expérience en sol canadien. Lui aussi joueur de centre, il a déjà commencé à analyser l’alignement de sa nouvelle équipe. « Il y a de bons jeunes joueurs, comme Samuel Poulin. C’est vraiment bon pour moi, parce que je veux bien jouer dans cette ligue. C’est une nouvelle expérience pour moi », décrit Olivier Okuliar, lui qui apprécie particulièrement le style de jeu d’Artemi Panarin des Blue Jackets de Colombus.

Deux joueurs, deux styles
Pour le directeur général du Phoenix, Jocelyn Thibault, le fait que les deux Européens puissent déjà communiquer avec leurs coéquipiers est un avantage de taille. « Le premier contact s’est bien passé. C’est le fun, car les deux parlent quand même bien en anglais. Ça va assurément aider à leur intégration », pense l’ancien gardien de but.

Pour le DG, Oliver Okuliar a le potentiel pour jouer au sein des deux premiers trios du Phœnix. « Oliver est capable de jouer à l’aile tandis que Taro est vraiment un centre naturel. Ce sont deux grands bonshommes (NDLR : les deux joueurs font 6’1’’). Oliver a de bonnes mains, un très bon instinct offensif, mais est très rude. Il a de la grit, a beaucoup de caractère, va dans le trafic et il aime la turbulence. C’est un joueur d’énergie avec beaucoup d’habiletés », analyse Thibault.

« De son côté, Taro est un peu plus fluide, poursuit-il. Il aime le maniement de rondelle. Il est très intelligent et aime jouer des deux côtés de la patinoire. Il est très responsable et est un excellent passeur. Il crée des jeux et est capable de tout faire », résume le directeur général du Phœnix.

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Jocelyn Thibault

Aucune place garantie

La situation du Phœnix de Sherbrooke est particulière. C’est que la formation n’a aucun joueur de 20 ans à l’attaque, mais les deux gardiens, Brendan Cregan et Reilly Pickard, ont cet âge. De plus, ceux-ci pourraient se faire jouer un tour par les jeunes Thommy Monette ou Thomas Sigouin, qui cognent à la porte de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. 

Le directeur général du Phœnix, Jocelyn Thibault, ne sait pas encore à quoi s’attendre. « Tout le monde est sur le même pied d’égalité. Ça va être un combat au camp entre les deux 20 ans, Thommy Monette, Thomas Sigouin qui a très bien fait à Thetford l’an passé et Ethan Pearson qu’on vient de repêcher. Notre alignement n’est pas arrêté dans nos têtes. On a beaucoup de profondeur et il va y avoir de bonnes bagarres à toutes les positions. On va avoir de grosses décisions à prendre rapidement », avoue-t-il.

La situation des 20 ans n’est pas déplaisante pour le DG. « C’est correct. Je ne vais pas dire que c’était voulu, mais on n’a pas couru après les 20 ans. On a Ryan DaSilva à la défense, Louis-Philip Fortin qui est en essai avec nous et l’on a les deux gardiens qui vont compétitionner pour un poste. Évidemment, on ne gardera pas deux gardiens de but de 20 ans », affirme Thibault.

« On n’a pas d’attentes par rapport au nombre de 20 ans que l’on va avoir dans l’alignement pour débuter, poursuit l’ancien gardien. On va voir comment ça va aller avec les autres joueurs. Est-ce qu’on va commencer à un, deux ou trois 20 ans ? Je ne sais pas. On va avoir beaucoup de joueurs de 17, 18 et 19 ans. On a un noyau qu’on veut garder deux ou trois ans. »