Annie Lévesque et Annie Martin dirigent l’équipe de volleyball féminin du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Les entraîneurs désormais membres de l’APAPUS

Dans le but de solidifier son offre de services et d’être plus concurrentielle dans le recrutement des entraîneurs pour ses équipes sportives, l’Université de Sherbrooke a confirmé leur adhésion au syndicat APAPUS (Association du personnel administratif et professionnel de l’UdeS).

La démarche vise une douzaine d’entraîneurs et elle s’étale sur une période de trois ans, à partir de l’automne 2018.

« On y va par étape, évidemment, on ne peut pas procéder à l’inclusion de tous les entraîneurs, du jour au lendemain. On a un plan sur trois ans. On a commencé par le volleyball, l’athlétisme, ensuite le soccer et la natation. Il nous reste le football », a précisé le président du Service du sport et de l’activité physique à l’Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Boucher.

« On voulait professionnaliser la fonction d’entraîneur et moi, ça fait longtemps que je rêvais à ça. C’était le cas il y a plusieurs années, mais on voulait resserrer le cadre un peu. Au service du sport, j’avais cinq statuts différents d’entraîneur. Certains étaient membres APAPUS, d’autres étaient sous contrat avec la Corporation football, d’autres étaient bénévoles, ça n’avait pas de bons sens. J’avais la volonté d’uniformiser ces postes-là. »

Une première demande a été faite en 2015, auprès de l’APAPUS, sans succès.

« On a travaillé avec la direction, on a eu l’appui entier et total de la direction de l’Université. On a eu de très bonnes discussions avec Mme Rémillard (Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’administration et au développement durable) l’an passé, dans la mesure où on voulait améliorer la qualité de nos programmes Vert & Or. C’était l’une des actions concrètes que l’on pouvait poser rapidement », a poursuivi M. Boucher.

« Ainsi, on stabilise nos entraîneurs en leur offrant de meilleures conditions. Attirer les meilleurs entraîneurs est un enjeu important. On peut maintenant engager nos entraîneurs comme des professionnels à l’UdeS avec toutes les conditions qui s’y rattachent, des conditions intéressantes. »

Ces entraîneurs ont donc des statuts précis, à l’intérieur même de l’APAPUS, dit Jean-Pierre Boucher. Et l’entente qui lie les entraîneurs à l’Université est d’une durée minimum de deux ans.

« Une des conditions, c’est l’évaluation annuelle qui se fait de nos entraîneurs, par rapport à leur travail. Si tout va bien, on renouvelle l’entente avec eux chaque deux ans. Si un jour, ça ne fonctionne plus, qu’on veut apporter des changements, ou que l’entraîneur lui-même veut changer de boulot, il n’y a pas de problème. On n’est pas tenu de garder un coach avec qui ça ne fonctionne plus », a ajouté M. Boucher.

« Ça démontre le sérieux de la direction de vouloir monter les programmes Vert & Or à un niveau différent. Ça stabilise notre programme Vert & Or quant à l’encadrement de nos jeunes et c’est plus intéressant pour le recrutement. »

Cette lettre d’entente entre l’APAPUS et l’Université a été signée l’automne dernier.