Sylvain Rousseau et Sylvain Gélinas courent chaque semaine une centaine de kilomètres et rêvent de participer au prestigieux Ultra-Trail du Mont-Blanc en Europe.

Les deux Sylvain en route vers le Ultra-Trail du Mont-Blanc

Ils ont le même prénom et partagent tous deux une grande passion pour la course à pied. Les deux Sylvain viennent de compléter les 160 kilomètres du Ultra Trail Gaspésia et rêvent un jour de participer au prestigieux Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB).

D’un calme et d’une détermination remarquables, Sylvain Gélinas, 45 ans, et Sylvain Rousseau, 50 ans, sont un bel exemple de dépassement de soi.

Les deux collègues au bureau de la CSRS n’ont pas commencé la compétition de la même manière.

Sylvain Gélinas court depuis le secondaire, où il y pratiquait le cross-country et l’athlétisme.

Pour Sylvain Rousseau, la course à pied a débuté en 2011, alors qu’il souhaitait tranquillement se remettre en forme.

« Je n’avais jamais vraiment couru avant 2011 et j’ai participé à quelques compétitions. Au fil du temps, j’ai invité Sylvain à se joindre à moi. On a continuellement augmenté les distances et c’est en s’entraînant dans les pistes du Mont-Bellevue depuis deux ans que nous avons décidé de nous lancer dans l’Ultra-Trail Gaspésia », a expliqué Sylvain Rousseau.

Gaspésia ultra-trail 100 miles
Parcourir une distance de 160 kilomètres avec un dénivelé positif de plus de 4000 mètres, voilà le défi que représentait la course du 16 juin dernier qu’ont relevé avec brio les deux Sherbrookois.

Seuls cinq participants sur un total de 19 ont réussi à compléter la distance en moins de 30 heures. Sylvain Rousseau était l’aîné chez tous les participants.

« C’était la première fois que je faisais une telle distance en compétition et je voulais que ce soit avec Sylvain. Il y avait des moments où c’était tellement difficile que j’ai presque abandonné, mais je savais que je ne pouvais pas abandonner rendu à un certain point de la course » a indiqué Sylvain Gélinas.

Pour Sylvain Rousseau, l’expérience en aura été une des plus positives.

« Ça aura pris plus de 27 heures, et il n’y a pas un moment où je n’étais pas heureux de courir. Le défi était de taille et c’est quelque chose que je trouve très motivant. C’est certain que l’aspect mental est primordial, courir avec Sylvain était une motivation » a-t-il mentionné.

Les deux hommes pouvaient aussi compter sur l’apport et le soutien de leur conjointe qui s’occupaient de les approvisionner en nourriture et encouragements aux points de ravitaillements. « Elles sont restées éveillées tout le long de la course et elles nous ont offert un grand support. Elles embarquent avec nous dans notre passion », a avancé M. Gélinas.

Visiblement encore très fiers d’eux, les Sylvain se préparent maintenant à participer à La chute du Diable (80 km), le 14 juillet et le Bromont Ultra (160 km), le 6 octobre.

C’est qu’ils se sont fixé comme objectif de participer à l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), un parcours de 171 kilomètres et traversant la France, l’Italie et la Suisse.

Pour se qualifier à l’UTMB, ils doivent cumuler un total de 15 points selon les critères de l’ITRA (International Trail Running Association) en trois courses pour participer à un tirage qui pourrait les envoyer en Europe.

« D’une course à l’autre, ce sont des expériences totalement différentes. Il faut toujours s’attendre à ce que la prochaine puisse être la plus difficile à ce jour », a lancé M. Gélinas.

S’il n’est pas certain encore que les deux athlètes pourront recevoir leur laissez-passer pour l’UTMB, il n’y a pas de doute que les deux hommes y mettront les efforts nécessaires pour y arriver.

« Je cours de 110 à 150 kilomètres par semaine, surtout du jeudi au dimanche. Je vais travailler à la course les jeudis et les vendredis et chaque samedi matin je parcours entre 40 et 50 kilomètres avec Sylvain. Ça fait partie de mon quotidien », a lancé Sylvain Gélinas.

Ils n’ont pas peur de continuellement repousser leurs limites, et il y a fort à parier que l’avenir leur réserve de bons moments.

« Elles sont difficiles à atteindre les limites. Je voudrais un jour participer à un ultra-trail de 200 miles (320 kilomètres). Une fois que tu es tombé dans ce milieu, les défis sont toujours présents », a conclu M. Rousseau.