Émily Routhier, Nadia Lefebvre, et Audrey Marcoux ont pu recueillir 1200 $ auprès de leurs supporteurs réguliers pour financer leur prochain tournoi international.

Les deux handballeuses grappillent tout ce qu’elles peuvent

Audrey Marcoux et Émilie Routhier peuvent soustraire 1200 $ à leur recherche de financement pour participer aux prochains Jeux panaméricains. Les deux handballeuses ont recueilli cette somme auprès de leurs commanditaires, amis et membres de la famille, jeudi soir, lors d’une activité de financement qu’elles tenaient avec l’entraîneuse Nadia Lefebvre au pavillon Armand-Nadeau. Il reste encore beaucoup d’argent à trouver aux deux athlètes pour espérer représenter le Canada sur la scène internationale. Leur objectif étant de 4200 $.

Bien qu’elles obtiennent du financement avec des programmes tels que Sherbrooke international, Excellence sportive et quelques commanditaires, elles doivent fouiller dans leurs propres poches ou encore organiser des collectes de fonds pour parvenir à leur fin. Il reste encore beaucoup d’argent à trouver aux deux athlètes pour espérer représenter le Canada sur la scène internationale cet été. Leur objectif est de 4200 $

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« Cette compétition, pour l’équipe c’est 55 000 $. Il y a quand même tout un chemin pour se rendre. C’est pour ça qu’il est important d’avoir des partenaires. Certaines personnes pourraient avoir tendance à tout lâcher, car c’est beaucoup d’implication, tant au niveau financier que physique. Elles s’investissent corps et âme, et c’est tout en leur honneur », avance l’entraineuse de l’équipe et ancienne joueuse Nadia Lefebvre. Selon elle, les gens ont avantage à encourager financièrement les équipes sportives. « Les athlètes inspirent les gens autour d’eux. »

Cette soirée de financement suivait la sortie de l’ancien policier sherbrookois René Dubreuil qui dénonçait jeudi la politique de financement du programme canadien À nous le podium. Les deux athlètes ne sont pas éligibles au programme parce que leur sport ne représente pas un espoir de médaille. « Ce système n’est pas à jour, a répété René Dubreuil, jeudi soir. Ce n’est rien pour permettre aux joueuses de handball de gagner des médailles. Ces filles, c’est ce qu’elles souhaitent, gagner des médailles. Elles veulent d’abord se classer aux panaméricains pour pouvoir aller aux Jeux olympiques. Avant ça, elles doivent trouver le financement. Elles n’ont rien pour les aider. Alors elles doivent se concentrer à trouver de l’argent. Entre temps elles doivent aussi trouver le temps pour aller s’entrainer. C’est un non-sens », avance-t-il. 

L’ancien policier fait également une comparaison avec le hockey. Selon lui, l’équipe de hockey qui représente le Canada aux Jeux est constituée de joueurs de la ligue nationale qui gagnent des millions. « Ces joueurs, en plus, reçoivent du financement du programme », affirme-t-il en précisant qu’il souhaite simplement que la répartition du financement soit plus équitable. 

« C’est un cercle vicieux, nous avons moins le temps de pratiquer puisque nous devons chercher du financement. Donc moins le temps de pratiquer pour gagner des médailles », confirme Émily Routhier.