Stéphane Julien se concentre uniquement sur l’aspect hockey.
Stéphane Julien se concentre uniquement sur l’aspect hockey.

Les cinq dossiers chauds du Phoenix

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Si le sujet des gradins vides dans le junior majeur se trouvait sur les lèvres de tous les amateurs, bien d’autres dossiers reposent aussi sur le bureau des dirigeants du Phoenix de Sherbrooke. La COVID-19 continue d’être le sujet de discussions numéro 1 sur la planète LHJMQ, mais l’aspect hockey demeure la priorité de Stéphane Julien, qui se prépare à accueillir 34 joueurs à l’ouverture du camp d’entraînement, le 30 août.

Pas à l’abri de la COVID-19

Dire que la pandémie de la COVID-19 a compliqué la relance des activités du junior majeur serait un euphémisme. La COVID-19 aura changé bien des choses, rendant cette prochaine saison de la LHJMQ bien différente à plusieurs points de vue.

« On sera très stricts lors du camp d’entraînement en ce qui concerne les mesures adoptées pour éviter les cas de COVID-19. Ça prendra un engagement de tout le monde », estime l’entraîneur-chef du Phoenix, Stéphane Julien, nouvellement nommé directeur général afin de prendre la relève de Jocelyn Thibault. 

Le retour des joueurs au Palais des sports coïncide avec la rentrée des classes. 

« On n’a pas le luxe de la LNH en installant nos joueurs dans des bulles. Plusieurs retrouveront bientôt leur famille de pension. Les enfants de ces familles retourneront à l’école. La possibilité que nos joueurs soient bien plus exposés au virus sera plus grande, mais de notre côté, on fera évidemment tout pour éviter les cas de COVID-19 », avance l’entraîneur. 

Et s’il y a des cas dans l’entourage du Phoenix, comme chez les joueurs?

« Ça peut arriver. On n’est pas à l’abri, mais il ne faudra pas paniquer avec ça. On accueille beaucoup moins de joueurs au camp, il n’y a pas nécessairement de restriction concernant le nombre de joueurs sur la glace ou la division des groupes. On sera tous ensemble, mais on n’a pas l’intention d’éterniser ça. »

Des coupures dans les premiers jours

Le Phoenix de Sherbrooke a déjà accueilli plus de 50 joueurs à son camp dans le passé. Cette fois, l’entraîneur a dû se contenter de lancer 34 invitations et la présence de chacun de ces joueurs sera déterminante, puisque de chaudes luttes sont à prévoir une fois rendu au fil d’arrivée.

Tel qu’annoncé lundi, le premier match préparatoire aura lieu aussi tôt que le 1er septembre face aux Voltigeurs à Drummondville. Ces derniers seront au Palais de sports le 3 septembre. La série de six parties préparatoires prendra fin le 26 septembre contre l’Armada à Sherbrooke. Le début de saison est prévu le 1er octobre.

« Tous ceux qui se présentent ont une chance de faire l’équipe, indique Stéphane Julien. Notre noyau de joueurs est très fort. Il nous reste toutefois beaucoup de postes à combler. Nos recrues ont une belle occasion devant elles. On a deux ou trois places disponibles en défensive, trois à l’attaque et une devant les buts. »

On peut imaginer que les défenseurs Adam Emery (5e ronde 2019), Zachary Lessard (2e ronde 2020) et Carl-Étienne Michel (3e ronde 2020) attireront l’attention des entraîneurs en début de camp, tout comme Christopher Rondeau (5e ronde 2020).

Jasmin Simon sera quant à lui à surveiller pour le poste d’adjoint à Samuel Hlavaj.

À l’attaque, Jérémy Simard (4e ronde 2019), Jaheem Lagacé-Aurelien (10e ronde 2019), Ludovic Harrisson (12e ronde 2019) et Xavier Labbé (4e ronde 2020) se battront pour l’un des postes du 4e trio. 

Hlavaj, Grishin et Kreutzer

Pas facile de rapatrier des joueurs américains, russes ou européens. Mais si Stéphane Julien avait un vieux deux à gager sur le premier joueur international du Phoenix à se présenter au Canada, il miserait sur son gardien Samuel Hlavaj.

« Samuel n’a pas besoin de visa et pourrait prendre l’avion d’un jour à l’autre, informe Stéphane Julien. Le seul problème, c’est que des joueurs européens ont tenté de prendre l’avion récemment et ils ont été freinés aux douanes. Ils n’ont pas pu grimper dans l’avion. La Ligue nous aide là-dedans. Elle a sûrement pris la peine de voir comment la LNH avait réussi à ramener ses joueurs. »

Le gardien étoile, l’attaquant recrue et le vétéran défenseur seront présents. Mais quand?

« Il y a eu beaucoup de changements dans les documents et les protocoles de retour récemment. C’est plus compliqué pour Gregory Kreutzer puisque les frontières ont été fermées jusqu’au 21 septembre. Pour ce qui est de Grishin, la Russie a une énorme pile de dossiers à régler depuis qu’elle a recommencé à délivrer des visas. »

La présence de Samuel Poulin

Bonne nouvelle pour la formation sherbrookoise : contrairement à Alexis Lafrenière, Samuel Poulin se rapportera à son équipe junior le 30 août. 

« Sam sera au camp. Il n’y a aucun problème dans son cas », assure Stéphane Julien.

Reste à savoir maintenant s’il disputera toute la saison avec le Phœnix de Sherbrooke, puisque Samuel Poulin a plutôt bien fait au camp des Penguins de Pittsburgh avant le début de la phase de qualification pour les séries. Le premier choix des Penguins en 2019 a été l’un des derniers joueurs retranchés. 

Les matchs entre rivaux de division

Jouer toujours contre les mêmes cinq équipes de sa division lors des 60 parties de la saison 2020-2021 ne plaît pas à tout le monde. 

« Il y en a qui sont mécontents. Mais est-ce que l’on veut jouer ou pas? Jouer 12 fois contre la même équipe, c’est un compromis à faire. C’est mieux que de rester chez nous », pense Stéphane Julien. 

Cela signifie que le Phœnix affrontera régulièrement les Voltigeurs, les Olympiques de Gatineau et l’Armada de Blainville-Boisbriand en plus de peut-être effectuer six voyages en Abitibi pour se mesurer aux Huskies de Rouyn-Noranda et surtout, aux Foreurs de Val-d’Or, qui seront redoutables.