Les Chèvres de montagne ont vite fait de piquer la curiosité des femmes qui sont nombreuses à adhérer au club.

Les Chèvres de Montagne ou l’activité sportive au féminin

La communauté des filles en plein air a maintenant un nom, une image : les Chèvres de montagne. Partir à l’aventure au cœur de la nature entre filles pour du plaisir accru à chaque sortie, transmettre des connaissances, le contact humain, le partage entre passionnées du sport, voilà en quelques mots la philosophie des Chèvres de montagne, un club qui connaît une expansion rapide dans plusieurs régions du Québec, dont l’Estrie.

L’histoire des Chèvres de montagne prend racine il y a trois ans à Québec. Maryse Paquette en est la fondatrice. Le club réservé à une clientèle féminine fait ensuite une percée en Estrie avec Pascale Vézina comme directrice régionale. Les Laurentides, la Mauricie et Montréal sont d’autres régions où le club sont de plus en plus présentes.

« L’idée de base était de regrouper des femmes passionnées pour qui jouer dehors était une priorité. Ensuite, les faire bouger en leur permettant de découvrir des sports et des grands espaces dans la nature à travers une structure bien organisée qui inspire confiance. L’importance de s’amuser a toujours fait partie de notre philosophie », explique Pascale Vézina.

Les Chèvres de montagne ont vite fait de piquer la curiosité des femmes qui sont nombreuses à adhérer au club.

« On a gardé les mêmes objectifs, mais c’est aussi devenu un club qui met en valeur le dépassement de soi alors que les membres sortent de leur zone de confort en s’initiant régulièrement à de nouvelles disciplines, d’enchaîner Vézina. On favorise aussi l’estime de soi, l’esprit de groupe. Socialiser, c’est important dans la communauté des Chèvres. »

Un menu rempli

Impossible de s’enfoncer dans la routine avec les Chèvres de montagne qui bougent aux quatre coins du Québec sur terre, dans l’eau et sur la neige avec des activités comme le camping d’hiver, le canot, la course, l’escalade, le kite surf, la pêche, la planche à neige, la randonnée, la raquette, le ski touring, le ski de fond, le vélo, le stand up padle ou si vous préférez la planche à rame. Il y a aussi des sorties mensuelles qui sont organisées de même que des voyages à l’extérieur comme celui prévu en Californie au mois d’avril où le vélo de montagne sera à l’honneur.

Comme des filles actives doivent aussi bien s’alimenter, on leur propose même des idées recettes plein air qui leur seront très utiles lors de leurs aventures.

« Des activités trippantes pour des filles qui n’ont pas froid aux yeux et qui sont prêtes à repousser leurs limites. Ça peut être lors d’un 5 à 7, une journée ou un week-end », mentionne Pascale Vézina tout en précisant que les participantes ne sont jamais laissées à elles-mêmes dans leur quête de nouvelles passions.

« Notre champ d’action est large et on ne veut rien négliger pour permettre aux filles, soit de progresser ou simplement de toucher une nouvelle activité de plein air. On s’assure donc d’avoir des personnes spécialisées pour leur enseigner ce dont elles ont besoin pour se sentir en sécurité et avoir du plaisir. Nos participantes reçoivent toujours une formation de base. Un bon encadrement est essentiel et on ne ménage rien sur ce plan », soutient Pascale Vézina.

Néophyte ou experte, vous êtes âgée d’au moins 18 ans, les Chèvres de montagne sont prêtes à vous accueillir si vous êtes une passionnée du plein air. L’abonnement annuel est seulement de 50 $. On peut consulter le site
www.leschevresdemontagne.com pour tous les détails.

Nouer des liens en faisant du sport

Adepte de plein air, Nathalie Bérard a rapidement été séduite par les Chèvres de montagne. C’est un peu par hasard qu’elle a appris l’existence des Chèvres en se promenant sur Internet il y a deux ans. « Je commençais à m’équiper pour le ski touring à l’époque et j’ai convenu que ce serait peut-être une bonne idée d’aller voir comment ça se passait. Leur philosophie, leurs valeurs me rejoignaient. Je ne m’étais pas trompée. C’est encore mieux que ce que je pensais », fait-elle valoir.

Participer à une des activités est du pur bonheur pour la Sherbrookoise. Je me suis sentie acceptée et complètement à l’aise dès le départ. Les responsables sont de bonnes vivantes, toujours positives. Expertes ou débutantes, elles sont à notre écoute... »

Nathalie Bérard est impressionnée par la qualité des personnes ressources qui viennent initier et conseiller les participantes. 

« Nous sommes prises en charge de façon professionnelle. On respecte notre rythme, notre capacité d’apprentissage et en bout de ligne ça fait en sorte qu’on se découvre de nouvelles aptitudes pour des sports qui nous semblaient inaccessibles. Je ne connais pas beaucoup de femmes qui s’adonnent à la pêche à la mouche, mais croyez-le ou non, grâce aux Chèvres il y a plein de femmes qui en viennent à se débrouiller. Il n’y a rien d’impossible. »

« Il y a du temps entre les activités pour relaxer et échanger entre amies ou avec des nouvelles connaissances. On profite de chaque moment », prétend celle qui participera justement en fin de semaine à une activité de cette communauté aux monts Chic-Chocs. « Je m’y rends seule pour une sortie en ski touring. Il y a avait une activité identique vendredi à Orford, mais j’ai décidé de me rendre en Gaspésie. Dans mon entourage on est surpris que je m’y rende seule, sans accompagnatrice (...) Avec elles, tu n’es jamais considérée comme une étrangère. Je vais nouer des liens rapidement tout en pratiquant un sport que j’adore. C’est le meilleur des deux mondes. » Jean-Guy Rancourt