Les Carabins débordent de confiance

Mine de rien, les Carabins de l'Université de Montréal ont non seulement conclu leur saison régulière 2014 avec une victoire contre le Rouge et Or de l'Université Laval, mais ce gain représentait une septième victoire consécutive pour les Montréalais.
Après leur revers contre Québec lors du match inaugural cette saison, les Carabins ont remporté tous leurs matchs. On le comprendra, les joueurs de l'entraîneur-chef Danny Maciocia sont gonflés à bloc en prévision du match de demi-finale du football universitaire québécois, ce samedi sur leur terrain synthétique du CEPSUM, face au Vert & Or de l'Université de Sherbrooke.
Car on ne se le cachera pas, il y a une grande rivalité entre les deux programmes de football. Une rivalité qui a produit, au cours des dernières années, les meilleurs affrontements du football universitaire.
« Oui, il y a une bonne rivalité entre les deux équipes, non seulement sur le terrain, mais aussi pour le recrutement des meilleurs joueurs de foot québécois. Le Vert & Or est très bien dirigé et il peut compter sur l'un des meilleurs quarts en Jérémi Roch », a d'abord plaidé Maciocia.
Si les Carabins ont eu le dessus sur le Vert & Or lors des derniers affrontements en saison régulière (quatre victoires et une défaite depuis 2012), ils ont perdu le seul duel éliminatoire disputé entre les deux équipes lors de la même période de temps, en 2012, une défaite de 42-24 avalée à Montréal devant leurs partisans.
« Il y a encore beaucoup de joueurs de cette année qui ont vécu cette défaite, mais je dirais que plus de la moitié de nos gars ont à l'époque regardé le match à la télévision. On n'a pas nécessairement cette défaite en tête pour notre préparation », a précisé M. Maciocia.
« Une équipe sans complexe »
« Le Vert & Or est une équipe sans complexe qui va tout donner pour la victoire. J'ai remarqué que physiquement, cette saison, c'est une équipe qui s'impose. » Et la préparation des Carabins n'aura rien de sorcier cette semaine, a confirmé l'ancien coach et DG des Eskimos d'Edmonton, à sa quatrième année à Montréal.
« On ne change rien, on ne fait pas plus de vidéos, on garde le même rythme depuis deux mois, la même attitude. Ça fonctionne, alors on poursuit dans la même veine. On veut simplifier la préparation afin que les gars n'aient que le jeu présent en tête. »
Toujours avec l'une des meilleures défensives au pays à titre d'arme principale, avec Byron Archambault comme figure de proue (il a d'ailleurs été nommé joueur défensif RSEQ pour la dernière semaine de jeu), les Carabins peuvent désormais sortir l'artillerie lourde en attaque.
L'émergence du quart Gabriel Cousineau et la stabilité du receveur de passes et retourneur Mickaël Davidson, font de l'attaque des Bleus une menace moins prévisible que par les années passées (271 points marqués en huit matchs, 2e meilleure attaque au Québec). « On doit jouer à notre niveau et être agressif des deux côtés du ballon. Il faudra aussi limiter les dégâts causés par leur offensive; ils vont faire des jeux, c'est certain. »
Après tant d'attentes, et avec la victoire contre Québec la semaine dernière, à l'aube des séries éliminatoires, est-ce enfin l'année des Carabins?
« Je ne sais pas, il est un peu tôt pour parler de ça, on verra. Ce que je sais, c'est que la chimie est excellente, une chimie qu'on voit rarement, et que tout le monde travaille bien. On s'en reparlera dans quelques semaines! »