Olivier Picard, Olivier Adam, Jacob Dion, Jérémy Lapointe, Isaac Belliveau, Karl Vaillancourt et Jesus Ntakarutimana, sont les sept vétérans à avoir remporté la Coupe Jimmy-Ferrari pour une deuxième année de suite.

Les Cantos réécrivent leur histoire

L’édition 2018-19 des Cantonniers de Magog a souligné à sa façon son quarantième anniversaire en devenant la première équipe dans l’histoire de la concession a remporté la Coupe Jimmy-Ferrari deux années de suite.

Au total, ce sont sept joueurs de l’édition de l’an dernier qui ont répété l’exploit cette saison d’être sacrés monarques dans le Circuit Lévesque.

Le capitaine Jacob Dion, Olivier Picard, Jesus Ntakarutimana, le gardien Olivier Adam, Isaac Belliveau, Jérémy Lapointe, Karl Vaillancourt feront maintenant partie de la petite histoire des Cantonniers et ils joueront assurément un rôle de premier plan lors de la Coupe Telus, du 22 au 28 avril à Thunder Bay en Ontario.

«On avait tellement une bonne chimie d’équipe, comme l’an passé en fait, alors ça se ressemble un peu. Gagner deux fois en prolongation, quand la rondelle entre, tu oublies tout le reste, tu es juste tellement content. On s’est fait marquer en fin de période, en troisième, ça nous a coupé un peu les jambes, mais l’expérience acquise l’an passé nous a aidés», a dit le capitaine Dion.

«C’est fantastique cette année aussi, pour la deuxième année de suite c’est encore plus incroyable. En fin de match, même s’ils ont marqué pour égaler le score à 3-3, on est restés focus, on n’a pas lâché, on a suivi le plan de match et ça a finit par payer. On avait une bonne chimie, vraiment. On n’avait pas la même équipe que l’an passé, mais c’était hot.»

«C’est extraordinaire, sérieux, gagner deux coupes en deux ans, les deux fois gagner en finale en quatre matchs, et aussi en prolongation, c’est presque pas possible. Ce sont des émotions fantastiques, tant l’an passé que cette année, c’est malade!», a dit le défenseur Belliveau.

«On a joué le genre de match qu’on voulait. Oui, c’est pas évident de se faire marquer le but égalisateur en fin de match, mais on était quand même confortablement en avance dans la série, c’était eux qui avait la pression et pas nous.»

De l’adversité

«L’an passé, on voulait gagner, car ça faisait 18 ans que Magog n’avait pas gagné le titre de champions, mais là, on voulait gagner la Coupe Jimmy-Ferrari pour retourner à la Coupe Telus, pour que les jeunes puissent vivre aussi cette expérience-là. Ce fut mon meilleur tournoi à vie et je voulais y retourner», a indiqué Jesus Ntakarutimana, qui a joué un rôle important sur le troisième trio de l’équipe.

«On a tous mis la main à la pâte, on avait un groupe soudé, juste à voir comment on célèbre, on voit comment on s’apprécie. On a quand même vécu de l’adversité lors de ces séries, mais on a été capables de se regrouper rapidement. Comme lorsque les Lions ont créé l’égalité en fin de match; ça nous a coupé un peu les jambes, mais il y a tellement de caractère dans cette chambre-là, qu’on s’est dit qu’il fallait en finir au plus vite, on ne voulait pas laisser aux Lions de revenir dans cette série.»

Le gardien Oliver Adam a été une fois de plus très avare, lors de cette ultime rencontre. Il a remporté 12 victoires en 14 matchs, il a présenté une moyenne de buts alloués de 1,33 et un pourcentage d’efficacité de 0,949.  

Si l’an passé il a regardé Rémi Poirier remporter le dernier match, c’était à son tour, jeudi soir.

«C’est un soulagement encore une fois. Ça vient récompenser beaucoup d’efforts, encore une fois en prolongation, lors du dernier match. L’expérience acquise permet aux gars de garder leur sang-froid dans les moments importants. J’ai vu devant moi une équipe avec beaucoup de coeur, dévouée, qui ne laisse presque pas de chances de marquer à l’adversaire, une équipe complète», a indiqué Adam.

Alexandre Doucet a connu des séries éliminatoires de rêve, et il a été nommé le joueur le plus utile des séries éliminatoires 2019. Il est accompagné de Yannick Lévesque, président du circuit, et de Jeannot Gilbert, vp Hockey Québec

Des séries de rêve pour Alexandre Doucet

Avec 21 buts en 15 matchs, dont 13 buts inscrits en avantage numérique, Alexandre Doucet a connu des séries éliminatoires de rêve.

Il a donc sans surprise hérité du titre de joueur le plus utile lors des séries 2019.

«C’est un peu un rêve, tout fonctionnait bien, je suis très content qu’on ait gagné la Coupe», a-t-il dit.

Celui qui jouait midget espoir l’an dernier et qui a joint les Cantonniers comme joueur affilié, vit ce deuxième sacre différemment.

«J’ai vécu ça bien différemment, mon rôle n’était pas le même, et je suis très heureux d’avoir pu contribuer de la sorte. Je réalise un peu tout ce qui m’est arrivé, mais je crois que ce sera davantage quand je serai plus vieux que je vais voir ça un peu plus gros.

Goyens : « un parcours incroyable »

Même si les Lions du Lac-Saint-Louis se sont inclinés en quatre matchs en finale de la Coupe Jimmy-Ferrari, ils ont tout de même connu un parcours éliminatoire très solide, ayant éliminé tour à tour le Collège Esther-Blondin, les Estacades de Trois-Rivières et surtout, les Chevaliers de Lévis, en demi-finale, cette équipe qui n’a perdu qu’un seul match en saison régulière.

« Ce fut un parcours incroyable, mais j’ai mal pour les joueurs. On est le même groupe qui gère cette organisation depuis 15 ans, et moi ça fait 10 ans que je dirige, et c’était ma cinquième finale. Le plan était, avant les fêtes, de jeter les fondations de l’équipe qu’on voulait être, malgré les 200 matchs ratés à cause des blessures et deux joueurs blessés pour l’année. On a vécu beaucoup d’adversité », a mentionné l’entraîneur-chef Jon Goyens.

« Toute notre préparation était alignée afin qu’on soit fins prêts pour les séries, qu’on joue à la hauteur de notre préparation. »

« Contre Lévis, ce fut une série émotive et physique. On a gagné le dernier match en prolongation, on a eu à peine le temps de se reposer qu’on prenait la route vers Magog, à bord d’un autobus qui est tombé en panne pendant deux heures! C’était des choses qu’on ne pouvait pas inventer! »

« Les pointages des quatre matchs en finale nous montrent que ce fut serré à chaque instant; deux matchs qui se terminent en prolongation, un match de 2-1 et un autre match à 3-3 en commençant la troisième période. On connaissait très bien Magog, leur style de jeu, leur constance. Ils jouent un style rapide et lourd, ils sont durs à affronter. Pas qu’ils frappent tant que ça, mais ils sont solides. »

La perte du capitaine des Lions Christopher Duchesne, blessé en première période et qui n’est pas revenu, a eu son impact, confirme Jon Goyens.

« C’est notre ‘‘Rudy’’ à nous, à 5’5’’ et 140 livres, c’est lui qui a éliminé Lévis en marquant en prolongation, un gars outsider considéré trop petit, mais le gars qui a établi le niveau de caractère que ça prend pour être sur notre équipe. C’est pour ça que je suis triste pour les gars, que ça se finisse comme ça. C’est pas facile de perdre, à la toute fin. »