Avec leurs exploits des dernières années, les Cantonniers sont devenus une référence au sein du hockey québécois.

Les Cantos, la fierté d’une région

COMMENTAIRES - C’est pratiquement irréel! Lorsque les Cantonniers de Magog ont rapatrié la coupe Jimmy-Ferrari en 2018, cela mettait fin à une disette de 18 ans. Bon, on se doutait bien que l’attente serait moins longue pour revoir les Magogois dans le cercle des champions, mais voilà, les Cantonniers viennent de refaire le coup, un an plus tard, jour pour jour.

C’est rarissime dans la Ligue midget AAA du Québec, surtout depuis qu’il y a 15 équipes. On parle davantage de cycle de deux ans dans le circuit Lévesque. Mais j’attire votre attention sur les réalisations des Cantonniers sous le règne de Félix Potvin depuis quatre ans : trois présences en finale; deux conquêtes de la coupe Jimmy-Ferrari; un championnat de saison régulière au classement général; deux titres de division et une médaille d’argent à la coupe Telus. On commence à parler de dynastie ici les amis. On s’énerve pour beaucoup moins ailleurs. Je ne veux pas discréditer aucune autre organisation, mais les Cantonniers de Magog sont devenus une référence en termes de succès et de modèle. Une fierté régionale, n’ayons pas peur du qualificatif.

Une année exceptionnelle

Il y a un an, tous étaient estomaqués des succès des Cantonniers du fait qu’ils formaient l’équipe la plus jeune du circuit. Cette saison, je me risquerais à dire que la coupe Jimmy-Ferrari n’a pas été plus facile à conserver même si l’équipe était plus mature, plus physique, légèrement plus âgée. Au contraire. On voulait se farcir les champions en titre et il y avait les Chevaliers de Lévis, ces Chevaliers que les médias du Québec ont essayé de nous vendre comme la meilleure formation de l’histoire de la ligue. Il fallait quand même patienter un peu.

On ne pourra jamais enlever ce que les Chevaliers ont réalisé en saison régulière. C’est même du jamais vu. Bravo! Mais pendant ce temps, les Cantonniers se préparaient pour le grand affrontement sans être sous les réflecteurs de la rampe. Un premier signal a été donné en janvier lorsque les adolescents de Félix Potvin sont allés vaincre Lévis sur leur propre glace pour leur faire subir leur premier et seul revers de la saison.

Chez les Cantonniers, le travail n’était pas terminé. Lorsque les joueurs ont appris qu’ils se mesureraient aux Lions du Lac St-Louis en finale, la plupart d’entre eux ont affiché une courte déception car selon leurs propres dires, ils voulaient croiser le fer avec l’équipe qui avait été la meilleure en saison régulière. Or, les Lions du Lac St-Louis en avaient décidé autrement et ils ont causé la surprise de l’année en éliminant les Lévisiens.

Le boss

On connaît la suite et les Lions ont frappé un mur devant les Cantonniers. Vaincre en quatre parties l’équipe qui avait causé l’élimination des Chevaliers de Lévis envoie un message sans équivoque : personne ne pouvait toucher aux Cantonniers dans les séries. Le boss de la ligue loge bel et bien à Magog, nulle part ailleurs. Et je vous rappelle chers lecteurs que les Cantonniers avaient perdu les services de Marshall Lessard aux Fêtes lorsque les Foreurs de Val d’Or l’ont rappelé pour compléter la saison avec eux. 

Félix Potvin sait tellement bien jouer ses cartes que la perte de Lessard n’a jamais paru. C’est vous dire la profondeur de l’équipe. Il y a des joueurs dans cette formation qui n’ont pas marqué un seul but dans ces séries. Ils n’ont pas été moins importants que les Doucet, Roy, Robidas, Dion, Belliveau et compagnie.

Savez-vous quoi? On aurait dû inviter les équipes de hockey mineur pour assister aux joutes des Cantonniers dans les séries. Il n’y avait pas de meilleure clinique pour apprendre à jouer en unité de cinq.

On dirait bien que la gloire s’accroche à la formation magogoise. On a ce qu’on mérite.