Les Cantonniers malmenés

Les Grenadiers, une équipe en mission. Voilà ce qui est affiché dans la porte du vestiaire de l'équipe de Châteauguay. Les Cantonniers de Magog l'ont appris à leurs dépens dimanche devant tout près de 800 spectateurs médusés, peu habitués à voir leurs favoris se faire malmener de la sorte. Défaits 6-3, les Cantonniers tirent maintenant de l'arrière 0-2 dans cette demi-finale quatre de sept qui se transporte à Châteauguay pour les deux prochaines rencontres.
On assiste depuis le début de cette série à une domination totale de l'offensive sur la défensive. La meilleure attaque de la ligue (Châteauguay) est en voie de tailler en pièces la meilleure défensive de la ligue (Magog).
«Nous ne sommes pas des lâcheurs et on va se présenter à Châteauguay la tête haute, prêt pour le combat.»
Même pas besoin d'inonder le filet adverse de lancers. 23 lancers ont suffi aux Grenadiers pour faire bouger les cordages du filet derrière Pier-Luc Bouchard à six reprises. Un but aux quatre lancers, dans un autre sport on qualifierait ça une bonne moyenne au bâton.
Les Cantonniers ont répliqué avec 33 tirs au but, mais on ne parle pas du tout de la même qualité de lancers.
Les Grenadiers alignent six marqueurs de 15 buts et plus, les Cantonniers aucun. Ça ne peut être plus évident depuis le début de la série que les marqueurs naturels des Grenadiers font mal paraître la défensive magogoise et les gardiens. La moindre bévue ou mauvaise décision et le caoutchouc noir termine sa route dans le fond du filet magogois.
Cinq minutes
Cantonniers et Grenadiers se livraient une chaude lutte jusqu'à la 15e minute du deuxième vingt. Les visiteurs avaient provoqué l'égalité au début de la cette période sur un tir de pénalité. Tout a basculé pour les locaux à compter de la 15e minute de cet engagement lorsque les Grenadiers ont ajouté deux buts pour retraiter au vestiaire après 40 minutes avec une avance de deux buts.
Gonflés à bloc par ces deux buts rapides, les Grenadiers ont à nouveau frappé à la vitesse de l'éclair dès la reprise du jeu en portant le pointage 5-1 en moins de quatre minutes.
«Je n'étais pas très heureux après le premier tiers. Disons que vous avez vu le vrai visage de notre équipe à compter de la deuxième période, a confié Bruce Richardson, pilote des gagnants. Maintenant, il faut oublier ces deux victoires et se concentrer sur le match à venir. Un quatre de sept, c'est long.»
«Tout s'est joué en six ou sept minutes, d'expliquer Félix Potvin. On commet des erreurs inhabituelles et Châteauguay en profite presque chaque fois. Nous ne sommes pas des lâcheurs et on va se présenter à Châteauguay la tête haute, prêt pour le combat.»